VAMPIRES' KINGDOM
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Dewi Amuna, la Rajakumari du Raja

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Dewi Amuna
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MessageSujet: Dewi Amuna, la Rajakumari du Raja Sam 5 Jan 2019 - 1:39



Dewi Amuna


I'm untouchable darkness, a dirty black river to get you through this. In the mouth of madness, down in the darkness


Nom : Amuna
Prénom : Dewi
Date de naissance humaine : 15 juillet 1378
Date de naissance vampirique : 3 octobre 1408
Age vampirique : 650 ans
Situation familiale : Célibataire
Orientation sexuelle : Aucune
Particularités : Seconde Infante de Guntur
Qualités : Téméraire – courageuse - séductrice
Défauts : Jalouse – égocentrique - hautaine
Groupe : Vampire
Puissance choisie : ○ Rajastant
Avatar :  DIAN SASTROWARDOYO

Vos pouvoirs
Miroir : Dewi peut prendre l'apparence de quelqu'un d'autre, humain, dévot ou vampire. Elle peut copier l'apparence, la voix et même l'odeur de la personne dont elle prend la forme. Et si par exemple elle copie un humain elle peut donner la sensation de la chaleur de la peau, des battements de son cœur .  Elle a toute fois besoin d'un modèle pour créer. La supercherie passe inaperçue pour les humains et dévots. En revanche elle ne parviendra qu'avec difficulté à duper un vampire plus vieux et cela nécessitera une extrême concentration de sa part.

Noirceur : Dewi peut créer une atmosphère totalement noire capable de la dissimuler totalement aux yeux de tous. Elle peut éventuellement agrandir cet espace pour y faire pénétrer une personne supplémentaire mais pas plus.

Caractère


Tout le monde a déjà entendu cette histoire, l'histoire de la princesse qui était plus compliqué que ce dont elle avait l'air et il fallait l'avouer, Dewi n'avait rien à voir avec ces femmes-là. Non, la Rajakumari était exactement ce qu'elle semblait être, égocentrique au point de ne jamais voir ce qu'elle faisait de mal et de penser que tous ceux qui l'entourait était bourré de défaut par rapport à elle, tous sauf son soleil bien entendu. Si cela était tout, mais non, bien sûr que non, difficile d'être une princesse, il est facile de tout avoir, mais encore plus dure de tout garder.

Pour Dewi c'était simple, elle voulait ce qu'elle n'avait pas et ne supportait pas qu'on touche à ce qu'elle avait. En soi, elle était simplement jalouse et cela n'était pas facile à gérer pour ceux qui l'entouraient. Regarder l'homme à qui elle faisait de l'oeil était bien souvent une raison suffisante pour l'agacer et si celui-ci avait le malheur de rendre le regard, c'était fini. Il n'en fallait vraiment pas beaucoup et c'était encore pire lorsqu'il était question de sa sœur. Si elle avait une chose qu'elle n'avait pas, elle faisait tout pour l'avoir, quitte à le voler si c'était le seul moyen. Bien souvent pourtant, sa jalousie n'avait rien de fonder, elle était simplement ainsi et se fichait bien dans le fond d'avoir raison ou non, seul importait ce qu'elle ressentait.

On pourrait croire qu'avec un sale caractère pareil il était difficile de rallonger l'addition et pourtant c'était le cas. Si certains de ces défauts n'étaient pas évidents  à remarquer, un regard suffisait à repérer le dernier d'entre eux et pas le moindre. Que cela soit dans sa façon de parler, de regarder, de marcher, elle était hautaine au point de marcher comme si le sol sous ses pieds lui appartenait. Cependant, il était bien difficile de la blâmer pour cela, après tout le sol sous ses pieds lui appartenait vraiment, tout comme presque tout, voir tout ce sur quoi ses yeux se portaient. Certes, ce n'était pas directement à elle, mais qui oserait faire remarquer la différence ? Surtout une femme qui en avait fait enfermer pour bien moins que cela, mais au-delà de ses défauts, elle n'était pas un monstre, loin de là. Dewi ne prenait aucun plaisir à la torture, au malheur, elle voulait son plaisir, pensait à elle et son père avant tout, mais c'était aussi sa force. Pour maintenir son niveau de confort, l'autorité presque divine qu'elle disposait, elle devait pour cela faire en sorte que sa nation demeurât forte et inébranlable.

