VAMPIRES' KINGDOM
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Retour à la maison [PV Angélique; Conrad]

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Angelique Torque
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MessageSujet: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Ven 2 Nov 2018 - 14:59
Elle y avait cru, au combien elle y croyait, elle passait entre les mailles du filet, elle fait tout ce qui était humainement possible de faire, mais ce monde n'était plus celui qu'elle avait connu et ne ressemblait à rien de ce qu'elle avait un jour imaginé. Les vampires régnaient d'une main de fer sur le monde, rien ne leur échappait et les humains étaient réduits en esclavage pour ce qu'ils étaient. Des êtres inférieurs, de la nourriture et contrairement à ce que sa mère lui répétait sans arrêt, eux ils avaient droit de jouer avec leur nourriture. En fait, il était encouragé à le faire, cela lui faisait peur, elle avait fui un monstre pour en trouver des centaines d'autres, certes moins absolu qu'il ne l'était, mais pour eux elle n'avait aucune valeur. À cela se rajoutait sa prime, Conrad n'était pas décidé à au laissé filer impunément et était déterminé à la faire revenir pour tous les moyens. Elle connaissait les grands moyens dont disposait la famille Ortega et elle n'était pas idiote au point de rester sous son nez.

La belle jeune femme fuyait aussi vite que possible vers l'Est, c'était là le dernier bastion des humains libres, enfin, c'était ce dont elle avait entendu parler et pour ce faire, elle devait  redoubler de prudence. Elle l'avait été, sans la moindre erreur, invisible, un fantôme qui se déplaçait à pied sur tout le continent. Il lui arrivait d'avoir des moyens de locomotion, mais bien souvent cela s'avérait trop dangereux pour elle et les contrôles étaient bien trop fréquents pour cela. Elle ne pouvait pas non plus prendre le risque de demander de l'aide à des humains, elle ne leur faisait pas confiance et en plus elle les mettrait en danger.

Au terme de six mois de fuites, elle était épuisée, mais ne s'était jamais senti aussi vivante de toute sa vie et elle ne regrettait aucun de ses choix. De plus, il ne lui restait qu'une centaine de kilomètres avant la frontière, un peu plus à tout casser, mais quelque chose n'allait pas avec cette région et cela l'inquiétait. Le ciel, le paysage, cet endroit était mort et plongé dans les ténèbres toute la journée c'était à ne plus rien comprendre. Progresser ainsi dans la forêt était difficile, des meutes de bêtes assoiffées de sang rodaient, des humaines armées à des postes en hauteur équipée  de grands projecteurs  pour les éclairer. Elle avait trop avancé pour rebrousser chemin et trouver un autre moyen d'y arriver et c'était là son erreur. Si proche du but, personne ne renoncerait par crainte et le vampire à l'origine de tout cela le savait. C'était machiavélique, elle avait beau se démener autant qu'elle le voulait, son odeur était remontée au museau d'un loup qui la traqua. Rapidement, elle se retrouvait encerclée, puis attaqué de toutes parts, elle parvient à les faire fuir, mais pas sans user de son arme et alerter tous les humains à des kilomètres à la ronde. C'était sans espoir dès ce moment-là, pourtant elle avait tenté de résister, de repousser l'échéance, mais les gens d'ici avaient l'habitude de la traque. Plusieurs battues, des chiens à la laisse, en quelques heures elle était repérée et poursuivit. Elle avait beau courir, ils connaissaient la zone comme leur poche et les chiens une fois lâchés avaient fini par la mettre à terre. C'était terminé, elle ne pourrait plus fuir et elle n'avait même pas eu le temps de parler qu'elle se retrouvait avec un sac sur la tête. L'instant d'après, DV reçue un coup sur la tête qui lui avait fait perdre connaissance et une fois les ténèbres installées, la peur fit son office.

La belle humaine se réveilla en sursaut en proie à une peur sans nom, que lui était-elle arrivée ? Où était-elle ? Elle pendait par les pieds, n'avait plus aucun vêtement, elle ne pouvait même pas bouger ses mains et sa tête lui faisait un mal de chien. Alors qu'elle était en train de s'exciter sous la terreur, elle recevait un coup de poing dans l'estomac qui lui arrachait tout l'air qu'elle avait dans ses poumons et la fit tousser. Une fois, un homme d'un certain âge qui dégageait une impression qui glaçait le sang de l'humaine et la mettait en garde. Elle voulait parler, mais à peine avait-elle ouvert la bouche où elle recevait un autre coup de poing et cela lui coupa définitivement envie de parler. Une fois qu'elle avait compris la loi du silence, le vampire la détachait, mais uniquement pour lui faire boire plusieurs litres d'eaux et ensuite à nouveau l'obscurité. DV se réveillait dans un endroit étroit, serré, trop petit pour faire quoi que ce soit, elle était en boule, recroqueviller sur elle-même et incapable de ne serait-ce que parler. Elle sentait qu'elle avait une aiguille dans le bras, quelque chose à sa vessie qui faisait qu'elle ne se pissait pas dessus quand l'envie devenait impossible à retenir. Pour le reste, eh bien, elle ne mangeait rien, donc elle n'avait pas vraiment envie non plus. Passé les premières heures d'hystérie et de panique, elle avait fini par enchaîner des cycles de sommeil. Elle savait qu'un moment elle s'était retrouvée dans un avion, la pression de ses oreilles était révélatrice, mais pour le reste, aucune idée, la boîte était hermétique, heureusement qu'elle avait un masque sur le visage pour respirer. En fait, le vampire aurait pu la jeter dans la mer qu'elle n'aurait rien remarquée, enfin, à part la pression là encore.

Le voyage était long, enfin, elle ignorait totalement depuis combien de temps elle était là-dedans, mais elle savait que la transfusion se contentait de maintenir son rythme cardiaque à peu près stable pour éviter une crise cardiaque et devait certainement lui envoyer un peu d'eau. Donc elle devinait que le voyage prendrait moins d'une semaine, s'il devait durer plus longtemps, alors le vampire lui aurait donné aussi à manger et elle se doutait un peu de l'endroit vers lequel elle était envoyée. On ne l'avait pas trop amoché, en tout cas physiquement elle se savait assez propre, une vague odeur de parfum avait persisté un moment sur elle avant de disparaître, signe qu'on l'avait lavé. Elle était calme, autant que faire ce peu dans sa situation, mais alors que la faim commençait sérieusement à la taquiner elle entend enfin du bruit. Quelqu'un était en train d'ouvrir la boîte, enfin, mais pour elle ce n'était pas un soulagement, elle savait, elle ignorait comment, mais elle savait qu'il était là et qu'elle était de retour. Son cœur s'accélérait malgré la perfusion, c'était la rage, c'était la colère, oui ces deux-là, mais pas uniquement, elle était morte de peur à l'idée de se retrouver face à lui. En plus, elle devait avoir l'air misérable, affamé, attaché, entièrement nu et donc à sa merci. Une larme coulait de ses yeux alors qu'une lumière qui était éblouissante, en tout cas pour elle qui était plongé dans le noir depuis trois jours, pénétrait la boîte. Une pensée lui traversait l'esprit et tout son être.

