VAMPIRES' KINGDOM
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L'Enfer de Bergstein

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Heinart Bergstein
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MessageSujet: L'Enfer de Bergstein Lun 17 Déc 2018 - 3:06
Le petit avait choisi la fierté, une décision que le démon ne saurait juger en réalité, qu'aurait-il fait à sa place ? Il ne pourrait le dire, il sait cependant qu'à présent il en payerait les conséquences et c'est bien loin de la cellule du Bossu qu'il se réveillerait. Après avoir sombré dans l'inconscience, il était reparti pour l'acheter, c'était décidé, il le prendrait avec lui, cela faisait longtemps que personne n'avait tenté de lui résister ainsi et cela l'enchantait au plus au point. Heinart l'avait alors enchaîné au sommeil, forçant son corps à demeurer dans les bras de Morphée, mais c'était un sommeil sans rêve, sans lumière ni ténèbres, il n'y avait rien à part l'obscurité et l'attente. Le père l'avait fait enfermer dans une caisse le temps du transport en avion vers son domaine. Assis dans son siège en plein vol, il réfléchissait, il avait utilisé son pouvoir sur lui et avait scellé toutes les lumières de son existence. L'insecte n'avait pas oublié, il les savait encore là quelque part, mais ne parvenait plus à s'en souvenir, les noms des êtres qu'il pouvait chérir n'avaient plus de saveur, il ne pourrait même plus dire s'il les chérissait vraiment ou non, ni même pourquoi. Les échecs, les défaites, la souffrance, la tristesse, il garderait cela, ça sera donc les seules choses qui lui reviendront à la mémoire lorsqu'il tenterait de se souvenir ou dans ses rêves. Il trouvait cela amusant, comment allait-il tenir bon, l'homme soumit à la souffrance à besoin de quelques choses à laquelle se raccrocher, quelques choses auxquelles il devait tenir et sans cela la folie ouvrirait ses portes ou alors simplement l'inclinaison.

Cependant, Heinart avait quelques idées en tête, il y avait bien des choses qu'il pouvait lui faire endurer, il se rappelait avoir déjà pris la place de l'être aimé et l'avoir assemblé avec la terreur de la mort pour se lier à ses émotions. L'assemblage avait été amusant et il n'avait jamais réellement retiré ses chaînes, elles étaient toujours encore là, mais en sommeil. Une idée germait dans son esprit, elle était vicieuse et amusante. Cela lui plaisait et en un instant c'était décidé. Une fois arrivée à Dunkelheit et finalement Bloodenberg. Le Père avait fait transporter la marchandise jusqu'aux geôles du château et avait fait pendre par les bras le petit toujours encore inconscient. Il s'était attelé à vérifier que tout c'était bien passé en son absence et ordonné à sa Souris de terminer son travail. Il n'avait même pas pris la peine de lui raconter, ni même de lui dire qu'il avait acheté un esclave dans cet endroit qu'elle avait un jour connu.

Une fois tout ceux-ci terminés Heinart descendit dans les geôles et laissait enfin le jeune esclave se réveiller de son sommeil sans rêve. La pièce dans laquelle se trouvait le petit était assez singulière, nue, il pendait au bout d'une chaîne, les poignées solidement attachées et ses pieds touchaient à peine le sol. C'était juste suffisamment pour désespérément tenter de l'atteindre, l'idée étant pour soulager la douleur qui finirait par le lancer dans les épaules et tout le haut du corps. La pièce était ronde, une grille en métal se trouvait au niveau du sol sous les pieds de l'esclave, permettant ainsi à l'eau de s'échapper, Vadim baignait dans la lumière de la lune, au-dessus de sa tête se trouvait des barreaux en métal solide. Il pouvait se faire une idée de l'ambiance de la ville, du gaz qui s'y trouvait dans l'air, des pleurs, de la souffrance, car bien entendu cela donnait sur le quartier des suppliciés. Des insectes torturaient d'autres insectes là-haut et cela ne donnait pas une belle ambiance à la geôle, la seule chose de beau était l'aura lumineuse qui entourait l'esclave. En dehors de tout cela, il se trouvait dans les geôles de ce qui était certainement un château, tout était en pierre, il n'y avait à première vue rien dans cette pièce hormis lui, sauf qu'il ne pouvait pas voir les murs qui l'entouraient, seulement le sol au-delà de la grille car les murs se trouvaient dans l'obscurité comme si le halo de la lumière lunaire empêchait les ténèbres de le rejoindre.

Heinart ouvrit la porte menant à l'esclave qui devait être réveillé depuis une petite minute et pénétrait dans la prison d'un pas tranquille et lourd. Habillé d'un manteau en cuir avec de la fourrure à l'intérieur sombre et d'un pantalon tout aussi foncé que le haut. Ses bottes résonnaient dans la pièce à chaque pas alors qu'il lui tournait autour, mais demeurait à plusieurs mètres de lui, l'obscurité de la pièce le caressait et le rendait à peine visible alors qu'il prenait la parole :

- Alors petit, comment te sens-tu et comment tu trouves ta nouvelle geôle ?

La question était dans un ton moqueur, enfin, autant que cela était possible venant du Père, sa voix était toujours aussi grave et son aura semblait légèrement plus forte qu'avant. Il avait enchaîné à nouveau quelqu'un solidement avec son pouvoir, cela n'allait pas l'aider à faire profil bas, heureusement que ce n'était pas son attention. L'aura menaçante, froide, inspirant une terreur et éveillant l'instinct de survie de toutes espèces. Heinart avait fini par faire un tour complet autour du vermisseau et puis disparu dans les ténèbres une fois en face du petit. Dans ses ténèbres se trouvaient les objets servant à la torture ou au dressage, ils étaient tous accrochés contre le mur et le Père se munit d'un fouet long. Il voyait le petit légèrement trembler sous l'effet de son aura, mais aussi probablement à cause de la pluie qui tombait depuis l'ouverture au-dessus de lui et qui avait fini par le tremper. Il attendait une réponse du petit, s'il décidait de ne rien dire, il frapperait, s'il décidait de dire plus que ce qu'il avait demandé, alors il frapperait et s'il agissait tel que demandé... Eh bien, il frapperait quand même et dans tous les cas il viserait son torse, laissant ainsi une belle trace rouge sur sa longueur partant de l'épaule gauche à la taille sur la droite. S'il gueulait sous la violence du coup, il frapperait à nouveau, faisant une croix avec le précédent coup, s'il parvenait à se retenir et à rien dire, alors il ne frapperait cette fois pas. Dans un cas comme de l'autre il reprendrait la parole :

- Tu parles quand je te l'autorise, la douleur n'est pas une excuse pour l'ouvrir et je te conseille d'arrêter de jouer les fortes têtes, tu n'y gagnerais rien du tout. T'as fierté si tu en as ne demeurerais pas intact pour autant, ce n'est pas en ayant l'air d'une loque qu'on la garde et tu devrais accepter ta situation. Je vais te battre, te punir pour ton insolence, encore et encore. Tu vas accepter ton nouveau nom, Vermisseau, que tu le veuilles ou non, cela n'a plus d'importance et tu le sais.

Heinart envoyait un nouveau coup en travers de la cuisse, laissant là aussi une traînée sanglante et comme avant le moindre son au-delà du gémissement de souffrance le ferait envoyer un nouveau coup, mais cette fois il pourrait l'éviter s'il se retenait. Le Père commençait alors à marcher et le contourner comme il avait fait un peu plus tôt. La différence c'est qu'il recommençait à parler :

- Tu as dû remarquer que je t'avais enlevé certaines choses, je t'avais prévenu, mais c'est mieux ainsi, maintenant tu vas me donner ton nom et avant que tu me répondes....

Il envoyait un nouveau coup de fouet dans son dos et un second pour en faire une belle croix sur l'ensemble du dos meurtri. Puis il poursuivait ce qu'il avait à dire :

- Bien, maintenant tu peux y aller..

Il attendait de voir, même si d'une certaine façon il ne savait pas encore vraiment ce qu'il allait décider. C'était une chose de jouer les dures à cuirs lorsque l'estime de soi était encore là, mais là, il n'avait plus aucun souvenir à quoi se raccrocher pour se sentir fort, simplement des échecs, de la souffrance et cela car il avait toujours cherché à se battre. Il pouvait changer cela, pas totalement, Heinart continuerait à le faire souffrir lorsque cela le démangerait, mais d'un autre côté il avait une chance de ressentir à nouveau du plaisir, de la joie et Heinart gardait sous le coude sa terrible idée. Il ne l'avait pas encore mis à l'œuvre, mais était curieux de voir comment il réagirait, pauvre vermisseau, son humanité allait le conduire à sa perte.
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Vadim Sahlen
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MessageSujet: Re: L'Enfer de Bergstein Jeu 20 Déc 2018 - 2:42
« Vadim, réveille-toi, maintenant. »

Le russe sursaute. Du moins, il aurait sursauté si la position dans laquelle il se trouve lui en avait laissé l'occasion. Où est-il ? Il appuie sur la pointe de ses pieds pour tenter de trouver un repère. Ici, il n'y a que des grilles. Au plafond comme au sol. Il force encore un peu plus pour essayer de voir ce qu'il se passe dehors, mais ne sent que la pluie qui a déjà trempé ses cheveux. Mais où est-il donc tombé ?! Il a du mal à se souvenir, un peu comme si son cerveau avait été passé au mixeur. Il a mal au crâne et aussi aux épaules. Pourquoi sont-elles attachées ? Et puis pourquoi est-il tout nu ? Il tente de voir les limites de la salle, mais il fait trop noir. Il n'y a que la lune qui lui offre encore un peu de réconfort.

