VAMPIRES' KINGDOM
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Retour à la maison [PV Angélique; Conrad]

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Angelique Torque
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MessageSujet: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Ven 2 Nov 2018 - 14:59
Elle y avait cru, au combien elle y croyait, elle passait entre les mailles du filet, elle fait tout ce qui était humainement possible de faire, mais ce monde n'était plus celui qu'elle avait connu et ne ressemblait à rien de ce qu'elle avait un jour imaginé. Les vampires régnaient d'une main de fer sur le monde, rien ne leur échappait et les humains étaient réduits en esclavage pour ce qu'ils étaient. Des êtres inférieurs, de la nourriture et contrairement à ce que sa mère lui répétait sans arrêt, eux ils avaient droit de jouer avec leur nourriture. En fait, il était encouragé à le faire, cela lui faisait peur, elle avait fui un monstre pour en trouver des centaines d'autres, certes moins absolu qu'il ne l'était, mais pour eux elle n'avait aucune valeur. À cela se rajoutait sa prime, Conrad n'était pas décidé à au laissé filer impunément et était déterminé à la faire revenir pour tous les moyens. Elle connaissait les grands moyens dont disposait la famille Ortega et elle n'était pas idiote au point de rester sous son nez.

La belle jeune femme fuyait aussi vite que possible vers l'Est, c'était là le dernier bastion des humains libres, enfin, c'était ce dont elle avait entendu parler et pour ce faire, elle devait  redoubler de prudence. Elle l'avait été, sans la moindre erreur, invisible, un fantôme qui se déplaçait à pied sur tout le continent. Il lui arrivait d'avoir des moyens de locomotion, mais bien souvent cela s'avérait trop dangereux pour elle et les contrôles étaient bien trop fréquents pour cela. Elle ne pouvait pas non plus prendre le risque de demander de l'aide à des humains, elle ne leur faisait pas confiance et en plus elle les mettrait en danger.

Au terme de six mois de fuites, elle était épuisée, mais ne s'était jamais senti aussi vivante de toute sa vie et elle ne regrettait aucun de ses choix. De plus, il ne lui restait qu'une centaine de kilomètres avant la frontière, un peu plus à tout casser, mais quelque chose n'allait pas avec cette région et cela l'inquiétait. Le ciel, le paysage, cet endroit était mort et plongé dans les ténèbres toute la journée c'était à ne plus rien comprendre. Progresser ainsi dans la forêt était difficile, des meutes de bêtes assoiffées de sang rodaient, des humaines armées à des postes en hauteur équipée  de grands projecteurs  pour les éclairer. Elle avait trop avancé pour rebrousser chemin et trouver un autre moyen d'y arriver et c'était là son erreur. Si proche du but, personne ne renoncerait par crainte et le vampire à l'origine de tout cela le savait. C'était machiavélique, elle avait beau se démener autant qu'elle le voulait, son odeur était remontée au museau d'un loup qui la traqua. Rapidement, elle se retrouvait encerclée, puis attaqué de toutes parts, elle parvient à les faire fuir, mais pas sans user de son arme et alerter tous les humains à des kilomètres à la ronde. C'était sans espoir dès ce moment-là, pourtant elle avait tenté de résister, de repousser l'échéance, mais les gens d'ici avaient l'habitude de la traque. Plusieurs battues, des chiens à la laisse, en quelques heures elle était repérée et poursuivit. Elle avait beau courir, ils connaissaient la zone comme leur poche et les chiens une fois lâchés avaient fini par la mettre à terre. C'était terminé, elle ne pourrait plus fuir et elle n'avait même pas eu le temps de parler qu'elle se retrouvait avec un sac sur la tête. L'instant d'après, DV reçue un coup sur la tête qui lui avait fait perdre connaissance et une fois les ténèbres installées, la peur fit son office.

La belle humaine se réveilla en sursaut en proie à une peur sans nom, que lui était-elle arrivée ? Où était-elle ? Elle pendait par les pieds, n'avait plus aucun vêtement, elle ne pouvait même pas bouger ses mains et sa tête lui faisait un mal de chien. Alors qu'elle était en train de s'exciter sous la terreur, elle recevait un coup de poing dans l'estomac qui lui arrachait tout l'air qu'elle avait dans ses poumons et la fit tousser. Une fois, un homme d'un certain âge qui dégageait une impression qui glaçait le sang de l'humaine et la mettait en garde. Elle voulait parler, mais à peine avait-elle ouvert la bouche où elle recevait un autre coup de poing et cela lui coupa définitivement envie de parler. Une fois qu'elle avait compris la loi du silence, le vampire la détachait, mais uniquement pour lui faire boire plusieurs litres d'eaux et ensuite à nouveau l'obscurité. DV se réveillait dans un endroit étroit, serré, trop petit pour faire quoi que ce soit, elle était en boule, recroqueviller sur elle-même et incapable de ne serait-ce que parler. Elle sentait qu'elle avait une aiguille dans le bras, quelque chose à sa vessie qui faisait qu'elle ne se pissait pas dessus quand l'envie devenait impossible à retenir. Pour le reste, eh bien, elle ne mangeait rien, donc elle n'avait pas vraiment envie non plus. Passé les premières heures d'hystérie et de panique, elle avait fini par enchaîner des cycles de sommeil. Elle savait qu'un moment elle s'était retrouvée dans un avion, la pression de ses oreilles était révélatrice, mais pour le reste, aucune idée, la boîte était hermétique, heureusement qu'elle avait un masque sur le visage pour respirer. En fait, le vampire aurait pu la jeter dans la mer qu'elle n'aurait rien remarquée, enfin, à part la pression là encore.