«  Je suis à la merci du méchant vampire.  »
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Conrad Ortega
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Ven 2 Nov 2018 - 16:56
Six mois. Six long mois à ruminer. Six long mois à tourner en rond. Six mois interminable à m’occuper de mon domaine. Six mois à développer mon domaine et les cultures. Six mois à l’attendre. Attendre cette petite humaine. Cette petite chose qui à fuit. Qui dans sa fuite, a tuer mon père. Penser a elle me fait grogner et les esclaves autour de moi n’ont pas intérêt a être sur mon chemin dans ses moments là. Plus d’un ont voler à travers une pièce ou un couloir. Après ça, ils ont appris à ne pas rester en travers de mon chemin. Je voulais la voir. L’avoir auprès de moi. Avoir ses explications. Car elle est maintenant la seule capable de me dire ce qui a pu se passer véritablement.

Au début, je me suis contenter de lancer mes propre hommes sur ses traces. Puis, en voyant qu’elle avait réussi à rejoindre le continent, je me suis décidé a demander de l’aide. Mais pas a n’importe qui. Vu la direction qu’elle prend, elle se dirige forcément vers le protectorat. Et heureusement pour moi, je connais le vampire qui gère ce domaine. Elle ne passera pas. Et elle me sera renvoyé.

Ma décision prise, j’embarque pour la frontière. En avion, il ne me faut que quelques heures. J’explique à Heinart. Il ne comprend pas mon attachement a mon sire. Mais cela je m’en douter déjà, du peu que je connais de son passé. Par contre, il comprend parfaitement mon besoin de récupérer la petite chose qui est mienne. Il me promet de l’attraper et de me la renvoyer, sans trop me l'abîmer. On parle un peu affaire aussi. Après tout, je lui fournis la nourriture pour ses travailleurs… esclaves… humains… Peu importe comment on les appel. Et lui me fournis en produit chimique pour faciliter les cultures dans mes champs. En discutant, je me rend compte que je peut lui fournir autre chose. Et parce que cela me sera utile a moi aussi, je lui promet donc de lancer des cultures de fleur. On scelle notre accord. La journée se passe a dormir, puis le soir venu, je rentre chez moi, non sans lui avoir laisser quatre hommes à moi.

Le temps passe. Quelques mois. Mais je sais qu’elle finira par me revenir. Pendant ce temps, les serres pour les fleurs sont construite. J’y met les plus fragiles des humains. Les humaines qui portent un enfant aussi. En six mois, il y en a un certain nombre qui sont tomber enceinte. Tant mieux. Et comme je l’ai promis, je les ai mis à des endroits moins fatiguée et avec moins d’heures de travail.

Cela fait six mois que j’attend de la revoir. Et ce soir, je reçoit le coup de téléphone que j’attend depuis que j’ai été voir Heinart. Il me garanti qu’il l’a attrapé et qu’il me l’envois. Je me contente de le remercier et il raccroche. Elle devrait arriver avec le prochain chargement de marchandise agricole. Je m’en frotte les mains d’avance. Ce soir là, pour la première fois depuis longtemps, je suis presque gentil… Presque…

Je fait préparer une cellule au sous sol du château. Un lit… Avec un matela, mais tellement fin que ca fait plus planche de bois. Et le reste, c’est une chambre nue… Des mur nu, pas de meuble, juste un pot dans un coin pour les commodités urinaire. Et des chaînes. Qui pendent du plafond. Dans les murs. Sur le lit aussi. On ne sait jamais. Avec la famille qu’elle a, je me méfie un peu.

Et puis… Elle arrive. LA cargaison de produit chimique. Au milieu, se trouve une boîte emballer de papier cadeau. Cela me fait sourire. Drôle d’attention. Mais après tout… Le plus important, c’est ce qu’il y a à l'intérieur. Je ne prend même pas la peine de la faire porter ailleur. D’un geste vif, j’arrache le papier cadeau puis ouvre la boîte. À l'intérieur je retrouve ma petite herbe folle, attacher bien comme il faut et équipé pour supporter le voyage. Un large sourire apparaît sur mes lèvres.

Je l’observe un long moment au fond de sa boite. Je me penche vers elle et lui retire la perfusion du bras. Je debranche le masque d’air, mais je le laisse sur elle. Ca à la merite de l'empêcher de parler. Et je la soulève, non sans embarquer aussi la sonde urinaire vu que je ne compte pas la laisser libre pour le moment. Avec tout ça, je ne peux pas la transporter sur mon épaule. Peu importe. Je la prend dans mes bras, et la porte contre mon torse. Qu’elle se débatte ou s'agite n’y changera rien. Elle m’a reconnu? peut être… Surement en fait… Mais la aussi je m’en contre fiche. Je la porte jusqu'à la cellule et je ne lui laisse pas le choix.

Arriver au sous sol, je pousse la porte. Je m’apprête à la laisser tomber sur le lit avant de me souvenir de la poche. Je montre les dents, mais je fini par la déposer sur le lit et poser la poche par terre. Avant qu’il ne lui prenne l’idée de rouler par terre, je boucle une ceinture au niveau de son ventre. Ainsi elle ne peut pas tomber, que ce soit accidentel ou non. JE l’observe se débattre. Elle y met du coeur la petite. J’utilise ma force pour la plaquer au matelas et boucler le reste des ceintures. Elles sont solide et face a elle je sais qu’elles tiendront.

Je vient repousser ses cheveux pour dégager son visage et ce, malgré ses mouvements désordonnés. Pourtant je l’effleure a peine. Mais ses mouvements redouble.Je pourrais laisser mes doigts descendre pour dégager sa poitrine. Mais je ne le fait pas. Elle a fuit. Elle a forcément fuit quelque chose. Pour que les Torques l’ai pousser à fuire son Maître… Cela devait être grave. Enfin… Je le vois comme ca. Du bout des doigts je dégage donc son visage, avant de la fixer dans les yeux.

Elle s'agite de plus en plus alors que je l’ai à peine toucher. Je recule un peu et attrape la chaise à l'extérieur de la cellule devant la porte, puis je viens m’assoir, à côté d’elle. Je pose les coudes sur mes genoux et mon mentons dans mes doigts croiser. Je me contente de la regarder et d’attendre qu’elle se calme. Ou s'épuise.
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Angelique Torque
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Sam 3 Nov 2018 - 3:40
La lumière pénétrait, la lumière lui brûlait les yeux plongés dans le noir depuis trop longtemps, pourtant il ne faisait pas jour, il faisait nuit, mais la faible clarté des lieux était suffisante pour la dérouter sur le moment. Puis elle le voyait, le vampire aux faux visages, le vampire qui l'avait faite pourchasser à travers le royaume et qui voulait la ramener ici. Il avait réussi, elle était revenue et elle ne pouvait rien faire pour se protéger, absolument rien du tout. Son cœur s'accélérait immédiatement, la peur, la peur de ce qu'il pouvait lui faire, de ce qu'il voudrait lui faire, il devait croire qu'elle était responsable de la mort de son père, d'une façon ou d'une autre et il aurait raison. Mais la peur n'était pas la seule chose qui apparaissait, un autre sentiment déchirait son cœur en deux, la colère, même plus que la colère, c'était la haine, la haine mauvaise, celle qui avait mené tant d'humain à leur perte au fil des siècles. Dès ce moment-là une chose était certaine, Conrad pouvait être rassuré, qu'importait si elle parvenait à fuir, tôt ou tard, cette haine la ferait revenir à lui pour le combattre. Elle ne le reconnaîtrait pas, mais celle-ci était bien là et autres choses en plus, plus profond, plus caché, un sentiment qu'elle-même ne devait pas réaliser. Elle avait honte, pas d'être nue, mais au fond de son cœur elle demeurait une Torque et il était le fils du maître. Elle avait fui, elle était en tort, la petite fille dans son cœur et les gênes des Torque qui coulaient dans son sang la faisaient avoir honte de son comportement devant l'un des maîtres.