Il était facile de mettre ses défauts en avant, bien qu'ils n'étaient pas forcément connus de tous, c'était en réalité tout l'inverse, il fallait l'avoir rencontré  pour le savoir et la connaître. Qu'une princesse regarde les gens de haut n'avait rien d'étonnant et le reste n'était pas vraiment une chose qui était abordée à tout va, qui oserait ? Comme une pièce de monnaie, Dewi aussi avait deux faces opposées, si elle avait ses défauts, elle avait aussi ses qualités et le meilleur de tous étaient sa témérité. Que cela soit pour les études où les mettre en pratique, elle ne lâchait jamais rien en cours de route et allait au bout des choses. Elle pouvait se plaindre, râler un bon coup, mais n'arrêtait pas pour autant et il était souvent très mal perçu d'insinuer qu'elle allait abandonner. Oui, elle était une battante, malgré son comportement qui pouvait donner l'impression du contraire, sa vie était loin d'être facile, enfin, à sa manière et il était certain que si elle n'était pas l'infant de Guntur qu'elle aurait fini à la rue. Elle était capable de beaucoup lorsqu'elle voyait les bénéfices à la clef, mais heureusement pour elle, Dewi se croyait tellement supérieur aux autres que finalement elle faisait tout pour l'être vraiment. Cette propre vision d'elle-même était au final ce qui la rendait forte.

Bien qu'elle enviait sa sœur adorée, qu'elle se disait moins belle que la grande Lestari, il n'en était finalement rien. Dewi était magnifique et elle ne se gênait pas pour user de ses charmes pour atteindre ce qu'elle désirait. Une séductrice en puissance, capable de pousser n'importe qui à faire ce qu'elle voulait, usant de son corps et ses manières pour y parvenir. Cependant, malgré cette facette d'elle-même, personne ne parvenait à la toucher, elle n'avait pas besoin de donner un avant-goût, pourquoi donc donner de sa personne lorsque son sourire était suffisant pour donner la force de déplacer une montagne. Tel un félin elle se déhanchait, tel un serpent elle se faufilait et telle une chatte elle miaulait. Pourtant, jamais plus ne lui avait été utile pour disposer de sa cible.

Puis arrivait celui qu'on ne s'attendait pas à découvrir, Dewi était courageuse, la peur ne la bloquait jamais, jamais elle se disait que cela était trop dangereux, non au grand jamais et cela au grand drame de ceux devant la protéger. Capable de se mettre en danger à cause de sa force intérieure, mais aussi capable de protéger grâce à elle. Le courage n'était pas celui qu'on voyait facilement, car son rôle n'était pas d'en avoir, elle ne devait pas en avoir besoin, pourtant elle l'était. Si elle n'avait pas besoin d'en avoir recours  souvent, elle était tout de même fière d'être capable d'avancer sans hésitation vers l'inconnu.

Au-delà des défauts et des qualités, la Princesse était une vampire intelligente, forte et sûre d'elle. À cela s'ajoutait son amour pour son père, cet amour proche de la dévotion, pouvant même faire rougir le dévot le plus fidèle et l'épouse la plus aimante. Il existait un proverbe, bien qu'elle ressemblait plus à une question, celle-ci était simple :

- Si on te demandait de sauter d'une falaise, le ferais-tu ?

Eh bien, si la plupart des gens se contenteraient de rire à cette question, Dewi répondrait que oui, si tel était le souhait de son soleil. Il lui avait tout donné et était tout pour elle. Il était même plus que cela, ce n'était pas de la reconnaissance, elle ne saurait mettre de mot sur ce qui l'animait en le regardant. C'était peut-être pour cela qu'aucun ne pouvait la toucher sans se voir couper la main, le seul ayant ce droit étant finalement son père et éventuellement, Kohei à qui son père accordait toute confiance. Au final, pour Dewi son prénom signifiant déesse était bien plus qu'un simple prénom, c'était un fait et être avec elle était un privilège. Comment lui lancer la pierre, n'était-ce pas ce qu'on attendait de la fille du Maharaja ?