Le voyage était long, enfin, elle ignorait totalement depuis combien de temps elle était là-dedans, mais elle savait que la transfusion se contentait de maintenir son rythme cardiaque à peu près stable pour éviter une crise cardiaque et devait certainement lui envoyer un peu d'eau. Donc elle devinait que le voyage prendrait moins d'une semaine, s'il devait durer plus longtemps, alors le vampire lui aurait donné aussi à manger et elle se doutait un peu de l'endroit vers lequel elle était envoyée. On ne l'avait pas trop amoché, en tout cas physiquement elle se savait assez propre, une vague odeur de parfum avait persisté un moment sur elle avant de disparaître, signe qu'on l'avait lavé. Elle était calme, autant que faire ce peu dans sa situation, mais alors que la faim commençait sérieusement à la taquiner elle entend enfin du bruit. Quelqu'un était en train d'ouvrir la boîte, enfin, mais pour elle ce n'était pas un soulagement, elle savait, elle ignorait comment, mais elle savait qu'il était là et qu'elle était de retour. Son cœur s'accélérait malgré la perfusion, c'était la rage, c'était la colère, oui ces deux-là, mais pas uniquement, elle était morte de peur à l'idée de se retrouver face à lui. En plus, elle devait avoir l'air misérable, affamé, attaché, entièrement nu et donc à sa merci. Une larme coulait de ses yeux alors qu'une lumière qui était éblouissante, en tout cas pour elle qui était plongé dans le noir depuis trois jours, pénétrait la boîte. Une pensée lui traversait l'esprit et tout son être.

«  Je suis à la merci du méchant vampire.  »
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Conrad Ortega
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Ven 2 Nov 2018 - 16:56
Six mois. Six long mois à ruminer. Six long mois à tourner en rond. Six mois interminable à m’occuper de mon domaine. Six mois à développer mon domaine et les cultures. Six mois à l’attendre. Attendre cette petite humaine. Cette petite chose qui à fuit. Qui dans sa fuite, a tuer mon père. Penser a elle me fait grogner et les esclaves autour de moi n’ont pas intérêt a être sur mon chemin dans ses moments là. Plus d’un ont voler à travers une pièce ou un couloir. Après ça, ils ont appris à ne pas rester en travers de mon chemin. Je voulais la voir. L’avoir auprès de moi. Avoir ses explications. Car elle est maintenant la seule capable de me dire ce qui a pu se passer véritablement.

Au début, je me suis contenter de lancer mes propre hommes sur ses traces. Puis, en voyant qu’elle avait réussi à rejoindre le continent, je me suis décidé a demander de l’aide. Mais pas a n’importe qui. Vu la direction qu’elle prend, elle se dirige forcément vers le protectorat. Et heureusement pour moi, je connais le vampire qui gère ce domaine. Elle ne passera pas. Et elle me sera renvoyé.

Ma décision prise, j’embarque pour la frontière. En avion, il ne me faut que quelques heures. J’explique à Heinart. Il ne comprend pas mon attachement a mon sire. Mais cela je m’en douter déjà, du peu que je connais de son passé. Par contre, il comprend parfaitement mon besoin de récupérer la petite chose qui est mienne. Il me promet de l’attraper et de me la renvoyer, sans trop me l'abîmer. On parle un peu affaire aussi. Après tout, je lui fournis la nourriture pour ses travailleurs… esclaves… humains… Peu importe comment on les appel. Et lui me fournis en produit chimique pour faciliter les cultures dans mes champs. En discutant, je me rend compte que je peut lui fournir autre chose. Et parce que cela me sera utile a moi aussi, je lui promet donc de lancer des cultures de fleur. On scelle notre accord. La journée se passe a dormir, puis le soir venu, je rentre chez moi, non sans lui avoir laisser quatre hommes à moi.

Le temps passe. Quelques mois. Mais je sais qu’elle finira par me revenir. Pendant ce temps, les serres pour les fleurs sont construite. J’y met les plus fragiles des humains. Les humaines qui portent un enfant aussi. En six mois, il y en a un certain nombre qui sont tomber enceinte. Tant mieux. Et comme je l’ai promis, je les ai mis à des endroits moins fatiguée et avec moins d’heures de travail.