Il la regardait, la dominait de toute part, en hauteur, en force, en position, simplement en tout et il pouvait probablement rester des heures à la regarder ainsi. Mais non, il n'était pas comme ça, il ne profiterait pas de sa victoire dans une scène imaginée par un autre, il était plus perfectionniste que ça, elle savait qu'il avait déjà tout prévu, sa prison devait être aménagée dans les sous-sols, certainement et elle serait bien sanglée, probablement. Le vampire lui retirait la perfusion, cela lui arracha même pas une grimace, elle le voyait bien l'humilier en lui donnant à manger à la cuillère, attaché et forcé de lui manger dans la main, oui, c'était son genre. DV se faisait tous ses films, mais en réalité elle savait si peu de choses de lui, tout cela n'était que des mises en scène produites par son esprit apeuré. Pourtant, elle n'avait pas la moindre idée fondée de ce qu'il pourrait lui faire, à part qu'il était le fils d'Armand et qu'il se ressemblait en bien des manières. Voilà qu'elle finissait contre son torse, nue, il avait gardé tout ce qu'elle avait pour soulager sa vessie, il comptait donc bien l'attacher quelque par où cela serait inutile, il lui avait aussi détaché l'apport en air, logique, mais le masque était resté et cela lui arrachait un sourire mesquin. Après tout, elle n'aurait pas manqué de l'insulter de tous les noms possibles s'il avait eu le malheur de le lui retirer. Cependant, il était plus malin que cela, ça lui revenait alors, les paroles d'Armand, il disait souvent que Conrad était un visionnaire, qu'il avait une vision du monde bien à lui et qu'il savait jouer avec les ficelles pour obtenir ce qu'il voulait. Elle en avait fait les frais, le vampire qui l'avait faite capturer contrôlait la frontière et savait qui elle était avant de se retrouver entre ses mains. Donc il avait été prévenu par Conrad, déjà sans cela traverser cette zone était presque impossible, alors en étant avertie, elle n'avait pas la moindre chance dès le départ.

Elle se retrouvait sur le lit dur comme du bois, il était riche, mais n'allait pas lui apporter du confort, tant mieux, continuer de le détester n'en sera que plus facile. Dans sa situation actuelle, elle ignorait sa réaction si le vampire devait se montrer doux et tendre avec elle, elle n'avait jamais connu cela et était donc vulnérable. De plus, ses membres lui faisaient un mal de chien, la douleur d'être plié avait disparu au bout du premier jour à peu près, c'était ce qu'elle pensait et maintenant qu'elle avait les membres à nouveau tendus la douleur se réveillait. Mais elle avait l'habitude d'avoir mal, la douleur, en tout cas ce genre de douleur, ne pouvait la faire plier, c'était autre chose qu'elle redoutait et son corps bougeait malgré elle alors qu'il l'attachait solidement au lit. Le simple fait de sentir sa main si proche de sa peau la faisait enrager comme ce n'était pas permis et la faisait bouger avec hystérie. Elle ne voulait pas qu'il la touche, pas lui, pas là, pas comme ça, surtout pas comme ça et les images d'Armand lui revenaient en plein visage.

« Me touche pas !! »

Elle hurlait dans son masque, mais à part des grognements il était impossible de comprendre, c'était plus fort qu'elle, elle n'avait aucun contrôle sur son corps et cela la ramenait irrémédiablement à cette nuit horrible. C'était si fort qu'elle revoyait presque ses parents autour d'elle en train de la tenir, cette nuit-là, ce n'était pas ses parents qu'elle voyait, mais des démons avec leur visage. Elle se faisait mal à bouger comme cela et lui restait calme, cela l'amusait presque, c'était ce qu'elle voulait lire sur son visage. Normal, elle se trouvait elle-même pathétique, alors lui devait bien s'amuser de la situation. Maintenant qu'il avait fini de l'attacher, elle avait beau de démener autant qu'elle le voulait elle ne parvenait qu'à se faire mal davantage, mais cette douleur était providentielle, pourquoi elle avait ce sentiment, pourquoi se faisait-elle mal avec tant d'acharnement ? Elle ne parvenait pas à comprendre cela, mais lorsque la main du vampire s'approchait de son visage pour décaler une mèche elle voulue s'éloigner. Elle ne voulait pas qu'il la touche, pas comme ça, pas ainsi, pas sans pouvoir se défendre, elle ne pouvait pas rester à sa disposition, incapable de même éviter une légère caresse de ses doigts ses nerfs lâchèrent légèrement. Mais curieusement même ainsi, son corps se refusait de le faire en sa présence, pas devant lui et rien ne sortait alors de ses yeux à par sa colère.

Finalement, il s'éloignait d'elle, dès qu'il se leva elle cessait tout mouvement, dès qu'il n'avait plus les yeux posés sur elle, des larmes coulèrent et elle suppliait l'univers qu'il ne revienne pas. Cependant, l'univers n'avait aucun contrôle sur le vampire, il avait tout contrôle sur absolument tout en ce moment et même son corps stoppait l'afflux des larmes lorsque celui-ci s'approchait à nouveau. Elle détournait le visage pour regarder le mur, c'était autant pour ne pas le voir que pour lui cacher son état. Même si qu'une larme avait eu le temps de couler, elle ne voulait pas qu'il la voie, cette larme était la sienne et elle ne lui appartenait pas. Cependant, il ne tentait rien, en tout cas pas de suite, ses nerfs eurent le temps de se remettre d'aplomb, elle était certaine d'avoir été mieux formé que cela, pourquoi se sentait-elle si faible en ce moment ? La boîte en était certainement la cause, le retour à la maison, le revoir lui, tout cela cumulé avait déjà bien mis à mal ses défenses et elle devait se ressaisir rapidement où il ne ferait qu'une bouchée d'elle. DV fermait alors les yeux et prenait une bonne inspiration, faisant le vide dans son esprit, retirant les images qui la tourmentaient depuis qu'elle était attachée, purgeant son cœur des émotions qui la déchiraient et finalement elle tournait son visage vers le vampire.

« À nous deux »

C'était ce qu'elle avait dit dans le masque, comprendrait-il à travers le grognement qu'elle percevait, peut-être, tout était possible avec ces monstres. Elle n'était plus agitée, elle avait arrêté de bouger et même son rythme cardiaque s'était radicalement calmé pour revenir à la normal. Elle ignorait si elle pourrait maintenir ce calme s'il devait poser la main sur elle, si c'était doux, elle s'agiterait à nouveau, impossible pour elle d'accepter la moindre tendresse de sa part. Elle supporterait probablement mieux s'il devait se montrer brutal avec elle, la douleur, la violence, ça elle connaissait, cela elle pouvait le concevoir et elle refuserait alors de se montrer faible en le repoussant. Étant donné qu'elle ne pouvait pas parler, pas bouger, elle faisait la seule chose qui lui était alors possible dans sa position, le fixer. Elle ne faisait pas que le fixer bêtement, non, elle le regardait avec intensité, malgré la purge de son cœur la haine était toujours encore là et au-delà du pouvoir du vampire il pouvait voir cette émotion dans ses yeux brûlants.