Un bruit un peu plus loin, le vampire n'est pas discret. Il n'essaie pas de l'être. C'est alors que Vadim se souvient. Oui, il sait bien pourquoi il est ici. Il a voulu jouer avec le démon. Il n'aurait peut-être pas dû, mais il est déjà trop tard pour les regrets. De toute façon, il n'y a plus que ça ; des actions et des remords. Alors, quand Heinart entre enfin dans la vision de l'esclave, il a arrêté d'essayer de tenir sur ses pieds, laissant à ses épaules la charge de son poids. Il a froid et n'a plus envie de jouer. Il voudrait pouvoir faire marche arrière, mais ne sait plus où se réfugier. Cette fois, il n'a ni l'air malin, ni très courageux. On pourrait croire qu'il a simplement abandonné la partie. Son regard est vide et son cœur presque trop lent pour la situation. Comme s'il ne comprenait pas...

Pourtant, c'est bien tout le contraire. Vadim est en train de comprendre. Comprendre à quel point il est dans la merde. Il n'a aucune bonne carte. Il n'a aucune carte d'ailleurs. Juste la terreur qui le prend au ventre comme un millier de coups de poignard. Le pire, c'est qu'il ne sait même plus ce qui lui fait si peur. Mourir serait une délivrance et abandonner la partie à la façon Moody Blues aussi. Alors, tandis que la charogne tourne autour de sa proie, Vadim n'essaie pas de la suivre des yeux. Il n'a pas envie. Pourquoi devrait-il encore se battre ? C'est vrai, sa vie n'est qu'une succession d’échecs douloureux. Ses amis ne l'ont jamais été. Celle qu'il aime ne l'a jamais aimée. Et lui passe sa vie à être enfermé. Constat douloureux. Il ne relève pas la tête pour répondre au monstre qui s'enquière de ses états d'âme et ne le voit pas disparaître dans la pénombre à la recherche de l'instrument de torture. Malgré ça, il entend le sifflement du cuir bien avant d'en ressentir la morsure. Il arrête soudainement de respirer, tétanisé par la coupure soudaine. Une lacération qui part du creux de son épaule pour rejoindre l'aine. Aucun cri ne sort de sa bouche sur l'instant et s'il avait compris que cela aurait pu lui éviter un second coup, peut être qu'il se serait tu.

- Espèce de grand mal...

Et le deuxième coup tombe déjà, formant une croix sanglante sur le torse brûlant. Cette fois, il gueule comme un damné. Rien à foutre si la ville ou le pays entier est au courant de ce qui se passe dans ce perchoir pour supplicié, il a tellement mal. Physiquement aussi bien que moralement. L'impression que ça ne pourrait pas être pire. Mais il devrait savoir, depuis le temps, qu'il y a toujours pire.

Il est très attentif aux paroles du monstre. Il aimerait y trouver une faille, mais ce ne sont que des conseils. Des menaces. Heinart commence par la parole. Vadim ne doit pas parler sans qu'on ne l'y invite. Même quand il le frappe. Il lui conseille également d’arrêter de faire l'idiot et pour finir, point pour lequel Vadim n'a pas encore décidé d’arrêter de se battre ; son prénom. Il devrait accepter le nouveau. Vermisseau. Non, sérieux ? La vie paraît revenir dans les yeux du détenu. Est-ce qu'il a l'air d'un ver ? Sans vraiment que ce soit prémédité, il force sur ses bras pour se tenir droit. Comme pour se prouver qu'il a encore la force. Au moins pour ça. Il ne sait pas pourquoi c'est aussi important, il n'y a pas vraiment de raison pour s'accrocher aussi fermement à un mot. Il pourrait aussi céder. Garder son nom comme un secret et éviter quelques coups.

Finalement, Heinart l'aide grandement dans sa décision en frappant la chair de sa cuisse dans un mouvement lent et profond. Vadim oublie déjà qu'on lui a dit de se taire. En anglais, il insulte le vampire et en russe, il prie. Un mélange qui ne veut plus rien dire quand il sort du fond de sa gorge. C'est un second coup, tout près de son entrejambe qui gagne le prix du silence. Il mord sa lèvre et fusille son tortionnaire du regard. Il a toute la haine du monde pour cet homme à l'aura maléfique et les iris sombres ne dissimulent nullement ce qu'il ressent. Il voudrait bien lui dire... Mais la douleur fait son œuvre et le Russe ne sait déjà plus comment il peut se battre. Pourquoi ? Pour qui ?

Le fauve reprend sa ronde et Vadim n'arrive pas à garder ses yeux sur le monstre qui disparaît dans son dos. La voix de baryton raisonne contre les grilles pour faire écho dans les tympans du Russe qui met plusieurs minutes à comprendre le sens exacte de la phrase que l'autre vient de prononcer. Non, il n'avait encore rien remarqué. Pourtant, à bien y réfléchir, c'est vrai qu'il lui manque quelque chose. Un sentiment de légèreté et de paix dont même le nom paraît avoir disparu de son vocabulaire. Il ne s'attarde pas plus dessus, il n'en a pas l'occasion, car deux coups viennent former une nouvelle croix dans son dos. À chacun d'eux, il convulse violemment dans le vide, s'arrachant la chair des poignets contre la chaîne en acier. Il oublie de réfléchir et hurle comme un condamné. Si d'autres coups tombent, il fera de même jusqu'à ce qu'Heinart lui pose une fois encore cette question visant à le déshumaniser.

- T'as qu'à me le faire oublier mon prénom, ça a l'air facile pour toi. Hop, suffit de claquer des doigts.

Plus haut, il claque des doigts pour illustrer ses propos. Bien sûr, rien ne se passe. Vadim n'est pas magicien. Il y a un magicien quelque part, dans sa tête, derrière une porte fermé à double tour avec cent autres souvenirs dont il ne se souvient même plus de l'importance qu'ils avaient pour lui. Il pourrait penser à une simple amnésie, sauf qu'il sort d'une amnésie. Il sait ce que c'est et il n'y avait, à ce moment, que du vide autour de lui. Là, il se souvient de sa vie, très bien même. Seulement, il y a des passages qu'il n'arrive plus à voir. Comme si le signal était brouillé, le film en accéléré. Le fichier, verrouillé. Il se souvient s'être plaint un jour d'avoir oublié la fin de ses histoires. Maintenant, il ne reste d'elles plus que la chute.
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Heinart Bergstein
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MessageSujet: Re: L'Enfer de Bergstein Sam 22 Déc 2018 - 3:46
Qu'il était stupide ce petit esclave, il tente de faire la forte tête, il tente de luter sans même savoir pourquoi il le fait, à croire que ce comportement était profondément gravé dans son âme et que même vidé il continuait d'avoir ce murmure impétueux le poussant à la révolte. C'était curieux et dans le fond plutôt amusant, car cela donnait du travail au démon, un humain à châtier était toujours une bonne activité, il se demandait comment il allait s'y prendre et rien que d'y penser cela rendait sa nuit plus agréable. Le petit lui répondait, souffrait en retour, pourtant il poursuivait la provocation qui sonnait comme une douce musique à ses oreilles et sa dernière tirade eut le mérite de bien faire rire l'immortel.

Cependant, il n'avait pas du tout dit ce qu'il voulait entendre, mais au moins c'était drôle, le son du petit claquement de doigt qu'il avait fait avec pour imager ses dires avait été totalement étouffé par le bruit du fouet claquant sur sa peau. Cette fois il avait ciblé ses fesses, les gouttes de sang ruisselaient le long de sa peau, filant avec la pluie tombant toujours encore et le tout baigné par la lumière lunaire. La lune disparue cependant, cachée par la pollution dans l'air, elle était encore là, éclairait de sa lumière, mais celle-ci était faible, rendant malgré sa présence la pièce encore plus sombre qu'elle ne l'était déjà. Heinart continuait sa marche, se rendit en face du vermisseau qui pendant par ses bras et attrapait son visage entre ses doigts. Son pouce et son index pressaient sur ses joues, le poussant à effectuer une grimace qui le rendait encore plus ridicule alors qu'il prenait la parole :

- Bon sang, tu es vraiment un idiot, bien sûr que je pourrais te le faire oublier, mais ça n'aurait aucun sens, les noms que je donne sont ce qui décrit le mieux et caractérise l'esclave. Dans ton cas Vermisseau te convient parfaitement et c'est ce que tu es. Tu peux essayer de lutter contre cette vérité, rien n'y changera, au contraire, tu fais déjà mon plaisir en résistant, brave esclave, que tu te soumets ou continues je prendrais mon pied.

Il envoyait ensuite son poing dans l'estomac du Vermisseau, le tout sans lâcher sa prise et ensuite cherchait un morceau de tissu sale dans sa poche qui enfonçait dans sa bouche de force. Il l'enfonçait bien profondément, ainsi il était certain qu'il ne dirait plus rien, en tout cas de tangible et puis il le prenait par les bourses. Heinart serrait, plus il se débattait, plus il serrait, plus il gueulait dans son bâillon, plus il serrait et bien qu'il n'irait pas jusqu'à les broyer, il n'y allait pas de mainmorte. Il n'arrêterait que lorsqu'il cesserait de hurler et de gesticuler, il devait avoir mal, très mal, mais pas suffisamment pour lui accorder le sommeil. Quelquefois il s'amusait à bouger légèrement les doigts, déplaçant les points de pression sur ses bijoux de famille. Le sourire malsain du démon montrait bien à quel point il prenait plaisir à le voir se tordre de douleur et aussi qu'il semblait attendre quelque chose. Le calvaire pouvait durer jusqu'à cinq minutes, cinq minutes qui dans de telles conditions pouvaient sembler être des heures et s'il n'avait pas arrêté au terme de ses quelques minutes de pleurnicher, alors il stopperait tout.