Cela fait six mois que j’attend de la revoir. Et ce soir, je reçoit le coup de téléphone que j’attend depuis que j’ai été voir Heinart. Il me garanti qu’il l’a attrapé et qu’il me l’envois. Je me contente de le remercier et il raccroche. Elle devrait arriver avec le prochain chargement de marchandise agricole. Je m’en frotte les mains d’avance. Ce soir là, pour la première fois depuis longtemps, je suis presque gentil… Presque…

Je fait préparer une cellule au sous sol du château. Un lit… Avec un matela, mais tellement fin que ca fait plus planche de bois. Et le reste, c’est une chambre nue… Des mur nu, pas de meuble, juste un pot dans un coin pour les commodités urinaire. Et des chaînes. Qui pendent du plafond. Dans les murs. Sur le lit aussi. On ne sait jamais. Avec la famille qu’elle a, je me méfie un peu.

Et puis… Elle arrive. LA cargaison de produit chimique. Au milieu, se trouve une boîte emballer de papier cadeau. Cela me fait sourire. Drôle d’attention. Mais après tout… Le plus important, c’est ce qu’il y a à l'intérieur. Je ne prend même pas la peine de la faire porter ailleur. D’un geste vif, j’arrache le papier cadeau puis ouvre la boîte. À l'intérieur je retrouve ma petite herbe folle, attacher bien comme il faut et équipé pour supporter le voyage. Un large sourire apparaît sur mes lèvres.

Je l’observe un long moment au fond de sa boite. Je me penche vers elle et lui retire la perfusion du bras. Je debranche le masque d’air, mais je le laisse sur elle. Ca à la merite de l'empêcher de parler. Et je la soulève, non sans embarquer aussi la sonde urinaire vu que je ne compte pas la laisser libre pour le moment. Avec tout ça, je ne peux pas la transporter sur mon épaule. Peu importe. Je la prend dans mes bras, et la porte contre mon torse. Qu’elle se débatte ou s'agite n’y changera rien. Elle m’a reconnu? peut être… Surement en fait… Mais la aussi je m’en contre fiche. Je la porte jusqu'à la cellule et je ne lui laisse pas le choix.

Arriver au sous sol, je pousse la porte. Je m’apprête à la laisser tomber sur le lit avant de me souvenir de la poche. Je montre les dents, mais je fini par la déposer sur le lit et poser la poche par terre. Avant qu’il ne lui prenne l’idée de rouler par terre, je boucle une ceinture au niveau de son ventre. Ainsi elle ne peut pas tomber, que ce soit accidentel ou non. JE l’observe se débattre. Elle y met du coeur la petite. J’utilise ma force pour la plaquer au matelas et boucler le reste des ceintures. Elles sont solide et face a elle je sais qu’elles tiendront.

Je vient repousser ses cheveux pour dégager son visage et ce, malgré ses mouvements désordonnés. Pourtant je l’effleure a peine. Mais ses mouvements redouble.Je pourrais laisser mes doigts descendre pour dégager sa poitrine. Mais je ne le fait pas. Elle a fuit. Elle a forcément fuit quelque chose. Pour que les Torques l’ai pousser à fuire son Maître… Cela devait être grave. Enfin… Je le vois comme ca. Du bout des doigts je dégage donc son visage, avant de la fixer dans les yeux.

Elle s'agite de plus en plus alors que je l’ai à peine toucher. Je recule un peu et attrape la chaise à l'extérieur de la cellule devant la porte, puis je viens m’assoir, à côté d’elle. Je pose les coudes sur mes genoux et mon mentons dans mes doigts croiser. Je me contente de la regarder et d’attendre qu’elle se calme. Ou s'épuise.
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Angelique Torque
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Sam 3 Nov 2018 - 3:40
La lumière pénétrait, la lumière lui brûlait les yeux plongés dans le noir depuis trop longtemps, pourtant il ne faisait pas jour, il faisait nuit, mais la faible clarté des lieux était suffisante pour la dérouter sur le moment. Puis elle le voyait, le vampire aux faux visages, le vampire qui l'avait faite pourchasser à travers le royaume et qui voulait la ramener ici. Il avait réussi, elle était revenue et elle ne pouvait rien faire pour se protéger, absolument rien du tout. Son cœur s'accélérait immédiatement, la peur, la peur de ce qu'il pouvait lui faire, de ce qu'il voudrait lui faire, il devait croire qu'elle était responsable de la mort de son père, d'une façon ou d'une autre et il aurait raison. Mais la peur n'était pas la seule chose qui apparaissait, un autre sentiment déchirait son cœur en deux, la colère, même plus que la colère, c'était la haine, la haine mauvaise, celle qui avait mené tant d'humain à leur perte au fil des siècles. Dès ce moment-là une chose était certaine, Conrad pouvait être rassuré, qu'importait si elle parvenait à fuir, tôt ou tard, cette haine la ferait revenir à lui pour le combattre. Elle ne le reconnaîtrait pas, mais celle-ci était bien là et autres choses en plus, plus profond, plus caché, un sentiment qu'elle-même ne devait pas réaliser. Elle avait honte, pas d'être nue, mais au fond de son cœur elle demeurait une Torque et il était le fils du maître. Elle avait fui, elle était en tort, la petite fille dans son cœur et les gênes des Torque qui coulaient dans son sang la faisaient avoir honte de son comportement devant l'un des maîtres.