La captive ne pouvait rien faire d'autre, son corps étant sanglé au lit, ses poignets et chevilles encore attachées l'un contre l'autre. Son corps était à peu près en bon état, les traces d'une morsure de loup à la jambe, mais rien d'incroyable ou qui pourrait la gêner. Son corps avait quelques bleus dus à sa lutte pour fuir ses poursuivants et il avait quelques blessures plus anciennes. Les six mois de fuite n'avaient pas été de tout repos, elle avait plusieurs fois dû se défendre contre des agresseurs, mais là encore, ce n'était rien de permanent, que des détails esthétiques qui dans le fond lui rendaient uniquement hommage. Après tout, elle était une guerrière et en tant que telle, elle ne pouvait pas être capturée sans combattre.
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Conrad Ortega
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Mar 13 Nov 2018 - 15:30
Une fois déposer sur le lit, je l’attache solidement avec les sangles. Les chevilles, les genoux, au niveau des hanches, puis du ventre et sur la poitrine. Je ne sangle pas sa tête. Aucun intérêt pour moi. Pour le moment en tout cas. Tant qu’elle se montre raisonnable. Cela dit, je me rend bien compte que l’attacher l'énerve. Elle s’excite. S’agite de plus en plus. Ne tient pas en place. À tel point que je suis obligé d’utiliser ma force vampirique pour la maintenir en place le temps de refermer les sangles. Elle c’est tellement agitée que ses cheveux se retrouve sur son visage. Je sourit et pose mes doigts sur sa joue pour écarter ses cheveux. Je l’entend grogner dans son masque, même si je ne comprend pas le moindre mot de ce qu’elle peut dire. Mais cela me fait sourire d’autant plus. Cela prouve qu’elle est vivante et qu’elle à de la volonté a revendre. Cela me plait. Son mouvement de recule alors que je touche son visage ne m’échappe pas. Loin de là. Et la seule chose a conclure de tout cela, c’est qu’elle à peur… Peur de quoi? de moi? de la situation? Ca je ne sais pas. Mais elle a peur ca c’est indéniable. Et dans ses yeux, je lis de la colère aussi. Le rouge se mélange au bleu nuit.

Finalement je fini par me détourner d’elle. Je ne fait même plus attention à ce qu’elle peut faire. Sur le coup, ce n’est pas cela qui m'intéresse. La seule chose qui m'intéresse maintenant, c’est de trouver une chaise. Ce que je trouve facilement dans le couloirs de l’autre côté de la porte. Le temps que je prenne la chaise, que je referme la porte et que je revienne vers elle, je réfléchis. Depuis la mort de mon père je sais que je suis instable. Surtout si il est question d’elle. Je voulais la retrouver et la ramener ici pour l'interroger. Avoir sa version de l’histoire. Savoir se qui à pu se passer. Mais maintenant qu’elle est là… J’ai la désagréable sensation de me retrouver complètement démunis. Je n’ai pas pour habitude de dresser et éduquer les humains. En general je laisse cela aux autres. Mais avec elle, sans que je comprenne vraiment pourquoi, je ne voulais pas la laisser entre les main d’un autre. Non.. Surement pas… Elle est a moi...Et je ne veux pas qu’un autre la touche. Alors c’est à moi de m’occuper d’elle. A ma façon.

Je pose la chaise à côté d’elle et je m’assoit. Je l’observe en silence. Je détails les différentes marque qu’elle peut avoir. Heinart n’y a pas vraiment été de main morte, mais elle est de retour chez elle et vivante. Et visiblement toujours autant combative. Elle tourne la tête et me regarde, grognant dans son masque. Je ne comprend pas ce qu’elle dit, mais pour le coup, cela n’a aucune importance. Je me contente de la fixer en silence, un long moment. Mon visage n’est pas très expressif alors que je la fixe. Elle est bien plus calme maintenant. Comme si elle avait prit une décision. Lequel… Je ne sais pas. Mais j’entend son coeur qui ne bas plus aussi vite. Et, si la peur garde une petite place dans les couleurs qui l’entourent, ce n’est plus celle qui prend le plus de place comme auparavant. Le blanc, signe de calme a prit l'ascendant sur le reste.

Je la fixe. Et elle me fixe. Un regard intense. Presque dérangeant si je n’avait pas été un vampire et donc bien au dessus d’elle. A une autre j’aurais surement exiger les yeux baiser. Mais pas avec elle. Pas maintenant. Pas pour le moment. Il s’avère que finalement je n’ai pas la patience d’attendre plus. Je me redresse, un peu brusquement. La chaise tombe en arrière dans un bruit sourd et je m’approche d’elle a grand pas. Je n’ai pas manqué de voir qu’elle sursaute. Logique je suppose quand le silence, hormis les bruits normaux de son corps tel que sa respiration, règne dans la pièce depuis un moment avant d’être interrompu par un bruit puissant.

Ma main glisse sur sa joue et elle tente de reculer. Cela dit, je ne lui laisse pas le choix. Ma main caresse sa joue puis se glisse a l’arrière de son crâne. Je la force à relever la tête puis habillement, je décroche le masque. Je le retourne et le laisse tomber au sol, retenant l'accès de colère qui me prend et qui me pousse à le jeter au mur, de l’autre côté de la pièce. Je me contente donc de laisser le masque tomber au sol. Par prévention, mes doigts se pose sur ses lèvres. Je me contente de les poser, mais si elle tente d’ouvrir la bouche, peu importe pour quoi faire, je n’hésite alors pas une seule seconde a pincer ses lèvres ensemble. Mon regard brillant la prévient de ne rien dire pour le moment. De ne même pas essayer. Je reste une minutes ou deux comme cela. Avant de me détourner et de retourner a la chaise, que je remet sur ses quatre pieds avant de m’y asseoir. Je la fixe puis je prend la parole. Posant cette question qui me turlupine depuis un moment. La voix rauque. Presque basse.

Raconte moi… Je veux entendre ta version de l’histoire… Pourquoi t’es tu enfuit? Pourquoi n’as tu pas défendu ton Maître?

Je la fixe. J’attend ses réponses. J’ai repris place sur la chaise. Je n’ai pas beaucoup de patience. À fleur de peau on pourrait dire. Et si elle ne commence pas a me répondre dans les cinqs minutes, alors je me redresse d’un bond et attrape son menton entre mes doigts, serrant assez pour attirer son attention alors que quelques mots m’échappent dans un grognement

Répond moi!