Dans un cas comme de l'autre, il irait dans l'obscurité et prenaient deux bâtons différents. Il aura en passant rangé le fouet, Vadim pourrait profiter de ce bref moment de répit pour remettre de l'ordre dans son esprit. Puis il alluma un petit fourneau électrique, de petites pierres chauffèrent à l'intérieur, devenant rapidement rouge vif et Heinart se contentait de poser le bout de l'un des bâtons dedans. Son intérêt revint alors à nouveau sûr l'esclave, il s'approchait de lui et posa le bout en métal froid sur sa cuisse intérieure droite. Son doigt pressait ensuite un petit bouton qui envoyait une décharge de quoi ranimer un mort. Le Père l'avait fait modifier, à présent il pouvait envoyer autant de décharge qu'il voulait, du moment qu'il ne mettait pas le bâton sur l'ampérage maximum l'humain ne risquait pas de mourir. Cependant, la douleur de la décharge était bien présente et si Vadim regardait le petit cadran juste au-dessus du bouton, il verrait qu'il n'était même pas à la moitié. Le corps de l'esclave étant mouillé par la pluie, la décharge était loin d'être indolore et ciblé, celle-ci s'étendait sur plusieurs centimètres tout autour du point touché et laissait une petite marque noire qui disparaîtrait avec le temps. Heinart ricanait après l'avoir vu se tendre sous la décharge, ses muscles réagissant naturellement à l'électricité qui traversait son corps et comme il aimait faire les choses par deux il envoyait une seconde décharge un poil sous le nombril. Chaque décharge avait été assez courte, une à deux secondes tout au plus et ce n'était qu'ensuite que le Père retirait le bâillon de la bouche de l'esclave. S'il tentait de dire quelque chose, il le couperait net dans sa tentative en lui envoyant une nouvelle décharge sur l'autre cuisse. Puis il prendrait la parole comme il le voulait au départ :

- J'espère que tu as apprécié, pense bien que ce n'est que le début, ton nom n'est qu'un point de départ, plus longtemps tu prendras à l'accepter, plus longtemps tu souffrirais avant d'en voir le bout et plus loin j'irai. Je vais prochainement te marquer au fer rouge, déjà mon blason, comme ça tout le monde saura que tu m'appartiens, mais je devrai bientôt recevoir un écriteau avec ton nom. Histoire que tu ne sois plus capable de l'oublier, je vais le graver dans ta chaire, tu vas adorer j'en suis certain. Tu ne vas pas mourir, je te ferais soigner, puis, je poursuivrais, encore et encore et je m'en lasserais pas avant toi, tu as dû le comprendre maintenant, je ne perdrais jamais contre toi. Regarde...

Il appuyait le bâton juste au-dessus de son nombril et envoyait une décharge, puis sans relâcher le bouton il remontait, glissant sur la peau du Vermisseau jusqu'au torse puis il reculait le bâton. S'il avait crié, ou s'il tentait de répondre quoi que ce soit, en fait, s'il tentait simplement quelque chose durant ou après, il poserait le bâton sur sa cuisse. Puis il glisserait dans son dos, faisant le tour de son corps tranquillement jusqu'à revenir par-derrière sur l'autre cuisse. Le tout en ayant envoyé la décharge, il plaquerait pour finir, qu'il parle ou non, qu'il avait cherché à dire quelque chose plutôt ou non, qu'importent les circonstances il finissait sur cela. La pointe du bâton se retrouverait contre ses bourses alors que Heinart lui souriait et reprenait la parole :

- Tu vois, je gagne à chaque fois, tu hurles déjà quand je le souhaite, il te suffit d'apprendre maintenant à l'ouvrir quand je te l'autorise et à me donner ton nom. Alors, je vais à nouveau te donner cette chance, si tu rejoues au plus malin, c'est repartie pour un tour de manège, j'enlèverais le tissu de ta bouche après dix minutes peut-être ou demain... Aucune idée, ça commence à m'exciter de te faire hurler, je ramonerais peut-être ton cul avec ce jouet, puis, je t'enculerais, à voir... C'est pas les envies qui manquent, alors je t'écoute.

Une chose était certaine, il n'était pas du tout en colère, malgré la violence que son aura déployait, cet instinct qu'il déclenchait automatiquement chez tout être vivant par sa simple présence, il n'était pas du tout en colère. Il n'y avait aucune haine, il s'amusait, il était même possible de dire qu'il aimait bien l'esclave, que cela revenait à un simple jeu de cartes plutôt en bonne compagnie et il n'affichait aucun manque de patience. Après tout, il ne s'ennuyait pas, il se régalait avec cet esclave et ne regrettait pas du tout son achat. Une belle bosse dans le pantalon, il le baiserait probablement qu'il donne son nom ou non et au mieux il évitait pour un instant le bâton sur les bourses et dans le fondement. En tout cas jusqu'à la prochaine chose qu'il voudrait lui enseigner, ou si simplement il était curieux de voir sa tête.

Il existait en ce monde plusieurs types de méchanceté, mais Heinart possédait sûrement la forme la plus affreuse. Il aimait la souffrance, il aimait la violence et par-dessus tout il aimait le chaos qui régnait sur le monde. Il ne faisait pas le mal pour suivre un quelconque but, il ne faisait pas non plus le mal par nécessité, il faisait le mal car il aimait cela et qu'il irait jusqu'à provoquer des conflits dans le seul but de voir le monde plonger dans les ténèbres. Il était le diable et ferait du monde un enfer, son paradis.
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Vadim Sahlen
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MessageSujet: Re: L'Enfer de Bergstein Dim 23 Déc 2018 - 7:13
Le fouet fend l'air sans laisser le temps à Vadim de prévenir la douleur. Cette fois encore, il gueule sans discontinuer. Son corps ressemble maintenant à une plaie géante, il en est certain. Le sang chaud sur sa peau est un contraste terrible face au vent glacial que l’extérieur lui apporte. Il espère crever. Il ne trouve pas encore la bonne raison. Celle qui le pousse encore à sortir les armes quand tout est déjà foutu. Il n'arrive pas à réfléchir correctement. La fatigue est devenue un gouffre. Depuis quand n'a t-il pas passé une bonne nuit ? Enfin, il n'est pas vraiment question de dormir de toute façon. Il est plutôt question de tenir. Son prénom comme les derniers remparts de sa liberté. 

Une brise plus fraîche que les autres et bientôt, même la pâleur lunaire abandonne le détenu à son sort. Il mord une lèvre pour contenir le réflexe qui lui vient le premier quand Heinart prend sa mâchoire entre les doigts, le forçant à regarder en face les yeux de celui qui porte autour de lui une lourdeur palpable. Il écoute sans contredire, près à montrer qu'il n'est pas encore vaincu... Puis renonce au dernier instant. Il est assez dans la merde pour ne pas s'autoriser un mollard entre les deux yeux. Ce serait sûrement très stupide et pour une fois, il préfère garder le silence.

Et bientôt, il n'en a plus le choix. Un coup-de-poing dans l'estomac ainsi qu'un tissu épais et crade qui manque de le faire vomir lorsqu'il vient gratter la paroi fragile de la gorge. Il n'a pas le temps de se préoccuper de ça qu'autre chose prend alors toute son attention. L'enfoiré ! Vadim se débat, tant pis si ça fait encore plus mal, et puis il s’égosille jusqu'à détremper le tissu de sa propre bave. Pourtant, cette fois, il essaie. Il essaie vraiment de garder un air de statut. De ne pas encore empirer la situation. Mais c'est plus fort que lui. Il veut que ça s’arrête, il va finir par les faire éclater, il en est certain. Parfois, durant moins de trois secondes, il arrive à tout bloquer. Son corps, ses cris et les convulsions. Ça ne dure pas. Il reprend déjà son combat contre le vent, accrochant toute sa haine à l'ancre des yeux du démon. Il le menace lui aussi, sans parole puisque même sans bâillon, il serait incapable de prononcer quoi que ce soit de compréhensif. Mais les charbons parlent pour lui. Il n'est pas un ver. Il est Vadim et il n'appartient qu'à une seule et unique personne. Ce n'est pas ce vampire arrogant. Ce ne sera jamais lui. 

Quand le calvaire s’arrête enfin, le Russe n'a plus aucun souffle. Il pend misérablement au bout des chaînes et n'essaie plus de trouver la moindre stabilité sur les grilles qu'il ne voit plus. Son corps continu, d'être parcouru par des tremblements incontrôlés et seul ses gémissements se sont enfin stoppés. J'ai dit que le calvaire s'était arrêté ? Disons qu'il a eu la naïveté de le croire quand le vampire est enfin reparti. Mais même ça, ça n'a pas duré. Quand Heinart revient, Vadim sent que son armure est déjà bien fissurée. Combien de temps avant qu'il ne devienne la larve qu'on attend qu'il soit ? Combien de temps avant que les barrières ne lâchent pour de bon ? Il n'a rien d'un surhomme. Il est seulement déterminé au-delà des limites qu'il croyait établis.

Le premier coup de bâton surprend l'esclave qui tente vainement de s'y soustraire. L’électricité parcourt le corps pour raviver les douleurs jusqu'à leurs paroxysmes. Vadim en compte deux. À chacune, il a retenu la souffrance en mordant le bâillon de fortune. Et quand Heinart l'a enlevé de sa bouche, il s'est presque surpris à le regretter. Aucun mot cette fois. Animal apeuré, il attend la suite. Il n'a simplement aucune autre alternative. Attendre les conséquences puisqu'il n'arrive pas à regretter les actions. 

Il faut dire qu'il a quand même une bonne raison de ne pas accepter de rendre les armes aussi facilement. Une seule bonne raison. Ou peut être que c'est une très mauvaise raison. Il ne sait plus trop, tout est en bordel dans sa tête. Il sait seulement que c'est un argument valable. La seule cause qui finisse toujours par revenir. Alice. Cette femme qu'il déteste plus que l'univers tout entier. Cette femme qu'il a aimée jusqu'à ce que ça en devienne la plus lourde des pierres qu'il ait à porter. 