Il la regardait, la dominait de toute part, en hauteur, en force, en position, simplement en tout et il pouvait probablement rester des heures à la regarder ainsi. Mais non, il n'était pas comme ça, il ne profiterait pas de sa victoire dans une scène imaginée par un autre, il était plus perfectionniste que ça, elle savait qu'il avait déjà tout prévu, sa prison devait être aménagée dans les sous-sols, certainement et elle serait bien sanglée, probablement. Le vampire lui retirait la perfusion, cela lui arracha même pas une grimace, elle le voyait bien l'humilier en lui donnant à manger à la cuillère, attaché et forcé de lui manger dans la main, oui, c'était son genre. DV se faisait tous ses films, mais en réalité elle savait si peu de choses de lui, tout cela n'était que des mises en scène produites par son esprit apeuré. Pourtant, elle n'avait pas la moindre idée fondée de ce qu'il pourrait lui faire, à part qu'il était le fils d'Armand et qu'il se ressemblait en bien des manières. Voilà qu'elle finissait contre son torse, nue, il avait gardé tout ce qu'elle avait pour soulager sa vessie, il comptait donc bien l'attacher quelque par où cela serait inutile, il lui avait aussi détaché l'apport en air, logique, mais le masque était resté et cela lui arrachait un sourire mesquin. Après tout, elle n'aurait pas manqué de l'insulter de tous les noms possibles s'il avait eu le malheur de le lui retirer. Cependant, il était plus malin que cela, ça lui revenait alors, les paroles d'Armand, il disait souvent que Conrad était un visionnaire, qu'il avait une vision du monde bien à lui et qu'il savait jouer avec les ficelles pour obtenir ce qu'il voulait. Elle en avait fait les frais, le vampire qui l'avait faite capturer contrôlait la frontière et savait qui elle était avant de se retrouver entre ses mains. Donc il avait été prévenu par Conrad, déjà sans cela traverser cette zone était presque impossible, alors en étant avertie, elle n'avait pas la moindre chance dès le départ.

Elle se retrouvait sur le lit dur comme du bois, il était riche, mais n'allait pas lui apporter du confort, tant mieux, continuer de le détester n'en sera que plus facile. Dans sa situation actuelle, elle ignorait sa réaction si le vampire devait se montrer doux et tendre avec elle, elle n'avait jamais connu cela et était donc vulnérable. De plus, ses membres lui faisaient un mal de chien, la douleur d'être plié avait disparu au bout du premier jour à peu près, c'était ce qu'elle pensait et maintenant qu'elle avait les membres à nouveau tendus la douleur se réveillait. Mais elle avait l'habitude d'avoir mal, la douleur, en tout cas ce genre de douleur, ne pouvait la faire plier, c'était autre chose qu'elle redoutait et son corps bougeait malgré elle alors qu'il l'attachait solidement au lit. Le simple fait de sentir sa main si proche de sa peau la faisait enrager comme ce n'était pas permis et la faisait bouger avec hystérie. Elle ne voulait pas qu'il la touche, pas lui, pas là, pas comme ça, surtout pas comme ça et les images d'Armand lui revenaient en plein visage.

« Me touche pas !! »

Elle hurlait dans son masque, mais à part des grognements il était impossible de comprendre, c'était plus fort qu'elle, elle n'avait aucun contrôle sur son corps et cela la ramenait irrémédiablement à cette nuit horrible. C'était si fort qu'elle revoyait presque ses parents autour d'elle en train de la tenir, cette nuit-là, ce n'était pas ses parents qu'elle voyait, mais des démons avec leur visage. Elle se faisait mal à bouger comme cela et lui restait calme, cela l'amusait presque, c'était ce qu'elle voulait lire sur son visage. Normal, elle se trouvait elle-même pathétique, alors lui devait bien s'amuser de la situation. Maintenant qu'il avait fini de l'attacher, elle avait beau de démener autant qu'elle le voulait elle ne parvenait qu'à se faire mal davantage, mais cette douleur était providentielle, pourquoi elle avait ce sentiment, pourquoi se faisait-elle mal avec tant d'acharnement ? Elle ne parvenait pas à comprendre cela, mais lorsque la main du vampire s'approchait de son visage pour décaler une mèche elle voulue s'éloigner. Elle ne voulait pas qu'il la touche, pas comme ça, pas ainsi, pas sans pouvoir se défendre, elle ne pouvait pas rester à sa disposition, incapable de même éviter une légère caresse de ses doigts ses nerfs lâchèrent légèrement. Mais curieusement même ainsi, son corps se refusait de le faire en sa présence, pas devant lui et rien ne sortait alors de ses yeux à par sa colère.