Physique


Dewi est une femme très belle et elle le sait. Elle n'hésite pas à s'en servir rendant son sourire charmeur et ses yeux enjôleurs. Sans surprise elle a hérité de ses origines asiatiques de jolis yeux noirs en amande et d'épais cheveux noirs. Son visage décrit un joli ovale et ses lèvres souvent maquillées de rouge sont charnues et pulpeuses.

Niveau look, même si elle affectionne les riches tenues chatoyantes traditionnelles elle se montre à la pointe de la mode moderne.

C'est une femme petite pour l'époque moderne (à peine 1,60 m) mais elle a un corps fin et harmonieux. Durant son enfance et son adolescence elle a été rompue aux arts martiaux ou encore à l'équitation et même à la danse. Elle s'est construit un corps athlétique qui s'est enrichi de délicates formes féminines arrivées à l'âge adulte.

crackle bones




Derrière l'écran
Pseudo : Pommadapic.
Âge : 26 ans.
Mots de passe du règlement :
Fréquence de connexion : Presque constamment.
Inventé ou scénario : scénario
Commentaires : Ange doit pas me punir pour le pavé.
Voulez-vous être parrainé ? : Plus maintenant.
XD
crackle bones


Dernière édition par Dewi Amuna le Sam 5 Jan 2019 - 2:45, édité 4 fois
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Dewi Amuna
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MessageSujet: Re: Dewi Amuna, la Rajakumari du Raja Sam 5 Jan 2019 - 2:06



Histoire




Dewi Amuna, ce n'était pas toujours son nom, comme tout vampire elle en a porté un autre, à l'époque, pour elle cela remonte à une éternité, c'est en tout cas l'impression qu'elle avait. Ses parents lui avaient révélé qu'elle était née une nuit d'orage, cela ne présageait déjà à l'époque rien de bon et ses parents lui firent largement remarquer. Bien qu'elle était née dans une bonne famille, elle n'était de loin pas la première née, entre ses frères plus âgée et ses sœurs, elle n'avait pas de parent ou c'était tout comme. Elle était la dernière en date, celle qu'ils n'attendaient pas, ne voulait pas et c'était donc une nourrice qui s'occupait principalement d'elle.

Elle s'était résignée, enfin, elle l'aurait fait si un jour ses parents n'étaient pas venus à elle comme par magie, pourquoi elle importait d'un coup, mais rapidement la réponse lui était parvenu. C'était assez simple finalement, elle devait se préparer pour l'arrivée d'une personne très importante et entre quatre yeux ses parents lui expliquèrent à quel point elle serait finie si elle faisait la moindre bêtise. Les choses étaient claires, elle se ratait, elle n'avait plus de famille, c'était en tout cas ainsi qu'elle l'avait compris et en bonne fille ne voulant pas se retrouver déshérité elle fit alors son possible pour être agréable envers cet homme. La jeune fille, car c'était ce qu'elle était à cette époque, c'était dite que pour faire la meilleure impression possible, elle devait être la première, celle qui allait à lui et donc qui lui ouvrit la porte de leur demeure. Ses parents disposaient d'une certaine fortune, bien qu'elle ne manquât de rien, elle passait toujours en dernière, mais pas cette fois-ci, non, elle était la première à se présenter à lui et elle se rappellerait toujours cette curieuse impression qu'elle avait ressentie cette nuit-là. Ce qu'elle avait fait pour lui être agréable, elle ne saurait le dire avec exactitude, mais elle se souvenait de ce que ses parents avaient fait, c'est-à-dire l'écarter, la prendre à part et l'engueuler comme jamais dans sa vie. Ils étaient persuadés qu'elle avait embêté l'invité, qu'il serait mécontent que la petite dernière ce mette tant en avant et cela l'attristait énormément, en soi elle était la dernière et le serait à jamais. Dewi ignorait tout de cette nuit, pourquoi cet homme était là et pourquoi il était si important. Mais curieusement, le fait qu'elle avait été sommée de quitter la pièce et surtout, le fait qu'elle n'avait ensuite pas pris part au repas l'avait intrigué. Ses parents lui avaient interdit la tablée et le résultat ne fut pas du tout celui escompté, car son absence s'était fait remarquer par l'invité. La jeune enfant s'était rendu dans les jardins et demeura seule. Mais cette curieuse impression, elle l'avait à nouveau ressenti, encore une fois au cours de la soirée, elle s'était retournée et l'avait vu, épiant discrètement depuis la maison, malgré la distance les séparant, elle avait ressenti son regard sur elle. L'homme reparti après le repas, puis ses parents sortirent de la maison pour la rejoindre dans les jardins, elle s'était attendue au pire, qu'allaient-ils lui faire ? La punir alors qu'elle était restée en retrait comme ils l'avaient exigé ? Bien au contraire, pour la première fois d'aussi loin que remontaient ses souvenirs, ils la félicitèrent et étaient fiers d'elle.