En revanche, si elle prend la parole rapidement, alors je me contente de l’écouter en silence, attentif à sa respiration, son rythme cardiaque, et les couleurs qui l’entourent pour déterminer si elle me ment ou non dans ce qu’elle me dit.
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Angelique Torque
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Mer 14 Nov 2018 - 3:20
C'était amusant, d'une certaine façon tout du moins, elle le fixait, il la fixait, un curieux moment entre eux deux à s'observer et à s'étudier. Elle savait ce qu'il faisait, s'il ne bougeait peut-être pas d'un pouce, même pas sa poitrine pour respirer, car tout simplement il en avait pas besoin, ses yeux devaient tout de même le faire et lui indiquait alors cette étude de son physique. Elle était pour ainsi dire nue, ses seuls vêtements étaient les sangles qui la maintenaient attaché contre le lit plutôt dur, mais ils cachaient plutôt bien ses atouts et cela l'aidait beaucoup à oublier sa nudité. Conrad a toujours été observateur, c'était une chose qu'elle appréciait chez lui, curieusement, elle aimait le voir se balader sur ses terres le soir afin de vérifier que tout soit en ordre et elle parvenait à se mentir en se disant que c'était là de la prévoyance. Cependant, elle savait qu'il n'en était rien, ce n'était qu'un sale maniaque, là il voulait voir ce qu'elle avait fait, où elle avait été et ce que l'autre vampire lui a fait avant de la livrer. Salopard possessif, cela elle le voyait aussi à ses yeux, à son visage, bien qu'il fût de marbre, il parlait en silence bien plus qu'il ne le pensait, il était là, avec elle dans cette cellule alors qu'il n'était pas un grand dresseur, il ne laisserait pas un autre toucher l'œuvre de son père. Un frisson la traversait un instant, il ne faisait pas particulièrement chaud par ici et son regard qui coulait sur son corps lui donnait une étrange impression de violation. Elle se doutait que c'était dû à son pouvoir, elle se sentait toute petite devant lui, la position l'oblige, le silence, l'attente, elle ne pouvait qu'attendre de toute façon.

L'attente était interminable, la patience n'était pas une de ses qualités, pas ainsi attachée, mais lui non plus ce n'était pas son truc, malgré son calme apparent il bouillait de l'intérieur et en eut la preuve l'instant d'après. Un bruit sourd alors qu'il se redressait d'un coup, la chaise bascule et tombe. Le bruit la fait sursauter, elle était si tendue malgré son calme, sa respiration en avait pris un coup, elle roulait les yeux en se maudissant de s'être faite avoir si bêtement et puis le fixait de nouveau. Mais il avait déjà tellement progressé depuis, il était proche, sa main glissait sur sa joue, c'était doux, trop à son goût et de suite elle tentait un mouvement de recul. Mais il a l'avantage, il la dominait complètement et ça depuis toujours. Il faisait quelque chose, elle ne savait pas quoi jusqu'au moment où il retirait le masque sur son visage et cela faisait un bien fou. Elle pouvait de nouveau respirer normalement, ne plus avoir ce truc sur le visage qui la grattait et qui lui tenait trop chaud. Cependant, inutile d'essayer de parler, ses doigts étaient sur ses lèvres, son regard brillant était suffisant pour la pousser à se la boucler. Elle n'aimait pas suivre un ordre, silencieux ou non, mais là, elle n'aimait pas la proximité, si facilement il pouvait laisser glisser ses mains sur son corps chaud, la toucher, la caresser, lui infliger mille supplices et elle ne pourrait que subir. Elle détestait vraiment cela, mais elle prenait son mal en patience et de lui-même il reculait pour se réinstaller sur la chaise. Il voulait qu'elle parle, ou alors qu'elle puisse lui répondre, l'un ou l'autre, elle se demandait seulement lequel.

Enfin il parlait, enfin il se décidait à agir de façon concrète et la question ne lui plaisait pas. Enfin, la question en soi n'était pas gênante, ça lui faisait même plaisir de lui dire toute la vérité, de lui la mettre en pleine face sans le moindre ménagement, mais d'un autre, ce qu'elle détestait était les mots employés. Il aurait pu formuler sa demande de bien des manières, mais il avait choisi celle-ci et son regard s'enflammait légèrement en l'entendant. Un ordre, une version, la fuite, l'abandon. Des sujets qui avaient maintes fois hanté ses nuits, elle se demandait toujours comment elle allait lui répondre quand cela lui arrivait et rarement cela finissait très bien. Pourtant, elle savait que si un jour elle devait répondre de ses actes devant lui, la colère, la haine, ils prendront tous deux le dessus et elle ne pourrait réfléchir à toutes ses fois où elle s'était posée la question. Conrad n'avait pas eu à attendre longtemps, pas qu'elle ne voulût pas le faire attendre, mais simplement car elle-même avait envie que tout cela sorte, de s'en libérer une fois pour toutes et tant pis si elle en souffrait :

- Pour commencer il n'y a pas plusieurs versions, il n'y en a qu'une, celle que je vais te raconter, mais histoire d'être claire Conrad. Je veux que tu enregistres bien ce que je vais te dire, Armand n'a jamais été mon maître !

Ses yeux lançaient des éclaires, elle aurait aimée, elle aurait tellement préféré, mais au lieu de cela c'était des yeux rouges, proches des larmes, mais des larmes de colères, des larmes de peine et c'était compréhensible, dans son histoire sa famille mourrait. Elle soupira un bon coup, comme pour se préparer, rassembler ses forces, puis commençait à raconter :

- Tu sais que les problèmes rôdaient depuis longtemps, bien avant même que tu ne partes pour la guerre, cela remonte à loin, pour nous autre humain en tout cas, mais le premier craque était de ta faute. C'était quand tu m'as dénoncé à ton père, qu'il m'a enfermé, retiré toute liberté et qu'il me gardait au chaud pour son projet. Tu dois savoir ce qu'il m'a fait, ou peut-être que non, il avait de bonnes idées, mais il sous-estimait les humains comme le font tous les vampires. Il pensait que les Torque lui étaient fidèles, à l'absolu, sans le moindre doute et il voulait me le prouver. Il m'a violé alors que mes parents me tenaient les bras pour m'empêcher de résister et c'est toi qui as provoqué ça. Ou pas, je n'en sais rien, je n'en suis même plus sûr, il était devenu fou, quel homme peut faire ça à une famille ? Tu aurais pu le faire toi ? Toi le faux gentil vampire, ordonner à mon ancêtre de tenir sa fille pour que tu puisses la violer ? Il n'y avait pas eu de douceur, il ne voulait pas me montrer quelque chose, il voulait me faire mal et briser ma foi en ma famille. Il a réussi, mais finalement, alors que j'attendais la prochaine nuit d'horreur, que mes parents ruminaient l'ordre de me tenir à nouveau à ce moment-là....

Elle détournait les yeux, tout du long elle ne disait que la vérité, la vérité la plus absolue, quand elle disait qu'il n'était pas son maître, c'était vrai, quand elle disait que c'était sa faute, c'était vrai, même sa colère était vraie comme sa tristesse. Elle mettait un instant les sangles à l'épreuve, tirant un bon coup dessus jusqu'à s'arracher une grimace de douleur et puis se calmer. Elle était à la merci du vampire, si sa colère était bien là, sa peur aussi, pas une peur palpable, mais une peur subtile, celle qui la tenait aux tripes et qui ne la lâchait pas. Elle sentait un courant d'air froid lui parcourir l'échine alors qu'elle était allongée sur le dos, ce n'était donc pas possible, pourtant c'était le cas, un nœud dans sa gorge, l'air qui lui manquait, elle avait peur et cela devenait de plus en plus pressant. Celle-ci allait franchir le seuil de sa colère quand elle recommençait à le regarder et elle se dissipait alors à nouveau, ne laissant que la colère. Elle le fixait durement, c'était le moment d'y aller :

- J'ai pensé au suicide, jamais l'un des miens y avait pensé, mais tous les Torques étaient heureux de le servir, pas moi et cela a toujours été comme ça. Alors, oui, mes parents ont vu leurs filles mourir de la main d'Armand après avoir échoué et cela ne les dérangeaient pas tant que cela. La faiblesse n'était pas une option, mais elles mouraient reconnaissantes de mourir de la main d'Armand, moi on me forçait, on me violentait, je suppliais et on ne me tendait pas la main. Alors, voir leur fille vouloir sauter par la fenêtre pour mourir, c'était de trop, mes parents sont redevenus mes parents, ma famille est redevenue une famille et ils décidèrent que je n'avais pas ma place ici sûr ce domaine. Je devais avoir ma liberté, je suis alors partie et tu es venue. La suite tu l'as connaît déjà et je sais que tu as tué tous les survivants de ma famille. Mais ils n'avaient trahi personne, c'est lui qui les avait trahis, ils ne voulaient pas le tuer, ils voulaient que je sois libre et ils étaient simplement prêts à se battre pour cela.