Finalement, il s'éloignait d'elle, dès qu'il se leva elle cessait tout mouvement, dès qu'il n'avait plus les yeux posés sur elle, des larmes coulèrent et elle suppliait l'univers qu'il ne revienne pas. Cependant, l'univers n'avait aucun contrôle sur le vampire, il avait tout contrôle sur absolument tout en ce moment et même son corps stoppait l'afflux des larmes lorsque celui-ci s'approchait à nouveau. Elle détournait le visage pour regarder le mur, c'était autant pour ne pas le voir que pour lui cacher son état. Même si qu'une larme avait eu le temps de couler, elle ne voulait pas qu'il la voie, cette larme était la sienne et elle ne lui appartenait pas. Cependant, il ne tentait rien, en tout cas pas de suite, ses nerfs eurent le temps de se remettre d'aplomb, elle était certaine d'avoir été mieux formé que cela, pourquoi se sentait-elle si faible en ce moment ? La boîte en était certainement la cause, le retour à la maison, le revoir lui, tout cela cumulé avait déjà bien mis à mal ses défenses et elle devait se ressaisir rapidement où il ne ferait qu'une bouchée d'elle. DV fermait alors les yeux et prenait une bonne inspiration, faisant le vide dans son esprit, retirant les images qui la tourmentaient depuis qu'elle était attachée, purgeant son cœur des émotions qui la déchiraient et finalement elle tournait son visage vers le vampire.

« À nous deux »

C'était ce qu'elle avait dit dans le masque, comprendrait-il à travers le grognement qu'elle percevait, peut-être, tout était possible avec ces monstres. Elle n'était plus agitée, elle avait arrêté de bouger et même son rythme cardiaque s'était radicalement calmé pour revenir à la normal. Elle ignorait si elle pourrait maintenir ce calme s'il devait poser la main sur elle, si c'était doux, elle s'agiterait à nouveau, impossible pour elle d'accepter la moindre tendresse de sa part. Elle supporterait probablement mieux s'il devait se montrer brutal avec elle, la douleur, la violence, ça elle connaissait, cela elle pouvait le concevoir et elle refuserait alors de se montrer faible en le repoussant. Étant donné qu'elle ne pouvait pas parler, pas bouger, elle faisait la seule chose qui lui était alors possible dans sa position, le fixer. Elle ne faisait pas que le fixer bêtement, non, elle le regardait avec intensité, malgré la purge de son cœur la haine était toujours encore là et au-delà du pouvoir du vampire il pouvait voir cette émotion dans ses yeux brûlants.

La captive ne pouvait rien faire d'autre, son corps étant sanglé au lit, ses poignets et chevilles encore attachées l'un contre l'autre. Son corps était à peu près en bon état, les traces d'une morsure de loup à la jambe, mais rien d'incroyable ou qui pourrait la gêner. Son corps avait quelques bleus dus à sa lutte pour fuir ses poursuivants et il avait quelques blessures plus anciennes. Les six mois de fuite n'avaient pas été de tout repos, elle avait plusieurs fois dû se défendre contre des agresseurs, mais là encore, ce n'était rien de permanent, que des détails esthétiques qui dans le fond lui rendaient uniquement hommage. Après tout, elle était une guerrière et en tant que telle, elle ne pouvait pas être capturée sans combattre.
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Conrad Ortega
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Mar 13 Nov 2018 - 15:30
Une fois déposer sur le lit, je l’attache solidement avec les sangles. Les chevilles, les genoux, au niveau des hanches, puis du ventre et sur la poitrine. Je ne sangle pas sa tête. Aucun intérêt pour moi. Pour le moment en tout cas. Tant qu’elle se montre raisonnable. Cela dit, je me rend bien compte que l’attacher l'énerve. Elle s’excite. S’agite de plus en plus. Ne tient pas en place. À tel point que je suis obligé d’utiliser ma force vampirique pour la maintenir en place le temps de refermer les sangles. Elle c’est tellement agitée que ses cheveux se retrouve sur son visage. Je sourit et pose mes doigts sur sa joue pour écarter ses cheveux. Je l’entend grogner dans son masque, même si je ne comprend pas le moindre mot de ce qu’elle peut dire. Mais cela me fait sourire d’autant plus. Cela prouve qu’elle est vivante et qu’elle à de la volonté a revendre. Cela me plait. Son mouvement de recule alors que je touche son visage ne m’échappe pas. Loin de là. Et la seule chose a conclure de tout cela, c’est qu’elle à peur… Peur de quoi? de moi? de la situation? Ca je ne sais pas. Mais elle a peur ca c’est indéniable. Et dans ses yeux, je lis de la colère aussi. Le rouge se mélange au bleu nuit.