Ce qu'elle ignorait à cette époque, c'était qu'elle allait partir le lendemain même, toute la nuit elle avait rêvé de ce moment, cette première fois où elle voyait le sourire sur leurs visages et cela à cause d'elle. Mais au petit matin on lui annonçait son départ, qu'elle allait vivre pendant un moment chez ce curieux individu et cela avait brisé ses rêves. Ses parents étaient fiers d'elle, ses sœurs l'enviaient, mais elle ne comprenait pas pourquoi, étaient-ils tous heureux qu'elle parte ? Cela devait-être la raison et malgré son départ, elle ne parvint à verser aucune larme. Pourquoi devrait-elle pleurer, on l'arrachait à une vie sans amour, alors la suivante ne pouvait pas être pire, loin de là et à sa grande surprise ce ne fut pas le cas. Lorsqu'on posait la question à Dewi sûr comment était sa vie d'avant, elle répondait toujours la même chose « Ma vie d'avant a commencé avec Guntur, quand il m'a sauvé et ramené à la vie. » Elle ne répondait pas lorsqu'on lui demandait de quoi elle avait été sauvée, mais en réalité elle l'ignorait elle-même, enfin, on lui avait simplement permis d'exister. L'homme si étrange n'était pas souvent présent, c'était rare et elle chérissait les instants avec lui. Ses nourrices ne comprenaient pas son attachement, bien qu'ils étaient bien heureux de ne pas avoir à lutter avec elle pour la faire accepter sa nouvelle vie. La raison était toute bête, bien qu'il n'était pas son père, il en avait bien plus l'étoffe, lui l'aimait, il n'avait jamais été pris d'un immense élan d'affection, mais elle le ressentait dans son cœur comme avec personne d'autre. Il l'avait vu malgré la présence de toutes ses sœurs, malgré son départ il avait fait en sorte de pouvoir la voir et finalement, il l'avait emporté avec lui pour lui permettre de vivre.

Si pendant des années elle avait ignoré sa vraie nature, tout comme elle avait ignoré qui il était, elle avait clairement compris qu'il était très fortuné et qu'on la destinait à un rôle à responsabilité. Cependant, pourquoi ou comment elle en avait aucune idée. Certes, elle ignorait bien des choses, mais elle savait ce que son corps ressentait lorsqu'il la prise dans les bras un jour, son premier anniversaire n'avait pas été facile, au fond de son cœur d'enfant elle avait espéré voir sa famille lui revenir pour cet unique jour, hors cela n'avait pas été le cas et une enfant ne comprend pas ses choses là. Pourtant, il avait su réagir, lui donner ce dont elle avait eu besoin et c'est là qu'à sa grande surprise, elle réalisait à quel point il n'était pas comme les autres. Elle ignorait ce qu'il était, mais savait ce qu'il n'était pas, c'est-à-dire un humain, pourtant elle ne sentait en lui aucune menace, bien au contraire, si au début elle était heureuse d'exister et le voyait comme une espèce de sauveur. Le temps faisait qu'elle commençait à le voir comme un père, mais c'était plus que cela, plus fort, plus profond et cela avait au début inquiété ses nourrices. Il n'y avait pourtant rien à faire, elle vénérait cet homme qui lui avait tout donné, vivre, ne manquer de rien, pas même d'amour car il lui en donnait lorsqu'elle en avait besoin. Pourquoi elle ? Elle l'ignorait et ne lui demandait pas, peut-être car elle ne souhaitait pas briser le mythe, l'histoire qu'elle s'était créée pour expliquer tout ce qui lui arrivait.