Des larmes aux yeux, de colères, de tristesses, son cœur battait fort, si fort, mais elle mentait un peu, pas forcément à Conrad, mais à elle. Ce n'était pas entièrement la faute d'Armand, ni de Conrad, c'était elle qui n'avait jamais pu se soumettre et cette liberté qu'elle s'octroyait n'était pas de son droit. Toute sa famille était soumise, pourquoi ferait-elle exception, mais pourquoi elle ne pouvait pas faire comme eut, tout aurait été dans le fond plus simple et moins douloureux. Au fond, DV aurait aimé être moins farouche, mais ce n'était pas le cas, elle était bestiale, elle était impulsive, violente et ne pouvait pas simplement baisser les yeux. Même là, alors qu'elle était attachée, à sa merci, qu'elle crachait sur la mémoire du père du vampire, elle le fixait droit dans les yeux avec mépris. Elle ne voulait pas accepter sa part de responsabilité, ce n'était pas sa faute, ce n'était pas normal de se soumettre bêtement, c'était la faute des vampires qui voulaient la contraindre. Son esprit de défis prit le dessus sur son calme et elle l'ouvrit une nouvelle fois, cette fois sûrement de trop :

- Alors tu vas être comme ton idiot de père maintenant ? Réduire en esclavage les humains, j'suis bien contente qu'il soit mort, il ne méritait que ça pour ce qu'il m'a fait. T'es content ? T'as tes réponses et ma version, celle-ci te convient ? Oh grand méchant seigneur vampire qui tire la gueule tout le temps.

Le provoquer, pourquoi donc ? Idiote, elle se le répétait sans arrêt, mais cela n'y changeait rien, elle l'avait fait et tentait d'au moins en être fière pour le moment. Elle provoquait le méchant vampire, elle, l'impuissante femme attachée nue dans une prison au fond de son château en plein cœur de son domaine. Oui, lorsqu'elle se disait cela elle déprimait, donc elle ne se le disait pas et faisait la dure, pour l'instant en tout cas.
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Conrad Ortega
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Jeu 29 Nov 2018 - 7:43
Je n’ai pas beaucoup de patience Et si au début je voulais la faire mariner, finalement c’est moi qui craque. Je change d’avis et la débarrasse du masque avant de clairement lui demander de me raconter. Elle ne tarde pas a prendre la parole. Je l’écoute en silence. Je ne l'interrompt pas une seule fois. Le fait qu’elle me dise qu’Armand n'a jamais été son Maître ne me fait ni chaud ni froid.

Je la fixe en silence. Je ne loupe rien de ses yeux rouges, au bord des larmes. De son aura remplis de colère, de peine aussi. Mais je ne dit rien. Je ne fait rien. Je ne bouge pas. Je ne respire même plus en fait. Je n’en ai nul besoin. Aucunement. J’ai juste besoin de me concentrer sur ce qu’elle dit. Les mots qui sortent de sa bouche et sa silhouette entourée d’un halo de vérité. Le fait que pour elle tout à commencé a cause de moi, quand je l’ai ramener à mon père. Suite à cela il l’a enfermée. Priver du peu de liberté qu’elle pouvait avoir. Je ne dit rien. Je ne dirait jamais rien. Mais à cette instant je ne peux pas m'empêcher de me demander ce qui a pu piquer mon père pour agir ainsi. Je ne suis pas pour la liberté des humains. Loin s’en faut. Il suffit de regarder mon domaine pour comprendre que je suis pour. Mais il y a une chose que je sais. Il ne faut pas priver complètement les humains d’un minimum de liberté. Surtout s'ils ont grandis libre. Les privés de tout d’un coup, ca ne peut que les retourner inévitablement… Preuve en ai avec celle que j’ai sous les yeux…

Elle me raconte… Elle me compte son viol alors que ses parents étaient là. Mon regard se vrille au sien. Elle me dit la vérité, je le sent et je le vois. POurtant j’ai du mal a y croire. Certe il n’était pas tendre avec ses esclaves. Cela je le sait. Il en a torturer plus d’une. Je le sait. Je l’ai déjà vu faire, même si une fois encore là dessus je ne vois pas forcément les choses comme lui. Elle est persuader que je suis la base de tout cela. Pourtant je ne vois pas les choses de la même façon. Certe, si je ne l’avait pas ramené rien de tout cela se serait produit. Mais… Si elle n’avait pas cherché a s’enfuire, rien ne serait arrivé non plus.

Le reste de ses paroles se brouille dans mon esprit lorsqu’elle évoque Ed’. Lui demander de tenir sa fille? Non clairement je n’aurai pas pu… Parce que c'était Ed… Le regard voilé, je ne réagis pas lorsqu’elle tire sur les sangles. De toutes façon elles sont solide. Elle ne les défera pas comme cela. Je ressens l’odeur de la peur qui envahit la petite cellule. Mais une fois encore je ne réagit pas.

Plonger dans mes souvenir d’Ed qui m’annonce la grossesse de sa femme. Je le revois, devant moi, les yeux brillant, me parlant de ce bébé qui n’était pas encore là, espérant que ce serait un garçon, et non pas une fille qui ne survivrait pas. Me disant qu’il ferait tout pour le protéger, que cet enfant était la prunelle de ses yeux. Je me souviens lui avoir demander pourquoi il voulait tant cet enfant, alors que si c’était une fille, elle ne passerait pas la journée. Et si c’est une garçon, il serait élevée pour apprendre à se battre, à servir, à être esclave. Je me souviens alors qu’il m’avait dit que cet enfant, quel qu'il soit, était le fruit de leur union, a lui et sa femme qu’il avait apprit à aimer avec le temps. Et qu’il en était fière, quelque soit le sexe. Qu'avoir une fille etait le risque...

Je reviens au présent, sous son regard qui me fixe, alors qu’elle reprend la parole. Elle avoue avoir pensé au suicide. Qu’elle à était la premier à y penser dans sa famille. Mais elle était différente. Oui… Ca je l'avais remarqué de moi même. Etrangement, je me rend aussi compte que hormis Ed et celui qui était devenue mon dévot… Elle est la seule à laquel je me sois intéressé. Plus que pour juste connaître le nom en tout cas. Elle m’intrigue. Et… En la voyant, là devant moi… Elle me fait penser à Ed… Cette même… fougue… Si ce n’est que lui était obéissant. Et ses parents… Ils l’ont aider à s’enfuire. D’après elle, jamais ils n’ont eu l’intention de le tué. Mais lui n’a rien voulu entendre. Quelque part cela ne m’étonne pas. Il etait tétu.Et ce qui était a lui n'était pas a un autre. J'étais surement la seule exception. Et encore, pas avec tout

Ainsi donc tout cela ne serait qu’un malentendu. Peut être. Je doit m’avoue que je ne sait plus trop quoi… qui croire… Mais son explication est la seule que j’ai… Et j’ai bien remarqué que mon père n’était plus pareil depuis un moment. Comme si il sentait que quelque chose aller changer.