Cette fois, il n'essaie pas de regarder Heinart dans les yeux. Il est sérieux dans tout ce qu'il dit. Pas besoin de vérifier et Vadim se fait déjà une raison. Il va souffrir. Il garde simplement la tête baissé, gardant pour lui les vipères qui passent dans son esprit et qu'il aimerait pouvoir cracher. Ça fait un moment qu'il a compris que le jeu était pipé. Qu'il n'avait aucune chance de gagner. Et pourtant... Vadim serait capable d'aller briser la mer avec des coups d'épée s'il le fallait. Pourquoi ne tenterait-il pas le tout pour le tout pour une victoire ? Puisque la mort est la défaite, il n'en sera sûrement que peu contrarié par la suite. Et au pire, s'il atterrit en enfer alors il reverra... Un coup de décharge au milieu de la ceinture abdominale l’empêche de réaliser qu'il a perdu l'identité du fantôme des bons moments passés. Cette fois, il retient son souffle ainsi que sa souffrance tandis que son corps se remet à convulser violemment. Ça ne s’arrêtera donc jamais ? Vadim prend conscience des larmes sur ses joues. Depuis combien de temps ? Il serait bien incapable de le dire. Il sait seulement qu'il est à bout et que l’équipe adverse se porte encore très bien. Trop bien.

Quand l’instrument de torture électrique se pose contre les testicules encore boursouflés et douloureuse, Vadim songe à supplier. Cette fois, il remercie le conditionnement de si bien fonctionner sur l'esprit humain et réussit à garder le silence ainsi qu'un calme qui a tout d'un masque posé un peu trop vite. Il respire doucement en écoutant le vampire avec attention. Les promesses sont effrayantes et Vadim essaie de se convaincre qu'il ne s'agit que d'un seul mot. Il suffira de la dire une fois et puis... 

Et puis il devra le dire mille fois. S'il admet qu'il est une larve, il en deviendra une. Pas avant et peu importe ce que peut bien raconter ce manipulateur. Vadim à peur de ce qu'il va se passer s'il ne dit rien. Ou pire, s'il dit quelque chose qui ne soit pas ce nom blasphématoire. Et malgré ça, il s'y refuse encore. Il peut bien graver ce qu'il veut sur sa peau, son âme y reste imperméable. 

- Non, je...

Non. Il n'a rien à dire. Il n'a plus de menaces en stock. Il n'a plus de force non plus. Il a mal et les larmes brouillent sa vision. Il a peur et personne ne viendra pour le sortir de là. Il n'y a plus que lui et le tortionnaire. Il est foutu et il peut bien jeté son jeu de cartes au feu, désormais, ce n'est plus lui qui tient la main. 

- Je suis Vermisseau.

C'est une voix sortie d'outre-tombe qui lâche ses quelques mots avant qu'il soit pris d'une crise de larmes totalement incontrôlable. L'esprit, le corps, l’âme, la conscience, et même l’inconscience ; tout lâche. Se brisent en mille morceaux. Les joues sont totalement détrempées et Vadim laisse tout allez sans plus apercevoir l’extérieur. Est-ce que le vampire le touche ? Le frappe ? Se moque de lui ? Il ne voit pas. Les larmes ont tout brouillés. Il vient d'abandonner.
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Heinart Bergstein
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MessageSujet: Re: L'Enfer de Bergstein Lun 24 Déc 2018 - 3:26
Elle était de plus en plus présente, la peur, il la sentait en lui, sur lui, partout et sentait aussi ses chaînes en activité, il devait tenter de trouver quelque chose à quoi s'accrocher, mais rien. Le vide, seulement le malheur, il avait monté d'un cran le niveau de torture, se montrait plus vicieux dans les coups qu'il lui infligeait, plus intense, lui montrait le plaisir qu'il prenait à le faire souffrir. Son corps réagissait de plus en plus, le bâton électrique était un outil qu'il appréciait beaucoup, très efficace, il se souvenait en avoir brisé plus d'un avec lui. Les souvenirs d'une dure à cuir lui revinrent à l'esprit, c'était une époque bien différente, une époque où il était encore en chasse et elle aussi avait été torturé à coup de bâton à électrochoc. Une chasseuse émérite avait succombé presque aussi rapidement que lui, à part qu'il la violait en plus et qu'il avait usé de ses chaînes pour la rendre amoureuse de lui autant qu'apeuré. Vadim pouvait être fier, si toutefois cela lui était encore possible, mais dans sa déchéance il en doutait et il ne lui dirait certainement pas qu'il avait tenu plus longtemps qu'il le pensait.

Cependant, c'était loin d'être long, loin d'être terminé, il voulait encore entendre la suite, obtenir la réponse qu'il convoitait et qui signalait le commencement de la soumission. Le petit savait cela, il savait que dès le moment où il se soumettrait pour échapper à la douleur, dès le moment où il dirait son nouveau nom, il serait fini, sa volonté déchanterait et il deviendrait un esclave dans l'esprit. Certes, il se rebellerait encore, probablement de nombreuses fois encore, mais il l'avait fait, il aurait alors franchi la limite à ne pas franchir et même dans le présent il ne verrait que déchéance et échec. Son seul moyen de réussir, de ressentir le bonheur en lui, c'était de passer par cette défaite. Mais il rêvait s'il croyait qu'il en aurait terminé pour autant avec lui, il lui révélait qu'il continuerait d'avoir mal, il le menace une ultime fois avant de passer encore un cran au-dessus et cette fois il ne pourrait revenir en arrière avant le lendemain. Toute la nuit n'aurait été que souffrance sur souffrance, là, s'il abandonnait, il continuerait de souffrir, mais peut-être moins s'il continuait sur la bonne voie. Il pleurait, il ne s'en rendait probablement même pas compte, son cœur battait bizarrement, son esprit était embrouillé, il luttait contre son désir que tout s'arrête, il craignait la suite autant qu'il craignait à présent le vampire. Il était le diable et c'était son enfer, son chez lui et l'humain y était prisonnier à sa merci.

Il devait parler, les tremblements se faisaient que plus violent encore et il déverrouillait ses lèvres pour lui répondre. Cela s'annonçait bien moins fructueux qu'il ne le pensait, il le croyait sur le point de craquer pourtant il lui répondait que « non » mais la suite mourut dans sa gorge et il n'entendait rien ensuite. Il voyait des nouvelles larmes apparaître, s'ajouter aux anciennes, les couvrant totalement alors qu'il lui répondait à nouveau et cette fois c'était une victoire. Il lui donnait le nom qu'il attendait et fondait en larmes. Pauvre petit esclave, il avait mal, mais pire que cela il savait qu'il venait d'abandonner et toute fierté mise à l'écart il se laissait tomber dans l'abîme. C'était là son erreur, il croyait que cela s'arrêterait, il croyait qu'il venait d'accomplir une chose incroyable, mais ce n'était pas le cas, il se trompait, il était loin d'en avoir terminé avec lui, pourtant ce n'était pas faute de l'avoir prévenu. Cependant, il retirait le bâton de ses bourses, il lui épargnerait cela, c'était une sorte de récompense pour son abandon et alors qu'il voulait s'abandonner encore davantage au gouffre il attrapait ses cheveux d'une bonne poigne pour le forcer à le regarder :

- C'est bien Vermisseau, tu vois que tu y arrives quand tu veux, mais ce n'est pas fini pour autant. Tu vas me dire ce que tu es et qui je suis. Attention, t'as défait est tout autant une victoire actuellement, mais elle peut rapidement changer.

Il le relâchait et pour le motiver ainsi que le réveiller il envoyait une décharge dans son bas-ventre, courte, mais intense. Vermisseau pourrait avoir l'impression que le Père ne l'écoutait même pas, il retournait au fourneau et en sortait le bâton en métal avec le blason au bout rouge vif dû à la chaleur. Cependant, même s'il donnait l'impression de ne plus se préoccuper du petit, il écoutait toujours encore et s'il n'avait pas la réponse qu'il attendait il agirait en conséquence. Bien entendu, il voulait l'entendre l'appeler maître et lui esclave, s'il ajoutait Vermisseau dedans alors Heinart en serait que plus satisfait. Si malgré tout il faisait à nouveau sa forte tête, s'il devait donner une réponse différente alors le bâton électrique reviendrait par-derrière se coller aux bourses du petit et sans prévenir, sans sommation, sans même lui accorder le temps d'appréhender il lui enverrait une décharge longue de trois secondes. Il ne doutait pas de la douleur qui le traverserait à cet instant précis et alors qu'il laissait le bâton électrique chuter sur le sol, il se retrouvait planté devant lui. Le Père ne connaissait pas la pitié, d'aucune sorte, il pouvait se montrer exceptionnellement plus doux quelquefois, mais cela était si rare qu'on ne pouvait pas vraiment les compter. Même pendu au plafond Heinart demeurait aussi grand voire plus grand que l'esclave. C'était en le regardant droit dans les yeux, si toutefois il osait le regarder, qu'il plaquait le fer chaud contre sa peau, la marque serait sur son torse, une dizaine de centimètres au-dessus du téton droit, même habillé il lui suffirait de tirer un peu sur son haut pour le montrer. La morsure du fer dura probablement longtemps pour l'esclave, même si en réalité cela ne dira qu'une poignée de seconde avant qu'il ne la retirait et la reposait à nouveau dans le fourneau.

Puis, à nouveau comme s'il se désintéressait du petit, il allait jusqu'à la porte de la geôle, enfin, jusqu'à un interrupteur à côté, il appuyait sur un petit bouton et parlait :

- Qu'on ramène ma Souris, il est temps et dite lui de ramener de quoi soigner un supplicié.

Il n'attendait pas de réponse quelconque, il se retournait et regardait à nouveau Vadim pendant comme un verre au bout des chaînes. Ce nouveau nom lui allait foutrement mieux que le précédent se disait-il, il s'approchait alors lentement, d'un pas lourd et reprenait la parole :

- Comment allons-nous nous occuper en attendant qu'elle arrive, quelle bonne question...