Finalement je fini par me détourner d’elle. Je ne fait même plus attention à ce qu’elle peut faire. Sur le coup, ce n’est pas cela qui m'intéresse. La seule chose qui m'intéresse maintenant, c’est de trouver une chaise. Ce que je trouve facilement dans le couloirs de l’autre côté de la porte. Le temps que je prenne la chaise, que je referme la porte et que je revienne vers elle, je réfléchis. Depuis la mort de mon père je sais que je suis instable. Surtout si il est question d’elle. Je voulais la retrouver et la ramener ici pour l'interroger. Avoir sa version de l’histoire. Savoir se qui à pu se passer. Mais maintenant qu’elle est là… J’ai la désagréable sensation de me retrouver complètement démunis. Je n’ai pas pour habitude de dresser et éduquer les humains. En general je laisse cela aux autres. Mais avec elle, sans que je comprenne vraiment pourquoi, je ne voulais pas la laisser entre les main d’un autre. Non.. Surement pas… Elle est a moi...Et je ne veux pas qu’un autre la touche. Alors c’est à moi de m’occuper d’elle. A ma façon.

Je pose la chaise à côté d’elle et je m’assoit. Je l’observe en silence. Je détails les différentes marque qu’elle peut avoir. Heinart n’y a pas vraiment été de main morte, mais elle est de retour chez elle et vivante. Et visiblement toujours autant combative. Elle tourne la tête et me regarde, grognant dans son masque. Je ne comprend pas ce qu’elle dit, mais pour le coup, cela n’a aucune importance. Je me contente de la fixer en silence, un long moment. Mon visage n’est pas très expressif alors que je la fixe. Elle est bien plus calme maintenant. Comme si elle avait prit une décision. Lequel… Je ne sais pas. Mais j’entend son coeur qui ne bas plus aussi vite. Et, si la peur garde une petite place dans les couleurs qui l’entourent, ce n’est plus celle qui prend le plus de place comme auparavant. Le blanc, signe de calme a prit l'ascendant sur le reste.

Je la fixe. Et elle me fixe. Un regard intense. Presque dérangeant si je n’avait pas été un vampire et donc bien au dessus d’elle. A une autre j’aurais surement exiger les yeux baiser. Mais pas avec elle. Pas maintenant. Pas pour le moment. Il s’avère que finalement je n’ai pas la patience d’attendre plus. Je me redresse, un peu brusquement. La chaise tombe en arrière dans un bruit sourd et je m’approche d’elle a grand pas. Je n’ai pas manqué de voir qu’elle sursaute. Logique je suppose quand le silence, hormis les bruits normaux de son corps tel que sa respiration, règne dans la pièce depuis un moment avant d’être interrompu par un bruit puissant.

Ma main glisse sur sa joue et elle tente de reculer. Cela dit, je ne lui laisse pas le choix. Ma main caresse sa joue puis se glisse a l’arrière de son crâne. Je la force à relever la tête puis habillement, je décroche le masque. Je le retourne et le laisse tomber au sol, retenant l'accès de colère qui me prend et qui me pousse à le jeter au mur, de l’autre côté de la pièce. Je me contente donc de laisser le masque tomber au sol. Par prévention, mes doigts se pose sur ses lèvres. Je me contente de les poser, mais si elle tente d’ouvrir la bouche, peu importe pour quoi faire, je n’hésite alors pas une seule seconde a pincer ses lèvres ensemble. Mon regard brillant la prévient de ne rien dire pour le moment. De ne même pas essayer. Je reste une minutes ou deux comme cela. Avant de me détourner et de retourner a la chaise, que je remet sur ses quatre pieds avant de m’y asseoir. Je la fixe puis je prend la parole. Posant cette question qui me turlupine depuis un moment. La voix rauque. Presque basse.

Raconte moi… Je veux entendre ta version de l’histoire… Pourquoi t’es tu enfuit? Pourquoi n’as tu pas défendu ton Maître?

Je la fixe. J’attend ses réponses. J’ai repris place sur la chaise. Je n’ai pas beaucoup de patience. À fleur de peau on pourrait dire. Et si elle ne commence pas a me répondre dans les cinqs minutes, alors je me redresse d’un bond et attrape son menton entre mes doigts, serrant assez pour attirer son attention alors que quelques mots m’échappent dans un grognement

Répond moi!

En revanche, si elle prend la parole rapidement, alors je me contente de l’écouter en silence, attentif à sa respiration, son rythme cardiaque, et les couleurs qui l’entourent pour déterminer si elle me ment ou non dans ce qu’elle me dit.
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Angelique Torque
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Mer 14 Nov 2018 - 3:20
C'était amusant, d'une certaine façon tout du moins, elle le fixait, il la fixait, un curieux moment entre eux deux à s'observer et à s'étudier. Elle savait ce qu'il faisait, s'il ne bougeait peut-être pas d'un pouce, même pas sa poitrine pour respirer, car tout simplement il en avait pas besoin, ses yeux devaient tout de même le faire et lui indiquait alors cette étude de son physique. Elle était pour ainsi dire nue, ses seuls vêtements étaient les sangles qui la maintenaient attaché contre le lit plutôt dur, mais ils cachaient plutôt bien ses atouts et cela l'aidait beaucoup à oublier sa nudité. Conrad a toujours été observateur, c'était une chose qu'elle appréciait chez lui, curieusement, elle aimait le voir se balader sur ses terres le soir afin de vérifier que tout soit en ordre et elle parvenait à se mentir en se disant que c'était là de la prévoyance. Cependant, elle savait qu'il n'en était rien, ce n'était qu'un sale maniaque, là il voulait voir ce qu'elle avait fait, où elle avait été et ce que l'autre vampire lui a fait avant de la livrer. Salopard possessif, cela elle le voyait aussi à ses yeux, à son visage, bien qu'il fût de marbre, il parlait en silence bien plus qu'il ne le pensait, il était là, avec elle dans cette cellule alors qu'il n'était pas un grand dresseur, il ne laisserait pas un autre toucher l'œuvre de son père. Un frisson la traversait un instant, il ne faisait pas particulièrement chaud par ici et son regard qui coulait sur son corps lui donnait une étrange impression de violation. Elle se doutait que c'était dû à son pouvoir, elle se sentait toute petite devant lui, la position l'oblige, le silence, l'attente, elle ne pouvait qu'attendre de toute façon.