Alors que je me laisse aller au fond de la chaise en réfléchissant, elle s'évertue à parler a nouveau. Si j’ai pu accepter le reste, cette fois sans es trop. D’un bond je me retrouve au dessus d’elle, agenouillée sur la table de chaque côté de ses hanches. Mes mains sont posées juste au dessus de ses épaule. Et malgré la position, rien de moi ne la touche. Je n’ai pas envie qu’elle se débatte et se blesse. Pas maintenant.

Je la fixe en silence, un long moment, ne regardant que ses yeux. Au bout d’un moment, un sourire apparaît sur mes lèvres. Pas un sourire gentil. Mais plutôt un sourire un peu fou. Mon visage se rapproche du sien, jusqu’à ce qu’il n’y ai plus qu’un centimètre ou deux qui nous sépare. Je sent son souffle frappé mon visage et cela me faire sourire de plus belle alors que je susurre

Méfie toi petite fleur… N’oublie pas qu’il était mon père… Que je suis son fils… Et qu’il m’a appris ce qu’il savait… Et que je pourrais reproduire certaine choses si tu me pousse trop a bout… Les choses sont ce qu’elles sont. On ne pourra pas revenir dessus et toi comme moi devons apprendre à vivre avec… Finalement… On est pareil tout les deux… Orphelins… On à plus de famille…
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Lun 3 Déc 2018 - 3:28
Pourquoi fallait-il que le destin s'acharne contre elle ? Elle se le demandait souvent, finalement, elle préférait faire semblant de ne pas y croire, le destin n'existait pas, seuls les actes décidaient de l'avenir, sauf que, son avenir n'était plus entre ses mains. Elle regardait le vampire, patiente, ne sachant pas comment il prendrait ses dernières paroles et se demandait si en réalité elle n'était pas encore maître de son avenir. Certes, elle était attachée, à sa merci, mais lui ne lui faisait rien, dans le fond il n'avait jamais été violent avec elle, il avait simplement été loyal envers son Sire, contrairement à elle et cela la poussait à se demander ce qu'il voulait vraiment. Qu'allait-il faire d'elle, elle était attachée certes, mais pas brutalisé, pas pour l'instant en tout cas, mais elle ne pouvait se leurrer, elle était dans une cave, des chaînes aux murs et un simple calcul suffisaient à connaître ses plans futurs. Elle finirait par avoir mal, il finirait par faire ce qu'il avait au fond de lui t'en envie de faire, à croire qu'il refusait de croire qu'il avait cela en lui comme son père, mais elle l'avait toujours su. Le bon vampire était dangereux, sauf qu'il ne l'avait jamais montré, comme à présent, son calme n'était nullement passif, il analysait, se demandait, cherchait à comprendre ses propres émotions qui lui brouillaient l'esprit. Oui, elle avait vécu assez longtemps au côté d'un vampire pour connaître leur expression, la façon de savoir ce qui se déroulait dans leur tête et elle n'était pas surprise de le voir prendre place sur elle.

Voilà, il était sur elle, il ne la touchait pas, mais il était proche, trop proche à son goût et cela l'effrayait bien plus qu'elle ne l'aurait voulu, son père l'avait traumatisé et à présent elle était si vulnérable lorsqu'un vampire était proche. Son sourire, c'était l'un des rares qui pouvaient l'effrayer, quand il était ainsi il pouvait agir, il le perdrait et attaquerait. Elle le fixait, son ventre se réchauffant outre-passant sa volonté, les vampires et leur aura. Elle n'était pas indifférente et elle détestait cela. Finalement, il brisait le silence, laissant enfin à nouveau naître sa voix au creux de son oreille. Il n'avait pas besoin de hurler, pas besoin de se montrer particulièrement menaçant dans sa voix, inutile, ses mots étaient suffisants pour faire naître la peur dans son cœur et une autre émotion qui lui donnait honte.

Oui, elle savait, elle était comme lui, dans le fond tout du moins, une honte, leurs parents respectifs avaient massacré l'autre et les avaient laissés seul. Livré à eux-mêmes, quoi faire de leur héritage, bonne question, elle aurait voulu fuir loin des vampires pour pouvoir se poser la question sérieusement. Cependant, le vampire avait décidé autrement, maintenant chacun ressentait à sa façon la même chose pour l'autre, était-elle fautive ? Était-il fautif ? L'étaient-ils tous les deux ? Ou était-ce la faute des autres, de leur parent ? Que de question qu'au final la réponse importe peu, oui, seul son avis comptait dans l'histoire. Voulait-il la punir ? Certainement, allait-il le faire ? Probablement, quand allait-il le faire ? Prochainement, mais si la douleur lui faisait pas peur, c'était ce qu'il pouvait faire d'autre qui l'effrayait, jamais il avait eu le droit de toucher une Torque, seuls les mâles lui étaient autorisés. Qu'allait-il faire de la dernière et une femme en plus de cela. La raison de sa survie durant sa jeunesse lui revint à l'esprit et immédiatement elle baissait les yeux. Merde, cela il allait le ressentir, elle venait de penser à une chose qu'il devait certainement ignorer. Pourquoi Armand ne voulait pas la tuer, car son sang, ou mieux dit, le gène qui s'y trouvait était important. Elle hériterait du puissant pouvoir du vampire si elle devenait une dévote, une dévote pouvant se régénérer sans boire le sang de son Dominus et qui pouvait peut-être même rajeunir grâce à lui. DV était presque persuadé qu'il ignorait cela, tant mieux, mais elle ne pourrait pas lui cacher longtemps s'il décidait de vouloir la forcer. Une main bien placée, une caresse au mauvais endroit, elle craquerait pour qu'il cesse, une telle faiblesse et pourtant cette idée ne la laissait pas indifférente. Une pensée, un instant, si bref, mais pourtant bien présent. Le méchant seigneur vampire profitera de son corps, la fera chavirer si aisément, sa volonté ne tiendrait pas, elle craquerait comme du verre et il pourrait faire d'elle ce qu'il souhaitait.

Elle avait peur, maintenant oui, pourtant il n'avait pas eu à faire beaucoup, si ses mots l'ont faite réfléchir, c'est bien sa proximité qui avait fait naître cette peur.

Le méchant vampire va me toucher !

Honte à elle, si fragile, ses yeux n'osèrent plus remonter et croiser les siens. La peur avait fait son office, une très fine couche de sueur venait de naître sur sa peau, juste suffisamment pour qu'elle puisse briller sous la lueur des bougies. Elle avait fini par se décider, lui répondre, mais n'arrivait pas à choisir quoi lui dire, mais ses émotions commandaient son corps et la poussait à agir :

- Pardon... Je n'aurais pas dû dire cela... Eloi...