Son regard était mauvais, très mauvais, il passait sa main sur le corps de l'esclave, le sang ruisselant avec la pluie recouvrait rapidement le bout de ses doigts alors qu'il passait dans son dos. Il savait qu'il avait une bonne dizaine de minutes facilement, elle devait se trouver dans le labo, le temps que quelqu'un aille la chercher et qu'elle vienne, il avait largement le temps de s'amuser un peu. Vermisseau pouvait entendre Heinart défaire son pantalon, il était moins homme que femme, il n'était pas vraiment bisexuel, mais n'était pas bien difficile concernant l'endroit où allait se fourrer sa verge voilà tout. D'une main ferme il maintenait le petit en place, qu'il cherchait à se débattre ou non il y irait sans vergogne et se servirait du sang comme lubrifiant. Une poussée brutale, probablement sanglante, il avait entendu que le Bossu lui avait aussi fait découvrir le plaisir d'être pris comme un animal et même si cela ne lui changeait rien, il savait qu'à présent il savait ce que cela faisait. Vermisseau ne l'avait certainement pas remarqué avant de le sentir, mais Heinart avait ramassé le bâton électrique en passant dans son dos et tout en le prenant comme une bête il plaquait la pointe du bâton sur sa taille. D'une main il le tenait fermement au niveau du ventre et de l'autre il envoyait de petite décharge par endroits. La taille, la cuisse, le dos, le torse et même une fesse à un moment eut droit de subir le bâton. Il n'avait pas été tendre, il baisait son esclave comme il l'aurait fait avec une prise de guerre et le faisait marcher au pas tout du long à coup de décharge. L'électricité lui servait autant de stimulant pour son plaisir en le sentant se contracter, que pour le maintenir bien réveillé. Il savait que la marque sur le torse avait dû saper encore davantage son moral, puis ce qu'il lui faisait maintenant et depuis le début.

D'ordinaire il y serait allé jusqu'à la fin, il aurait poursuivi jusqu'à se vider en lui, mais il lui aurait fallu bien plus de temps et avait d'autre chose en tête, il se finirait avec sa Souris. D'une bonne claque sur les fesses de l'esclave il reculait et au même moment la porte s'ouvrait sur la belle Azalé. Le petit esclave avait probablement rarement vu de telle beauté, si elle portait la blouse blanche il froncerait les sourcils, ce n'était pas en qualité de chercheuse qui la voulait ici et d'un ton brusque et agressif il lui ordonnerait de la retirer. Elle devait probablement avoir une trousse de premier soin avec elle et un écriteau en métal que les gardes lui on remit. Si elle n'était pas en blouse, ou si elle retirait d'elle-même dès son arrivée il agirait alors de suite. Tout en demeurant dans le dos de Vermisseau, il activait son pouvoir, il savait que son aura se renforcerait encore davantage, mais il en avait que faire, il s'en fichait, cela faisait un moment qu'il se posait la question et avoir la réponse au fonctionnement de son aura n'y changerait rien. Il ne pouvait déjà plus se mouvoir au sein de la populace, vampire ou humaine, sans retenir son aura et s'affaiblir, alors qu'elle soit démesurée ou énorme n'y changerait au fond plus rien. Les chaînes accrochèrent le cœur de l'esclave qui pendait, s'enchaînèrent au plus grand amour qu'il avait connu, ce seul sentiment sans tout le reste qu'il avait pu ressentir pour cette personne, uniquement l'amour le plus fort et absolu. Puis il l'enchaînait à sa Souris, lui qui avait perdu tout, qui n'avait plus que ténèbres à l'esprit, son passé n'était qu'un abîme sans fond qui l'avait mené dans l'enfer de Bergstein. Cependant, malgré la perte de tout, le coup de foudre provoqué par le diable serait sa lumière dans l'abîme et cet amour serait à sens unique.

Heinart était bien passé pour le savoir, l'amour était une chaîne en soi mais là c'était le grand, celui qui aveugle, celui qui résiste et dans son cas les chaînes ne lui permettraient jamais de le changer. Qu'importe ce qu'elle ferait, qu'elle lui répondait avec mépris, qu'elle le haïssait, qu'elle aimait un autre, rien n'y changerait, les chaînes étaient immuables, seul Heinart déciderait et il accordait à Vermisseau le temps de se laisser baigner dans cette émotion qu'il croyait probablement perdue à jamais. Heinart réajustait son pantalon et désignait l'esclave qui pendait de la main à sa Souris :

- Fais ce qu'il faut et rapidement...

Il passait à côté d'elle, si elle avait pris plus de temps qu'il ne l'avait prévu pour venir jusqu'à dans les geôles, il la giflerait du revers de la main sans lui donner d'explication, c'était à elle de savoir pourquoi et elle devait très certainement le deviner. Le vampire irait à nouveau à côté de la porte et appuierait sur un autre bouton qui ferait fermer la grille du haut, empêchant ainsi la pluie de continuer de tomber sur l'esclave. Au même moment plusieurs bougies commandées électriquement s'allumeraient, une par poutre encadrant le centre, huit en tout, cela donnait une ambiance légèrement sombre, mais assez lumineux pour que la Souris puisse voir et soigner. Ainsi Vermisseau pouvait enfin voir les murs de la geôle pleine d'outils. Il laisserait ensuite ses chaînes opérer, observerait attentivement ce qui se passait, Vadim ne pouvant se mouvoir il ne pourrait rien tenter et de toute façon il savait que sa Souris ne lui permettrait pas. Lorsqu'elle aurait terminé son travail, lorsque sa tâche serait selon elle terminée, il sourirait largement, mais mauvais et si Vadim ne comprendrait peut-être pas de suite, il savait que sa Souris comprendrait qu'elle allait avoir mal. D'un ton savourant déjà la souffrance prochaine qu'il allait lui imposer:

- Tu aimes la marque de mon blason sur sa chair ? Je l'espère bien, nous n'avons pas encore vraiment eu le temps de nous occuper de ça tous les deux et il est temps de rectifier le tir. Apporte-moi le bâton là-bas, tu peux marcher debout.

Il savait bien qu'à quatre pattes porter un bâton chauffé d'un côté et qui devait probablement déjà être plutôt chaud sur toute la longueur n'était pas une bonne idée. Cependant, il savourait les réactions des deux esclaves à cette annonce, Vermisseau qui savait ce qu'elle allait subir dans un instant et Souris qui appréhendait la douleur future malgré toute la bonne volonté qu'elle pouvait avoir. Mais il savait qu'elle le ferait, la question ne se posait plus depuis ce qu'il lui avait ordonné l'autre jour depuis sa terrasse. Lorsqu'il aurait le bâton, il la ferait mettre à genoux si elle ne le faisait pas d'elle-même et contrairement à Vadim, il prenait son temps. Le temps qu'elle puisse voir le bâton approcher, mais aussi surtout pour que Vadim puisse le voir et qu'importe ce qu'il ferait ou dirait, cela n'y changerait rien du tout. S'il devait se rebeller, alors il le punirait ensuite, mais pas immédiatement, au bout de l'attente interminable, la morsure du métal chauffé rencontrait la chaire de son esclave. Ce n'était pas le même endroit que chez Vadim, il ne voulait pas laisser une telle marque sur sa poitrine, mais il voulait qu'elle se voie et la marque se retrouvait sur son ventre, sous le nombril à droite. Ainsi lorsqu'il la promènerait le ventre à l'air le blason serait visible de tous, le blason était rond, un cercle épais avec à l'intérieur la lettre « B » sous les traits d'un dragon. Une fois la marque faite, il enverrait le bâton valser et chuter lourdement sur le sol plus loin. Si sa Souris avait crié ou faite trop de bruit à son goût, il enverrait une gifle de quoi l'envoyer elle aussi sur le sol pour la faire taire et la punir. Levant ensuite simplement le doigt devant sa bouche pour lui faire comprendre que le silence, même dans ses circonstances, était obligatoire. Cependant, il n'irait pas plus loin et la laisserait se remettre à genoux. Son regard se portant ensuite sur Vermisseau, un sourire mauvais aux lèvres, comme s'il venait d'avoir une mauvaise idée pour lui.
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Vadim Sahlen
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MessageSujet: Re: L'Enfer de Bergstein Mer 9 Jan 2019 - 14:27
Il a perdu. En fait, le jeu était perdu depuis le début. Vadim aurait dû le savoir avant même de commencer la partie. Mais avait-il vraiment eu le choix ? Est-ce qu'une autre option c'était présenté à lui ? Non, il n'y avait eu que ce démon pour s'intéresser au plus fou des sains que cette terre n’eut jamais porté. Ce n'est pas Vadim qui a lancé les dés le premier, il a seulement joué comme lui seul sait le faire : de la plus mauvaise des façons. Alors, peut-être que ça aurait pu être... Moins pire ? Mais cela serait quand même. Une défaite gravé sur une tablette de marbre appelé destin.Vadim a perdu, il a renoncé à son prénom. Son identité. Sa liberté. Pour de vrai ? Non ! Bien sûr que non ! Il sait encore qui il est. Ce qu'il veut. C'est d'ailleurs ça le plus dur dans cette histoire. Parce que si Heinart lui faisait simplement oublier, alors, il oublierait. Il serait un ver sans ambition, ni pensée, ni rage, ni colère. Il n'aurait plus conscience de ce qu'il est ou non... Il s'en foutrait de se faire électrocuter à tout bout de champ. Malheureusement, ce n'est pas le cas et Vadim retient un long soupir de soulagement quand l'embout de métal quitte enfin ses testicules. 

La main qui l'effraie par sa seule ombre tire la chevelure détrempée vers l'arrière sans laisser le moindre répit au torturé et c'est presque instantanément que les sanglots s’arrêtent. Vadim est conscient et Vadim est terrorisé. Il se sent l'âme d'un enfant. Est-ce qu'il regardait sous son lit avant d'aller dormir ? Il n'aurait pas eu aussi peur si un monstre en était sorti. Malgré tout, il trouve le courage de soutenir le néant de ses charbons ardents. Il sonde le regard d'Heinart comme s'il espérait pouvoir y lire quelques choses. Il s'y accroche comme à une ancre tandis que les prévisions deviennent réalités. Il faut répéter l’ignominie. Encore une fois. Il faudra le faire sans cesse jusqu'à ce que ça ne devienne plus qu'un mot. Jusqu'à ce qu'il accepte d'avoir perdu. Pour de vrai. Pour de bons. 

Est-ce parce qu'il a hésité une seconde avant de répliquer qu'il prend un nouveau coup de jus au milieu du ventre ? Il est persuadé que même s'il avait été plus rapide, il n'y aurait pas échappé. En tous les cas, la manœuvre fonctionne à merveille : il n’émet pas le moindre doute avant de répondre d'une voix sans tonalité. 