En fin de compte, elle prenait de l'âge et son nouveau père se révélait à elle. Lui expliquant ce qu'il était, qui il était et ce dont elle allait être pour lui. Comblé, car elle savait qu'elle serait son enfant, ou infant comme il lui avait expliqué, elle redoublait d'efforts pour se montrer digne de lui. Elle avait toujours été téméraire, le travail donné était fait à la perfection, docile envers son père et autoritaire avec le reste du monde. Sa vie lui avait appris que tout n'était pas donné par un quelconque droit de naissance, qu'il était possible de transcender cela et elle poussait ceux qui l'approchaient à le faire. Si quelqu'un voulait être plus qu'un serviteur, alors il fallait qu'il le mérite et malgré les siècles, elle ne rencontra jamais personne digne de cela. Cependant, après avoir subi la morsure de son père, le baiser de la nuit et pénétré pleinement le monde de son père, elle découvrit une chose qui la bouleversa. Elle n'était pas son aîné, elle était la seconde, devant son père elle souriait, devant cette nouvelle femme qu'elle ne connaissait que depuis peu, mais qui suite à la morsure elle avait l'impression d'être liée à elle et même devant elle son sourire ne perdait pas en éclat. Pourtant, elle avait pleuré une fois retourné dans sa chambre, les larmes ne coulèrent pas à cause de sa transformation, mais le geste était là, l'impression était là et elle la maudissait. C'était ce qu'elle aurait voulu, mais n'en fut pas capable, pas en face, pas devant les yeux de son Sire et père Guntur. Elle ne serait pas capable de lui infliger sa haine, sa jalousie qui rapidement la frustra et prit une place importante dans sa vie. Elle se défoulait comme elle le pouvait, mais jamais physiquement, jamais elle n'avait frappé quelqu'un de toute sa vie, sauf pour ses cours de défense qu'elle avait poussé à l'extrême pour apprendre à faire mal si besoin était. Elle ne serait jamais une victime, jamais une suiveuse, si elle n'avait pas le trône, elle avait le cœur de son Sire et c'était le plus important pour elle.

Les siècles défilèrent, elle prenait une place de plus en plus importante au côté de son Sire, elle se montrait utile, puis importante et finalement indispensable. C'était sa façon de faire, elle donnait un conseil qui changeait tout, puis faisait celle qui n'en avait rien à faire, ce n'était que pour rendre service, puis on revenait à elle et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus se passer d'elle. Les sentiments pour Guntur n'avaient pas changé avec sa transformation, ce n'était pas la première fois qu'il lui donnait la vie et cet amour si troublant transcendait les siècles. Elle aurait voulu parler d'amour pour sa sœur, mais elle en était incapable, elle souriait devant elle et renversait une armoire une fois sa chambre retrouvée, la frustration refoulée, encore et encore. Cette femme avait tout, absolument tout, la beauté, la force, le rang et elle, elle n'avait pas cela, elle n'était pas aussi bien que Lestari. Malgré cela, elle tenait le coup pour une unique raison, Guntur, s'il voulait faire bonne figure, il prenait l'aîné, mais lorsqu'il voulait acheter de nouveaux vêtements, changer une chose qui le tenait à cœur, c'était elle, c'était son avis qui primait. Elle avait toujours de très bon goût, de bonnes idées et surtout il y avait cette chose qui n'avait jamais disparu, cet intérêt qu'il avait pour elle et qui avait remplacé le soleil pour Dewi. C'était peut-être pour cela qu'aucun homme ne pouvait l'approcher d'assez près pour entre voir ce qu'il y avait au-delà du masque. Elle envoûtait les hommes, les femmes, qu'importait pour elle, de toute façon elle leur faisait faire tout ce qu'elle voulait et pourtant aucun ne touchait, ne regardait, c'était impossible. Même ses esclaves n'avaient pas le droit de lever les yeux sur elle pour la regarder réellement, elle ne supportait pas cela et les faisait punir pour cela. Elle n'était jamais celle qui tenait la cravache, le fouet, ou toute autre invention pour infliger la sentence. Elle était vierge de toute violence physique, et vierge toute cour depuis toujours. L'intouchée, voilà ce qu'elle était, le seul ayant le droit de lui donner une caresse sur l'épaule était son soleil. Même lors de séduction, c'était elle qui touchait, mais jamais l'inverse.