L'attente était interminable, la patience n'était pas une de ses qualités, pas ainsi attachée, mais lui non plus ce n'était pas son truc, malgré son calme apparent il bouillait de l'intérieur et en eut la preuve l'instant d'après. Un bruit sourd alors qu'il se redressait d'un coup, la chaise bascule et tombe. Le bruit la fait sursauter, elle était si tendue malgré son calme, sa respiration en avait pris un coup, elle roulait les yeux en se maudissant de s'être faite avoir si bêtement et puis le fixait de nouveau. Mais il avait déjà tellement progressé depuis, il était proche, sa main glissait sur sa joue, c'était doux, trop à son goût et de suite elle tentait un mouvement de recul. Mais il a l'avantage, il la dominait complètement et ça depuis toujours. Il faisait quelque chose, elle ne savait pas quoi jusqu'au moment où il retirait le masque sur son visage et cela faisait un bien fou. Elle pouvait de nouveau respirer normalement, ne plus avoir ce truc sur le visage qui la grattait et qui lui tenait trop chaud. Cependant, inutile d'essayer de parler, ses doigts étaient sur ses lèvres, son regard brillant était suffisant pour la pousser à se la boucler. Elle n'aimait pas suivre un ordre, silencieux ou non, mais là, elle n'aimait pas la proximité, si facilement il pouvait laisser glisser ses mains sur son corps chaud, la toucher, la caresser, lui infliger mille supplices et elle ne pourrait que subir. Elle détestait vraiment cela, mais elle prenait son mal en patience et de lui-même il reculait pour se réinstaller sur la chaise. Il voulait qu'elle parle, ou alors qu'elle puisse lui répondre, l'un ou l'autre, elle se demandait seulement lequel.

Enfin il parlait, enfin il se décidait à agir de façon concrète et la question ne lui plaisait pas. Enfin, la question en soi n'était pas gênante, ça lui faisait même plaisir de lui dire toute la vérité, de lui la mettre en pleine face sans le moindre ménagement, mais d'un autre, ce qu'elle détestait était les mots employés. Il aurait pu formuler sa demande de bien des manières, mais il avait choisi celle-ci et son regard s'enflammait légèrement en l'entendant. Un ordre, une version, la fuite, l'abandon. Des sujets qui avaient maintes fois hanté ses nuits, elle se demandait toujours comment elle allait lui répondre quand cela lui arrivait et rarement cela finissait très bien. Pourtant, elle savait que si un jour elle devait répondre de ses actes devant lui, la colère, la haine, ils prendront tous deux le dessus et elle ne pourrait réfléchir à toutes ses fois où elle s'était posée la question. Conrad n'avait pas eu à attendre longtemps, pas qu'elle ne voulût pas le faire attendre, mais simplement car elle-même avait envie que tout cela sorte, de s'en libérer une fois pour toutes et tant pis si elle en souffrait :

- Pour commencer il n'y a pas plusieurs versions, il n'y en a qu'une, celle que je vais te raconter, mais histoire d'être claire Conrad. Je veux que tu enregistres bien ce que je vais te dire, Armand n'a jamais été mon maître !

Ses yeux lançaient des éclaires, elle aurait aimée, elle aurait tellement préféré, mais au lieu de cela c'était des yeux rouges, proches des larmes, mais des larmes de colères, des larmes de peine et c'était compréhensible, dans son histoire sa famille mourrait. Elle soupira un bon coup, comme pour se préparer, rassembler ses forces, puis commençait à raconter :