- Vous êtes le Maître et je suis Vermisseau.

Mais Heinart est déjà parti faire autre chose. Préparer un nouveau supplice. L'esclave serre les dents et ferme les yeux, comprenant que trop bien ce qui est en train de se passer. Heinart l'a prévenu. Il va le marquer comme on marque une bête et l'odeur du métal chaud qui danse dans la cellule ne le trompe pas. 

Vadim n'a pas le courage de regarder le vampire dans les yeux tandis que le monstre s'approche grimace aux lèvres. Il n'a même plus la force d'essayer de les ouvrir et garde durement pour lui le hurlement de pure douleur qui traverse ses poumons alors qu'un fumet de poils carbonisés rejoint ses narine. Son corps, devenu marionnette, se met à trembler plus fort que s'il était en hypothermie. Les limites sont franchies et pourtant...

Pourtant, c'est loin d'être fini. Entre le chaud et le froid, le russe ouvre les yeux pour observer la boursouflure criante. Une défaite gravée dans la chair. À tout jamais. Il ne se préoccupe pas d'Heinart qui semble parler tout seul, cette fois, Vadim ne croit plus à la délivrance. Le démon ne partira pas. Et Vadim n'y survivra pas.

Ce qui le sauverait ? Un bon vieux malaise des familles. Malheureusement, même si son corps n'est pas loin des abysses, il sait d’expérience que le démon ne le laissera pas fuir, même si c'est un instant. Non, et puis, il a prévu encore d'autres choses. D'autres sévices. Vadim songe à supplier. Il ne le fait pas. Il retient seulement les sobriquets qui lui viennent en tête quand le vampire commence à le caresser de façon suggestive. Quant à la suite...

Vadim oublie de ne plus hurler. Il oublie qu'il est enchaîné. Il brûle ses poumons par des gémissements mortels. Heinart a pénétré son fondement sans un seul préavis et la déchirure lui semble remonter jusque dans son dos tant la douleur l'irradie. Les coups de bâton électrique ? Voilà qu'ils sont le dernier de ses problèmes. Il résiste contre la verge en essayant de resserrer l’accès. En vain, il n'y gagne que des souffrances supplémentaires. 

Combien de temps ? Beaucoup trop. Il ne sait pas qui il attend et d'ailleurs, il n'attend même plus. Qu'est-ce qui pourrait le sauver de sa petite vie minable maintenant qu'il a largement touché le fond ? Les larmes ont noyé ses yeux tandis que la torture s’arrête comme elle a commencé. Il ne reste plus qu’un corps qui pend. Un homme qui gémit sans même sans rendre compte. Il a perdu et il a bien trop mal pour s'en mordre les doigts. Les spasmes continuent bien après que le corps froid ait brisé tout contact et le supplicié n’aperçoit pas encore celle qui vient d'entrer. Il réagit à peine à la claque qui raisonne douloureusement sur la peau rougit où sperme et sang se mélangent encore. Vadim est mort. En tout cas, il se sent comme tel. Son âme pèse bien trop lourd et la souffrance ne semble plus avoir la moindre espèce de limite. Si son cœur est toujours battant, sa conscience l'abandonne doucement. Game over. Fin de la part...

Une odeur. Plus forte que le sperme et plus douce que le sang. Les paupières lourdes s'ouvrent malgré elles et c'est à ce moment qu'il la voit. Elle. La plus belle des femmes qu'il ait jamais vu. Est-ce que c'est un ange ? Est-il vraiment mort ? Maintenant, il espère que non. Juste pour pouvoir la contempler encore un peu. Les lèvres bougent sans qu'un seul mot ne soit émis. Son cœur vient de se remettre à battre et il bat pour elle. Elle dont il n'arrive pas à demander le nom. Conditionnement ? Peur ? Fatigue ? Probablement un peu des trois. 

Finalement, il ne fait qu'observer, lui, attraction principale de cette sombre nuit, devient alors spectateur. C'est presque hors de son enveloppe charnelle qui à le plaisir de contempler la créature qui le soigne. Il ne regarde pas Heinart. Ne cherche pas sa présence. Il sait qu'il est là, c'est déjà assez atroce en soi. Non, il préfère regarder les mains blanches qui soignent les plaies. Il s'enivre dans l'idée de se noyer dans ses longs cheveux roux. Il imagine les lèvres rose sur les siennes. 

Et la magie opère. Il est amoureux. Un coup de foudre. Comme dans les histoires qui le faisaient rire bêtement. Il oublie la cage et n'essaie pas d'en connaître les limites maintenant qu'Heinart à allumer la lumière. Il n'a d'yeux que pour elle. Elle qui est... Ah, il craint de connaître déjà la réponse. Il refuse malgré tout de l'écouter et observe presque trop sagement ce qu'il se passe. C'est vrai qu'il n'est plus en état pour une quelconque rébellion, mais voilà que son esprit est à nouveau alerte. Il ne peut pas être un simple spectateur. Non, il est un foutu protagoniste et le marbre a un humour des plus douteux le concernant.  

Les limites depassés depuis longtemps, Vadim n'a même plus la force d'avoir encore plus mal. Son corps est parsemé de marques noirâtres et la pire d'entre elles est encore rougeoyante. Son subconscient est fermé tandis que sa conscience est vidée. Il n'a plus la moindre force, physique ou même mental. Chaque tronçon de son corps est un tombeau de douleur. Par les brûlures, le viol qui a pris sa virginité ou simplement la position qui n'était déjà pas confortable les premières minutes. Et pourtant... 

Il doit retenir un gémissement de douleur quand Heinart sort à nouveau l’instrument de torture, le bâton de fer rouge. Cette fois, ce n'est pas pour lui. Il voudrait supplier pour elle, il devrait l’empêcher de faire ça... Mais il ne fait rien. Attaché, épuisé, il retient amèrement le goût de cette souffrance différente et toute aussi dévastatrice que celles qu'il connaît déjà. L'impuissance face à l'être aimé... Ses yeux se ferment à nouveau pour échapper à la scène. Il ne veut pas voir ça, il l'aime déjà trop pour ça. 

Comment peut-il l'aimer ? Il ne connaît même pas son nom... Comment peut-elle bien s’appeler ? Peut-être Amélia ou bien Alice. Non, pas Alice, elle ne s'appelle sûrement pas comme ça. 

Un jour, il lui demandera. Aujourd'hui, il a bien trop peur pour cela.
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Azalé Denacaux
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MessageSujet: Re: L'Enfer de Bergstein Jeu 10 Jan 2019 - 15:39
Penché au dessus de mon microscope, je ne fait pas vraiment attention à ce que je fais. Je suis plutôt perdu dans mes pensées. Je ne comprend pas. Mon Maître est revenue de son voyage. Il est parti quelques jours en Angleterre je crois… Moi je n’y suis jamais aller… Mais je n’en sait pas plus. Il me m’à rien dit à part le fait que je devais poursuivre mes recherches cette nuit.  JE sais bien qu’il n'a pas à me donner d’explication. Mais j’aurai voulu passer du temps avec lui. Même si c’est égoïste. Mais… Il m’a manqué pendant ses quelques jours. J’ai eu du mal à me faire à son absence. Et maintenant qu’il est là, j'espère que tout ca redevenir comme avant. Nous deux… Je suis actuellement bien loin de me doute que ca ne sera plus jamais du “nous deux” mais plutôt du “nous trois”

Avec un soupire, je recule mon tabouret de la paillasse. Ca ne sert à rien que j’insiste aujourd’hui. Je ne vais rien arriver à faire de bon et je risque de gâcher des échantillons. Je me décide donc à ranger et faire le ménage. Je range ce qui a été sortie, je passe le balais et lave par terre. Lorsque tout cela est fait, j’ai faim. Je n’ai pas manger beaucoup ces derniers jours. Une fois encore parce qu’il n’était pas là. Je n’en ai pas conscience vu que je n’aime pas me regarder dans un miroire et que j'évite de le faire si je le peu, mais j’ai perdue un peu de poids et, pour quelqu’un comme le Maître, une fois la blouse retirer, cela se voie. Je n’ai pas dormis beaucoup non plus d’ailleur. J’ai préféré me plonger dans le labo, quitte à dormir quelques heures sur un matelas dans un coin de la pièce.

Arriver à la cuisine, on me sert aussitôt, une assiette préparer spécialement pour moi, sans produit de la mer, car le menu du jour c’était une brandade de morue. Je ne dit rien et je vais m’assoir dans un coin, à l'écart des autres pour manger tranquillement. Depuis le début, j’ai l’impression qu’ils m’évitent. Personnes ne vient vers moi si il n’y ai pas obliger pour une raison quelconque. Mais cela ne me derange pas. Je ne cherche pas spécialement à me faire d’amis en fait. Je ne suis là que pour servir mon Maître. Je mange avec plaisir mon premier vrai repas depuis quarante huit heures au moins. Puis j’attaque mon dessert. Un crumble de pomme. J’adore ca. Les yeux brillant, je l’attaque avec beaucoup de plaisir, seule dans mon coin.

Pourtant je n’ai pas le temps de le finir. Je relève la tête alors qu’un garde entre, visiblement présser. Il demande si on m’à vu. Qu’il demande cela, c’est forcément que le Maître me cherche. Je me lève aussitôt, laissant ma petite cuillère retomber avec fracas dans mon assiette. Elle n’a pas fini de tinter, que je suis à côté de lui. Faire attendre le Maître n’apporte jamais rien de bon. Aussitôt il m’explique que je dois rejoindre le Maître. Je hoche la tête et c’est en courant que je monte dans la chambre pour récupérer le matérielle nécessaire à des soins de tout type. Je ne sais pas à quoi m’attendre vu que je n’ai pas eu de précision donc je prend de tout. Puis je redscent vers les geoles.