Il y avait eu une époque où elle s'était un peu intéressé à un homme en particulier, fort, beau et surtout il avait l'intérêt de son soleil. Pourquoi ? Elle ne saurait le dire avec exactitude, c'était peut-être la curiosité qui l'avait poussé à s'approcher, mais il y avait eu plus que cela et il avait été le seul l'avoir effleuré sans subir un rejet. Cependant, elle demeurait l'intouchée, il ne posa jamais la main sur elle, hormis pour un baisemain qu'il s'était permis et qu'elle acceptait en général, c'était là une marque de respect. Hormis cela, rien, puis la curiosité était comblée, elle ne savait pas tout, mais savait ce qu'il voulait, c'est-à-dire ce qu'avait son soleil et pour cela il la voulait elle. Si déjà cela avait eu le mérite de la refroidir plus froide que froide, le fait d'apprendre qu'il avait fait la cour à Lestari avait été la goutte d'eau de trop. Elle acceptait sa présence, mais il devait clairement changer de façon de penser s'il voulait obtenir plus et curieusement, elle lui envoyait les signaux en ce sens. Il n'avait pas perdu, mais le chemin à parcourir c'était vu d'un coup rallongé.

Finalement, les choses continuèrent d'avancer, Dewi faisait bonne figure devant sa sœur, aimait son père et rendait la vie dure à tous les autres. Elle la jalousait et cela jusqu'au jour où elle s'était faite marier au Roi de Bretagne. Là, Dewi se calma radicalement, c'était la première fois qu'elle voyait le mauvais côté d'être l'héritière et si elle craignait le même sort, elle savait qu'il y avait peu de chances que son soleil ne la jette dans les bras de quelqu'un de force. Elle n'était pas l'héritière, donc elle pouvait espérer que sa moindre valeur dans ce domaine la protégeait de cette obligation. Bien entendu, elle en profitait pleinement, elle renforçait son emprise sur la cour, se faisait encore plus présente au côté de son père et si Lestari avait occupé une grande partie de ses pensées durant des siècles, ce n'était à présent plus du tout le cas. Elle avait une pensée pour elle de temps en temps, mais rapidement parvenait à l'oublier, mais au fond de son cœur inerte, elle l'aimait et elle lui manquait. Sa disparition dans sa vie courante lui avait permis de comprendre que malgré la jalousie, elle n'avait jamais été mauvaise envers elle et ne cherchait pas à la rabaisser. Elle la jalousait peut-être tout autant pour la relation privilégiée qu'elle avait avec Guntur et bien qu'elle ne l'aurait jamais reconnu, elle serait heureuse de la revoir. Heureuse oui, mais rapidement impatiente de son départ.