- Tu sais que les problèmes rôdaient depuis longtemps, bien avant même que tu ne partes pour la guerre, cela remonte à loin, pour nous autre humain en tout cas, mais le premier craque était de ta faute. C'était quand tu m'as dénoncé à ton père, qu'il m'a enfermé, retiré toute liberté et qu'il me gardait au chaud pour son projet. Tu dois savoir ce qu'il m'a fait, ou peut-être que non, il avait de bonnes idées, mais il sous-estimait les humains comme le font tous les vampires. Il pensait que les Torque lui étaient fidèles, à l'absolu, sans le moindre doute et il voulait me le prouver. Il m'a violé alors que mes parents me tenaient les bras pour m'empêcher de résister et c'est toi qui as provoqué ça. Ou pas, je n'en sais rien, je n'en suis même plus sûr, il était devenu fou, quel homme peut faire ça à une famille ? Tu aurais pu le faire toi ? Toi le faux gentil vampire, ordonner à mon ancêtre de tenir sa fille pour que tu puisses la violer ? Il n'y avait pas eu de douceur, il ne voulait pas me montrer quelque chose, il voulait me faire mal et briser ma foi en ma famille. Il a réussi, mais finalement, alors que j'attendais la prochaine nuit d'horreur, que mes parents ruminaient l'ordre de me tenir à nouveau à ce moment-là....

Elle détournait les yeux, tout du long elle ne disait que la vérité, la vérité la plus absolue, quand elle disait qu'il n'était pas son maître, c'était vrai, quand elle disait que c'était sa faute, c'était vrai, même sa colère était vraie comme sa tristesse. Elle mettait un instant les sangles à l'épreuve, tirant un bon coup dessus jusqu'à s'arracher une grimace de douleur et puis se calmer. Elle était à la merci du vampire, si sa colère était bien là, sa peur aussi, pas une peur palpable, mais une peur subtile, celle qui la tenait aux tripes et qui ne la lâchait pas. Elle sentait un courant d'air froid lui parcourir l'échine alors qu'elle était allongée sur le dos, ce n'était donc pas possible, pourtant c'était le cas, un nœud dans sa gorge, l'air qui lui manquait, elle avait peur et cela devenait de plus en plus pressant. Celle-ci allait franchir le seuil de sa colère quand elle recommençait à le regarder et elle se dissipait alors à nouveau, ne laissant que la colère. Elle le fixait durement, c'était le moment d'y aller :

- J'ai pensé au suicide, jamais l'un des miens y avait pensé, mais tous les Torques étaient heureux de le servir, pas moi et cela a toujours été comme ça. Alors, oui, mes parents ont vu leurs filles mourir de la main d'Armand après avoir échoué et cela ne les dérangeaient pas tant que cela. La faiblesse n'était pas une option, mais elles mouraient reconnaissantes de mourir de la main d'Armand, moi on me forçait, on me violentait, je suppliais et on ne me tendait pas la main. Alors, voir leur fille vouloir sauter par la fenêtre pour mourir, c'était de trop, mes parents sont redevenus mes parents, ma famille est redevenue une famille et ils décidèrent que je n'avais pas ma place ici sûr ce domaine. Je devais avoir ma liberté, je suis alors partie et tu es venue. La suite tu l'as connaît déjà et je sais que tu as tué tous les survivants de ma famille. Mais ils n'avaient trahi personne, c'est lui qui les avait trahis, ils ne voulaient pas le tuer, ils voulaient que je sois libre et ils étaient simplement prêts à se battre pour cela.

Des larmes aux yeux, de colères, de tristesses, son cœur battait fort, si fort, mais elle mentait un peu, pas forcément à Conrad, mais à elle. Ce n'était pas entièrement la faute d'Armand, ni de Conrad, c'était elle qui n'avait jamais pu se soumettre et cette liberté qu'elle s'octroyait n'était pas de son droit. Toute sa famille était soumise, pourquoi ferait-elle exception, mais pourquoi elle ne pouvait pas faire comme eut, tout aurait été dans le fond plus simple et moins douloureux. Au fond, DV aurait aimé être moins farouche, mais ce n'était pas le cas, elle était bestiale, elle était impulsive, violente et ne pouvait pas simplement baisser les yeux. Même là, alors qu'elle était attachée, à sa merci, qu'elle crachait sur la mémoire du père du vampire, elle le fixait droit dans les yeux avec mépris. Elle ne voulait pas accepter sa part de responsabilité, ce n'était pas sa faute, ce n'était pas normal de se soumettre bêtement, c'était la faute des vampires qui voulaient la contraindre. Son esprit de défis prit le dessus sur son calme et elle l'ouvrit une nouvelle fois, cette fois sûrement de trop :

- Alors tu vas être comme ton idiot de père maintenant ? Réduire en esclavage les humains, j'suis bien contente qu'il soit mort, il ne méritait que ça pour ce qu'il m'a fait. T'es content ? T'as tes réponses et ma version, celle-ci te convient ? Oh grand méchant seigneur vampire qui tire la gueule tout le temps.

Le provoquer, pourquoi donc ? Idiote, elle se le répétait sans arrêt, mais cela n'y changeait rien, elle l'avait fait et tentait d'au moins en être fière pour le moment. Elle provoquait le méchant vampire, elle, l'impuissante femme attachée nue dans une prison au fond de son château en plein cœur de son domaine. Oui, lorsqu'elle se disait cela elle déprimait, donc elle ne se le disait pas et faisait la dure, pour l'instant en tout cas.
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Retour à la maison [PV Angélique; Conrad]

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