Je passe la porte, parcours par un frison. L’aura du Maître est bien présente, et je n’aurai pas eu de problème à trouver la bonne porte, même si les gardes ne m’avaient rien dit. Je m’arrête une seconde et prend une inspiration avant d’ouvrir la porte. Je la referme aussitôt et je pose ce que j’ai en main, la trousse et la pancarte, pour retirer ma blouse que je pose proprement au sol, n’ayant aucunement conscience de se que mon Maître et en train de faire à l’humain qui pend, attacher au plafond. Je ne suis pas médecin, mais je comprend que ses blessures ont bel et bien besoin de soin. Mon regard se porte sur le Maître et aussitôt mes yeux brillent de plaisir à le voir. Il se rapproche de moi, me donnant un ordre simple et me giflant au passage. Je ne dit rien, reculant juste d’un pas ou deux pour encaisser sans tomber, avant de m’avancer vers lui pour travailler.

Je lui tourne autour, cherchant à évaluer la gravité des différentes blessures et la priorité des soins. Je ne met pas longtemps à mettre la priorité sur la brûlure. Elle retient mon attention pour deux raisons. Les soins bien sur. Et parce que, même si je n’ai jamais vu ce logo, je suis loin d’être idiote. Je jette un coup d’oeil d’une milliseconde au Maître et reporte aussitôt mon attention sur l’humain. Je n’ai aucun doute. Il s’agit la de son symbole. Son blason. Et si j’y ai échappé jusque là, mon instinct me dit que je vais y avoir le droit moi aussi et que ca ne va pas me plaire… Je me mord la lèvre et je me refuse à penser à cela. Ce n’est pas le moment. Et puis je sais que je n’y échapperait pas de toute façon. Alors autant obeir.

Au millieux de tous les petits pots que j’ai, je fini par trouver un baume hydratant et rafraîchissant. Tout pile ce qu’il faut. Délicatement, je viens en étaler une généreuse couche sur la brûlure. Je ne peut pas faire plus, mis à part en remettre régulièrement pour que sa reste toujours hydrater et qu’il n’y ai pas de problème. Je laisse ensuite mes doigts courir légèrement sur sa peau, la ou il n’est pas blessé. Je désinfecte ce qu’il faut désinfecter. Heureusement, il n’y a pas besoin de point de suture. Puis je bande tout ca. Lorsque j’ai fini, je range les pots dans le sac puis je vais le reposer le long du mur à côté de la pancarte donner par les gardes. Je me tourne ensuite vers le Maître. Je n’ai pas le temps de revenir vers lui qu’il me demande d’aller chercher le fer…

Je ne peux pas m'empêcher de laisser mon regard aller de la brûlure sur le torse de l’humain au tison. Mais je ne discute pas. J’ai deviner en la voyant que j’y aurai probablement le droit aussi. Alors je vais le chercher et je reviens vers lui. Je le lui tend et m’agenouille à son ordre sans discuter. Je ne peux pas m'empêcher d’avoir peur alors qu’il s’approche lentement de mon ventre. Je sent la chaleur devenir de plus en plus forte. Et alors que je tremble en le voyant approcher, lorsqu’il se pose sur moi, sur mon ventre, émettant un grésillement désagréable et une odeur tout aussi agréable, il me faut plusieurs secondes pour que mon cerveaux comprennent se qui se passe. Que la douleur lui parvienne. Lorsque c’est le cas, je n’arrive pas à retenir le cri de douleur qui s’échappe de mes lèvres. Je n’arrive pas non plus à retenir le mouvement de recule qui me secoue. Mouvement qui n’aboutit à rien puisque, comme si il avait anticiper ma réaction corporelle purement instinctive, le Maître m’a attraper et me tient fermemant.

Finalement le fer s'éloigne et les larmes coulent sur mes joues. Un gifle m’envois au sol, mais se qui me fait couiner de douleur, c’est mon ventre qui pulse sous la douleur. Douleur exacerbée par le frottement du sol. Je sais pourquoi j’ai pris cette gifle. Alors je me contente de me redresser et de revenir vers lui à quattre patte, les bras et les jambes tremblant sous la douleur qui ne va pas passer si facilement. À peine revenue à ses pieds, je me prend une nouvelle gifle. Je fini à nouveau au sol, sur le ventre. Mon souffle m’échappe à nouveau sous la douleur de la brûlure qui palpite sous mon poids. Il me faut quelques longues seconde de plus pour réussir à me remettre les idées en place et me relever. Toujours tremblante sous la douleur, je reviens une fois encore vers lui.

À ses pieds, je reste silencieuse, même si des larmes de douleurs continuent de gouter de mes yeux. Je garde la tête baiser, observant ses pieds. Je n’ose pas relever la tête. J’ai peur. Peur de voir de la déception sur son visage. C’est peut être bien ce qui m’effraie le plus. Alors je garde le regard baiser. Je ne vois pas son sourire. JE ne vois pas son regard. J’entend juste ses ordres. Alors je ne discute pas. Je tourne la tête vers l’humain. Si il me regarde, je croise alors son regard.  Je me contente de le regarder une seconde, puis je me dirige vers lui pour obéir.

Il ne me faut que quelques secondes et quelque coup d’oeil pour trouver le bon mécanisme. J'entreprend donc de le faire descendre de la ou il est. PAs trop quand meme. Par expérience je sais qu’il va avoir du mal à tenir debout, voir pas tenir du tout. Alors je fait descendre le crochet assez bas pour que, si il tombe, il soit à genoux. Pourquoi? Pas pour l’aider. Mais parce que si il s’effondre au sol et se retrouve allongé, je sais que je n’aurai pas assez de force pour le redresser seule. Alors je m’arrange pour ne pas avoir besoin d’aide. Lorsque je peut accéder à ses poignets, je fait accrocher deux nouvelles chaînes à sa droite et à sa gauche. Je les ramène à côté de lui. Assez lâche, je peut lui attacher les poignets alors qu’ils sont encore lier ensemble. Puis je le décroche du crochet ou il etait suspendu. Je délie ses poignets l’un de l’autre avant d’aller tendre les chaînes de chaque côté. Ainsi, il n’a pas d’autre choix. Il se retrouve à genoux, bras écartés de chaque côté de son corps. Lorsque j’ai fini cela, je vais faire remonter le premier crochet, puis je reviens vers le Maître. Chaque mouvement que je fais me fait mal. Mais je ne dit rien. Je prend sur moi et revient m’agenouiller à ses pieds. Je ne l’ai toujours pas regarder en face. Une fois encore, je regarde ses pieds et j’attend la suite en silence.

Je reste silencieuse. Mais je ne peut pas m'empêcher de jetter de petit coup d'oeil à l'humain qui est non loin. Je n'ai pas vraiment fait attention à lui jusque là. Je me suis contenter d'obéir aux ordres du Maître. Mais malgré tout, il m'intrigue. Qui est il ? Qu'à t il fait pour se retrouver dans cet état ? Sûrement quelque chose de grave. Je ne sais pas. Et je ne me vois pas poser des questions pour le moment. Même si je ne comprend pas sa présence ici. Ai je fait quelque chose qui a pousser le Maître a ne plus vouloir de moi? Non je ne pense pas... sinon il n'aurai pas apposer sa marque sur moi pour montrer à tous que je suis à lui... alors pourquoi? Et puis... Pourquoi il me regarde comme ça? Cette lueur dans ses yeux... cela me donne l'impression qu'il a trouver un trésor. Mais je ne comprend pas. C'est la première fois qu'un homme me regarde comme ça et je ne reconnais pas cette lueur dans ses yeux. Cela attise ma curiosité a tel point que, même si je n'en oublie pas le Maître, cela fait maintenant quelques minutes que je le regarde sans me détourner, les yeux brillant de curiosité.
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Heinart Bergstein
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MessageSujet: Re: L'Enfer de Bergstein Ven 11 Jan 2019 - 3:00
Voilà qu'il était calmé, tout ce qu'il lui infligeait depuis son réveil, la veille déjà aussi, cela l'avait marqué bien plus profondément que ce que pouvait faire le fer chaud et il savait déjà son esprit au bord de chavirer. Mais la torture était un art qui se perdait et dont il espérait qu'il recommencerait à renaître. La torture consiste à infliger le pire à quelqu'un, mais sans jamais le casser, le briser, il devait rester quelque chose avec quoi s'amuser dans son cas, sauf que c'était lui qui déciderait de ce qu'il garderait ou non. Le petit avait pourtant les bons réflexes, il avait utilisé son nouveau nom et l'avait appelé maître, mais cela manquait de voix, de force, mais c'était en partie de sa faute donc il n'allait pas le punir. Le vermisseau faisait déjà de grands efforts, autant qu'il lui était possible d'en faire, il allait peut-être s'améliorer lorsque sa Souris serait présente, une lumière dans l'esprit était toujours une bonne chose, surtout lorsque cette lumière était sous son contrôle. Heinart était bien conscient qu'il commençait à montrer une confiance un peu trop absolue envers Azalé, mais elle l'avait surpris et de la bonne manière. Il voyait souvent l'humain en ses esclaves, ses domestiques, malgré les noms, l'important était qu'ils le cachaient le mieux possible, mais sa Souris avait transcendé tout cela et poussé ses espoirs au plus loin. La mort ne l'effrayait plus lorsqu'il était question de lui, une dépendance était née, une sorte de vénération silencieuse, il pouvait la cogner, encore et encore sans la moindre raison qu'elle tenterait dans son ultime souffle de revenir à ses pieds. Il aimait cela, elle n'avait plus rien d'humain, elle n'était que sa Souris et être amoureux d'elle pour un autre esclave serait un supplice terrible. Cependant, il espérait que cela soit aussi un exemple, de plus, il s'assurait une protection pour elle, il la servirait sans se rendre compte qu'il servait en réalité le vampire.