Cependant, une chose s'était produite, une chose à laquelle elle ne s'attendait pas, un roi était mort et d'un coup des messages alarmants parvenaient de sa grande sœur. Un danger, elle n'y croyait pas, puis les choses ont commencé à dégénérer et rapidement elle voyait son père se préparer à la guerre. Certes leur nation était puissante, mais elle l'était car elle avait su se préserver toutes ces années, c'était leur façon de gérer le pouvoir, de gérer le monde des Hommes et leur détachement. Entrer en guerre contre deux super-puissances comme le Royaume et l'Empire était une folie. Dewi avait alors fait tout son possible pour le retenir, pour empêcher la guerre, mais elle n'avait pas envisagé que sa sœur puisse mourir. À l'annonce de sa mort, la nouvelle héritière ne prononça pas le moindre mot, certains se disent qu'elle devait être heureuse, enfin elle était l'unique, l'aîné du Mahrajah et qu'enfin elle avait ce qu'elle désirait. Pourtant, aucun ne savait ce qui se produisait dans son esprit, à part son vénéré père, lui sentait, la même tristesse qui remplissait son cœur et ce déchirement. Dewi disparu dans sa chambre et pour la première fois elle leva la main sur une esclave. Elle n'avait rien fait de particulier, elle se trouvait simplement là, elle était là alors qu'elle aurait dû sortir en toute hâte. Elle l'avait frappé, elle l'avait battu, elle avait hurlé et la moitié des reproches n'étaient en réalité destinés qu'à une seule personne, Dewi. Tous les autres étaient pour sa sœur, pourquoi était-elle pas parti ? Comment cela avait-il pu arriver à elle ? La plus belle, la plus intelligente, l'héritière ! La jeune femme avait fini dans un état déplorable, les autres esclaves ou gardes n'avaient pas osé rentrer pour l'arrêter alors qu'on entendait les suppliques de la pauvre martyrisée. Lorsqu'elle réalisait ce qu'elle faisait, lorsque sa colère et surtout sa tristesse s'était retrouvée apaisée, elle avait fait emporter l'esclave en urgence à l'hôpital. La vampire était resté assise à côté d'elle, dans la chambre qui lui avait été attribuée et elle avait exigé les meilleurs soins possibles. Dewi passa ensuite la nuit suivante à son chevet jusqu'à ce qu'elle se réveille, elle ne lui avait rien dit, elle ne lui ferait pas d'excuse, mais lui avait simplement donné un baiser sur le front. Ce n'était peut-être pas grand-chose, mais venant d'elle c'était une chose incroyable. Les nuits suivantes elle demeura avec son soleil, demandant réconfort, se soutenant chacun l'un à l'autre et un jour Guntur avait eu des doutes concernant les sentiments de sa dernière pour son aîné, il savait à présent à quel point en réalité elle l'aimait.

Dewi était respectueuse des traditions, plus particulièrement, elle aimait certaines traditions humaines, pourtant elle les prenait de haut encore plus que les vampires, mais c'était ainsi, elle n'était pas toujours logique. Enfin, elle disait surtout que sa logique surpassait l'intelligence des autres, ensuite en général on ne cherchait pas à la contredire. Dewi ne savait pas comment gérer ce changement dans sa vie personnelle, elle savait tout ce qui avait à savoir pour être une bonne héritière, mais rien lorsqu'il s'agissait de ses émotions. Ce n'était pas le genre de femme à ressentir du chagrin, si elle était triste, c'était pour elle, sa vie, ce qui lui arrivait à elle, jamais pour les autres à part son père. Mais là, plus rien ne fonctionnait comme elle avait l'habitude de faire, son réflexe fut donc de revenir à ses origines, si elle ne parvenait pas à exprimer sa peine, son amour pour sa défunte sœur, alors elle le montrerait via le deuil. Depuis ce fameux jour, Dewi n'a rien porté d'autre que le noir et blanc, couleur du deuil d'Indonésie, les deux mélangés constituait l'essentiel de sa garde-robe depuis l'annonce de sa mort. Un ordre silencieux avait circulé dans le Palais, parler de Lestari en sa présence était interdit sous peine de violent sévisse et elle ne plaisantait pas là-dessus. Elle n'avait jamais frappé avant, mais les choses avaient changé depuis le jour où elle passa ses nerfs sur l'esclave et elle comprit que c'était là un bon moyen de libérer ce qu'elle gardait pour elle. La belle héritière ne voulait plus ressentir cette rancune, garder les choses enfermées au fond de son cœur sans jamais le laissé sortir, cela avait changé à ce moment-là. Cela demeurait rare, mais à présent elle ne faisait plus passer les punitions par les mains d'un autre, elle les infligeait elle-même et cela l'aidait à pardonner, car souvent avant la personne punie n'était plus jamais appelé à la servir.