Les sévices avaient continué après, Heinart avait utilisé le petit comme un passa temps, violant son fondement pour le simple plaisir de le faire et la douleur que cela lui infligeait. Cependant, le vampire ne s'était pas vidé en lui, malgré ses croyances, malgré ses impressions, la seule chose qui coulait dans la fente de ses fesses était du sang, le sien et Heinart s'en amusait. Il lui faudrait bien plus de temps pour atteindre l'orgasme et ce n'était même pas ce qu'il avait cherché, ce n'était qu'un passe-temps vulgaire. Il sentait l'odeur de la résignation, l'abandon de soi, la disparition de son âme en quelque sorte, mais il ne laisserait pas cela se faire, il lui fallait une chose à quoi s'accrocher, cela ne serait pas lui, non, il voulait qu'il garde cette haine, elle lui serait utile, il devrait la nourrir encore un peu. Heinart se demandait qui gagnerait, la haine ou l'amour, lequel préserverait-il et lequel il cherchera à détruire. Mais la magie opérait rapidement, il ne lui avait suffi qu'un instant pour réaliser, lorsque le petit releva les yeux le coup de foudre incroyable refaisait battre son cœur qui venait de s'éteindre. Heinart dans son esprit se disait que l'amour était bien une chaîne et un sentiment très dangereux. Le démon qu'il était s'en servait souvent, il manipulait l'amour pour faire tenir ou plier les gens à sa convenance et cela depuis la nuit des temps. Le père rejoignait sa petite préférée à qui il n'épargnait jamais rien, elle avait été tant de fois battue, jeté au sol et pourtant c'était des yeux brillants d'une lueur de joie qu'il contemplait.

Malgré sa joie, cela n'y changerait rien, elle se mangeait une gifle comme il en avait le secret et cette caresse ne la fait que reculer sans même chuter. Elle ne s'en rendait probablement plus compte, mais même un homme serait tombé avec une telle baffe dans sa tronche. Sa Souris se dépêchait de rejoindre l'humain et de travailler. Ses ordres étant des plus claires, elle ne perdrait pas de temps à réfléchir, c'était la beauté de l'esclavage, elle savait quand elle devrait réfléchir et quand justement son cerveau devait être mis en pause. La belle s'occupe du miséreux supplicié tendit que le démon les regarde faire du coin des yeux et c'est sans surprise qu'il décèle la lueur d'angoisse dans les yeux de sa petite. Oui, elle n'était pas idiote, elle savait bien qu'elle y aurait droit elle aussi et cela avait l'air de l'enchanter. Elle revient vers lui, l'ordre tombe, elle savait qu'il allait venir, pourtant son regard se porte sur la marque de l'autre humain, elle était pleinement consciente de la douleur que cela serait, mais aucune protestation, elle n'oserait pas. Elle ramène l'outil qui la fera très certainement hurler à la mort tant cela lui fera mal, mais pas un regard, aucune tentative de pitié et c'était tant mieux, il l'aurait frappé durement pour un tel geste. Le démon prenait son temps et lorsqu'il appliquait le fer chaud sur la peau délicate de son esclave, elle n'émettait qu'un petit gémissement, le métal chauffé faisait plus de bruit qu'elle, mais cela ne dura pas, dommage pour elle et elle tenta même de se soustraire à la douleur en reculant. Mauvaise idée petite, il avait prévu qu'une telle chose pouvait arriver, elle n'était pas encore parfaite, mais cela viendrait en temps voulu et lorsque travail fût terminé elle prit une baffe violente en pleine joue pour la sécher au sol.

Cette fois elle avait mal, cette fois elle tombait pour revenir en rampant malgré la douleur qui la traversait de part en part. Les larmes coulaient et il était surpris de ne pas entendre l'autre humain protester, mais il devait déjà savoir qu'au mieux ce serait lui qui serait puni et au pire elle prendrait pour sa connerie. Ses membres tremblaient tant la douleur était insoutenable et à peine elle était revenu à ses pieds qu'elle était renvoyée au sol, celle-ci était pour avoir hurlé et celle d'avant pour le bruit. Elle devait s'en douter, mais la chute en était pas moins affreuse. Heinart quant à lui prenait plaisir à voir cela, la petite tentait de se redresser, difficilement, elle souffrait, avait mal comme il n'était pas permis et pourtant il savait qu'elle serait triste s'il devait annoncer qu'il repartait. La petite n'osait plus relever les yeux, honteuse de son propre comportement, c'était ce qu'il se disait, la peur n'avait rien à voir, elle avait transcendé ce type de pensée. Finalement, le démon lui donnait un nouvel ordre, simple, mais cela la ferait un peu bouger et il voyait bien que le petit Vermisseau n'en pouvait vraiment plus du tout, cette position finirait par le tuer s'il le laissait ainsi encore longtemps :

- Va le détacher, enchaîne ses mains aux chaînes qui sont de chaque côté et pour info, il s'appelle Vermisseau.

Un léger sourire aux lèvres, il laisse la petite s'en occuper, elle avait mal, mais agir l'aiderait à surmonter la douleur, de plus, elle apprendrait et se renforcerait mentalement à la douleur ainsi. Heinart quant à lui place le fer chaud dans une bassine d'eau de pluie pour le refroidir et une fois chose faite retirait l'embout. Le vampire allait chercher l'écriteau que la petite avait ramené avec elle et le plaçait dessus avant de le jeter dans le feu comme le précédent. Vermisseau devait se douter de ce que c'était s'il prêtait attention, mais il semblait n'avoir d'yeux que pour celle qui lui permettait enfin de changer de position. Une fois chose faite il se plaçait en face de ses esclaves, à quelques mètres à peine et patientait que la petite termine, elle avait bien agi, méthodique afin d'éviter tout signe de rébellion de la part du vermisseau. Sa Souris retournait aux pieds de son maître bien sagement, cette fois il était content d'elle et sa main qui allait lui caresser la joue s'arrêtait. Le Père n'en faisait rien, son regard se baissait sur la petite à ses pieds, elle fixait l'esclave et il décelait de la curiosité de la part de la petite. Heinart se disait en s'amusant que le jeune Vermisseau avait marqué des points auprès d'elle, en tout cas il était parvenu à l'intriguer et c'était déjà en soi chose pas évidente à faire, bien qu'elle était curieuse de nature. Finalement, non, elle ne recevrait pas de caresse, la petite ne le méritait pas vu son manque d'attention envers lui et sans quitter des yeux l'esclave meurtrie il prenait sa Souris par les cheveux. D'un geste brutal, tout en faisant attention de ne pas lui arracher une touffe de cheveux, il la jetait en arrière et pestait sur elle :

- Va te mettre de la pommade petite idiote, toujours à faire la connerie la plus bête possible toi hein... Quand tu reviens t'as intérêt à avoir de belles excuses à me donner tu vas remplacer l'autre idiot.

Heinart savait bien que l'une de ses pires peurs était de retomber dans cet endroit, pendu par les bras à souffrir de ses mains, il avait marqué son esprit pour s'assurer quelle en est peur. Il n'avait aucun doute qu'elle reviendrait en s'excusant bien comme il fallait, s'écrasant, s'insultant de connerie et suppliante de la pardonner. Il verrait en fonction de leur qualité s'il lui accordait son pardon ou non et en attendant il se baissait pour regarder le petit dans les yeux tout en cachant la belle Azalé dernière lui :

- Alors petit, tu es mieux installé là . Je vais t'apprendre quelque chose sur elle, enfin, elle le fera d'elle-même en revenant supplier ma clémence. Si tu parviens à te montrer docile, tu ne passeras pas la journée ici, mais dans un lieu chauffé, plutôt beau et même avec la compagnie de cette ravissante créature. Elle t'apprendra les ficelles et les règles à suivre. Tu verras, la nouvelle vie que tu peux avoir est supportable et si tu bosses bien il peut y avoir une évolution inattendue. Dans le cas contraire, si tu persistes, tu vas perdre tout ce qu'il te reste, à part la vie. Tu la compris à présent, je peux te faire endurer encore bien pire et te forcer à garder espoir tout du long, à chaque fois tu penseras que ça ne peut pas être pire je te ferais encore plus mal.

Il passait sa main sur sa joue et la tapotait quelques fois avant de se relever et se tourner vers sa Souris. Elle était déjà sur le retour, à genoux comme elle le devait et il entendait sa supplique. Qu'elle soit à la hauteur de ses attentes ou non, il lui ferait signe d'approcher et tout en se décalant légèrement, il prenait la parole vers Azalé :

- Vermisseau est loin de rivaliser avec toi et comme tu peux le voir il n'a pas ton talent pour nettoyer saleté. Termine ce qu'il a commencé...

Il aurait pu en rajouter, en dire davantage, mais c'était inutile, la menace d'avant planait encore et elle savait très bien ce qu'il attendait d'elle. Il ouvrait son pantalon et dévoilait sa verge à sa Souris, elle était couverte en partie de sang séché d'autre chose. Mais Heinart en avait que faire, il voulait sa langue et rien à foutre que cela était dégoûtant ou non. S'il voyait de l'hésitation, elle aurait merdé, bien merdé, si elle agissait de suite avec la docilité qu'il appréciait tant chez elle, alors elle serait pardonnée. Tourné de telle façon à ce que Vadim puisse bien assister à la scène, s'il fermait les yeux ou les détournait, alors il prendrait la parole pour lui dire de regarder. Cependant, s'il n'en faisait rien, il scellait sa journée et en plus cela ne manquerait pas de l'agacer. Le geste qu'il allait avoir en dirait long sur lui, il regardait car c'était après tous ses déchets qu'elle était en train de nettoyer à coup de langue, ou détournait les yeux et donc montrerait qu'il n'était même pas capable d'assumer. Pauvre petit se disait-il, lui aussi avait subi une chose similaire et c'était très désagréable, sauf que lui n'avait aucun espoir de meilleure vie et était destiné à souffrir tout simplement. D'une certaine manière, il se trouvait plus compatissant qu'on l'avait été avec lui en ce moment précis et bien que cela aurait dû lui faire du bien, il n'en était rien, il ne ressentait rien à faire le bien. L'absence de goût à un tel acte était une raison de plus pour se montrer ignoble, au moins cela lui faisait quelque chose et il pouvait en juger la qualité.
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L'Enfer de Bergstein

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