Depuis sa récente ascension, Dewi fait son possible pour s'en montrer digne, se faire entendre, remarquer de la plus belle des manières, mais aussi, bien qu'elle parvienne à le cacher, elle n'a plus confiance en sa sécurité. Sa sœur était morte, pourquoi pas elle ? Son père souffrait déjà tellement, s'il devait la perdre elle, elle n'osait imaginer le laissé seul maintenant, se faire arracher à lui et imaginait l'abîme qui en résulterait. Ne supportant pas cette fragilité, elle prenait le temps dans l'ombre de chercher quelqu'un de confiance pouvant l'aider à s'améliorer, devenir plus forte, plus redoutable, si la guerre devait se déclarer, elle ne serait pas la faille menant à son soleil. Si certaine princesse avait en horreur d'être suivi, surprotégé, elle était l'inverse, elle ne sortait jamais sans escorte, sans protection rapprochée et une autre protection habillée en civil lors de ses sorties. Ce n'était pas la peur de la mort qui la poussait à cela, c'était pour rassurer quelqu'un, afin qu'il que cela ne le hante pas de la savoir dehors, elle ignorait si cela lui était utile, mais qu'importe, cela ne servirait pas à rien. Une particularité troublante, Dewi depuis la mort de sa sœur s'était trouvé des sosies, humaine certes, mais elle s'en servirait pour se sortir de mauvaises situations. Ses femmes étaient toutes des expertes, des acteurs autant que des soldats, la ressemblance n'était pas frappante, mais elle connaissait l'incapacité des Européens à les reconnaître et avec son pouvoir, une photo serait leur perte car elle pouvait imiter le corps de n'importe quelles de ses gardes du corps. Elle était intelligente et elle avait créé de nombreux plans d'action à suivre si jamais une chose devait lui arriver. Elle n'était peut-être pas comme sa sœur, mais une chose était certaine, elle ne finirait pas comme elle.
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MessageSujet: Re: Dewi Amuna, la Rajakumari du Raja Sam 5 Jan 2019 - 5:46

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MessageSujet: Re: Dewi Amuna, la Rajakumari du Raja Sam 5 Jan 2019 - 6:06



Tu es validé !

Bienvenue parmi nous !

Bienvenue! Ou plutot RE-bienvenue! Un personnage haut en couleur et qui peut faire renverser nombres de coeurs et de gouvernements! A toi d'en faire bon usage! Bon jeu!


Ta fiche de personnage se trouve désormais dans la section des validés ICI. Tu pourras poster ta fiche de liens et de suivis à la suite. Si tu n'as pas d'idées sur comment faire une fiche de liens ou/et de RPs, tu trouveras des modèles ICI et . En cas de soucis avec le codage, n'hésites pas à contacter un membre du staff qui t'aidera Smile

Tu peux faire une demande de RP dans ce coin.

Le forum c'est du RP mais aussi de la détente, la zone de flood est pour ça. N'hésites pas à venir faire des jeux et flooder de tout et de rien avec les autres VKiens. La CB est aussi là pour se détendre, n'hésites pas aller te connecter à l'occasion.

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MessageSujet: Re: Dewi Amuna, la Rajakumari du Raja Sam 19 Jan 2019 - 5:26
bienvenue
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Dewi Amuna
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MessageSujet: Re: Dewi Amuna, la Rajakumari du Raja Sam 19 Jan 2019 - 15:09
Merci ^^
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MessageSujet: Re: Dewi Amuna, la Rajakumari du Raja
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Dewi Amuna, la Rajakumari du Raja

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