Sa voix mourra dans sa gorge, incapable d'aller plus loin, d'exiger quoi que ce soit dans sa position, cette proximité étouffait tout courage en elle et l'avait poussé au pardon. Elle voulait lui demander, non, lui ordonner de s'éloigner d'elle, mais impossible, si elle le disait, il le ferait peut-être ou alors il pourrait se montrer sadique et justement s'approcher. Sans même s'en rendre compte, son corps commençait à trembler, légèrement, subtilement, lorsqu'elle le remarquait, elle se disait que c'était le froid.

Mensonge !
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Dim 9 Déc 2018 - 4:25
Je n’ai pas pu m’en empêcher. D’un bon, me voilà à genoux au dessus d’elle. Pour autant, je ne la touche pas. Je pourrais. Mais je ne le fait pas. Malgré que je soit en colère contre elle… Malgré qu’elle ne soit qu’un humaine… une esclave… mon esclave… Malgré tout ca, je ne la touche pas. Pourquoi? Je ne sais pas… pour ne pas lui faire peur… Parce que je veux lui montrer que, même si elle m’appartient et qu’elle n’a pas forcément voie au chapitre, elle peut me faire confiance. Si pour le moment, batailler avec elle pour qu’elle m’accepte en tant que Maître ne me dérange pas… Je ne veux pas que ca devienne le quotidien. Même si j'apprécie son caractère libre et indépendant… Je ne pense pas pouvoir le changer radicalement et complètement. Mais ca… Elle n’a pas forcément besoin de le savoir.

Avec un sourire, je vient souffler à son oreille. Lui murmurant de se méfier. Et que finalement, on est pareil. La peur à pris une place importante dans son aura. Et même sans ca, elle est parfaitement perceptible. Ses muscles crispés. Ses yeux. L’odeur de la peur qui l’entoure… Je l’observe attentivement alors qu’elle est figer sur place. Je lui laisse tout le temps qu’elle veut pour réfléchir. Réfléchir à ce qu’elle va faire. Ce qu’elle va dire. Je ne la presse pas. Je me contente de rester là ou je suis. Parfaitement immobile. Sans même respirer. Rien ne bouge. Ni souffle. Ni clignement de paupière. Presque… Absent. Et j’attend. J’attend qu’elle bouge. Qu’elle réagisse. Qu’elle dise quelque chose.

Les yeux baissés, je la sent bouger. Imperceptible presque. Mais je ressens comme de la gène venant d’elle. LEs yeux baiser, surement n’ose t elle pas me regarder en face. Elle finit par dire quelque mot. Des excuses. Et ce que je devine le début d’une demande. Mais elle ne vas pas jusqu’au bout. Je vois son corps nue, sous moi qui commence à trembler. TRès légèrement. Mais assez pour que je le voie. Je la regarde encore un moment. Toujours sans bouger. Mon regard dévie, de façon inévitable, sur sa poitrine, dont les mamelon sont cachées par les sangle. Je retiens un soupire. Il faut y aller étape par étape. Ne pas la brusquer trop rapidement. Cela ne ferait que la braquer contre moi. C’est ainsi que je le voie.

Lentement, je me redresse. Je reste au dessus d’elle, mais je m’éloigne de quelques centimètres. La ou avant, le moindre mouvement m’aurait fait la toucher, cette fois il faudrait plus qu’un mouvement pour me rapprocher. Ma main droite se lève, et doucement, je vient caresser une mèche de cheveux de la jeune femme. Proche de son visage. Mais je me contente de caresser ses cheveux. Si elle ne dit rien, je continue. Si elle commence à paniquer, je m'arrête après une dernière caresses. Si elle ne dit rien, je prend la parole en continuant de jouer avec sa mèche de cheveux, sinon je repose ma main et prend la parole quand même

Ce que mon père à fait… Ce que tes parents ont fait… On ne pourra pas revenir dessus. On ne pourra pas changer les choses… Alors… Je voudrais… Que l’on avance… ensemble… Sache le.. que tu le veuille ou non, maintenant tu es mon esclave… Mais… Si tu fait les choses correctement, rien ne m’obligera à te punir ou à te menacer… Je n’en ai pas spécialement envie… Tu es une bien trop belle femme pour que je prenne le risque de t’abimer… En tout cas, volontairement…

Je me redresse pour de bon cette fois et je retourne sur ma chaise, lâchant ses cheveux au passage si je les tient encore. Je m’y assoit et la regarde avant de lui sourire. Pas un faux sourire. Un vrai sourire. Sincère

En tout cas… Je suis heureux de te retrouver… Sache que à partir d’aujourd’hui, ton prénom sera Angélique… Je tient à te donner un vrai prénom… Je ne t’expliquerait pas pourquoi celui là… Un jour peut être…

Je me relève et m’approche d’elle à pas lent. Je défait une première sangle. Celle de ses genoux. Ca n’impacte pas vraiment. Elle ne peut toujours pas bouger. Mais je veux juste lui faire comprendre le pourquoi je me suis approcher cette fois. À savoir, la soulager un peu.

Je vais te retirer la sonde… Ca ne va pas forcément être très agréable pour toi… Mais c’est nécessaire… Tâche de ne pas bouger…

Je ne la laisse pas réfléchir plus. Anticiper la douleur n’est pas une bonne chose. Je pose mon bras en travers de ses cuisses pour les maintenir au mieux. Si elle se débat, j’y met autant de force que possible, en essayant de ne pas l'abîmer. Puis je tire délicatement sur la sonde pour la lui retirer. Lorsque c’est fini, je la laisse retomber au sol et me décale d’un pas. Je vient effleurer sa joue en une caresse furtive. Je m’efforce de la toucher le moins possible, mais pour le coup je veux juste lui montrer que c’est fini et éventuellement qu’elle se concentre sur autre chose. Alors je caresse sa joue pendant quelques courtes seconde avant de reprendre la parole. Une fois encore pour qu’elle se concentre sur autre chose, car ca ne doit pas être indolore pour elle.

J’ai une question pour toi… Comment t’appel tu?
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Mar 11 Déc 2018 - 2:31
De quoi avait-elle l'air actuellement, elle devait vraiment faire pitié à voir pour que le vampire demeure aussi calme, c'était cela ? Il avait un peu de peine pour elle et se prenait pour un sauveur . Ou alors était-ce l'inverse, il se montrait calme, voire même doux, pour au final la prendre au dépourvu alors qu'elle baisserait sa garde et lui infliger la juste punition qu'elle méritait pour sa trahison. Elle grimaçait légèrement suite à cette pensée, elle avait pensé la punition méritée, peut-être voulait-elle souffrir pour enfin réussir à se pardonner sa différence avec le reste de sa défunt famille. Comment pouvait-elle demeurer ici prisonnière et finalement devenir son esclave après tous les sacrifices faits pour qu'elle puisse s'enfuir. Le vampire en avait pas profité pour lui balancer un sale commentaire, non, il aurait pu l'humilier pour s'être excusé comme une petite fille et en profiter pour détruire le peu d'estime qu'elle avait encore pour elle.

Cependant, il avait fait tout l'inverse, il reculait légèrement, il donnait l'impression que compatir, peut-être disait-il vrai, peut-être qu'il ne lui voulait aucun mal, mais trop longtemps il avait trompé sa vigilance. Il avait fait en sorte que l'un des pires monstres qui foule cette terre la fasse prisonnière alors qu'elle n'était plus qu'à quelques kilomètres de la liberté ! Un bienfaiteur ne ferait pas cela, il la voulait, il se croyait autorisé à la posséder comme si elle n'était qu'un vulgaire objet, une sorte de putain d'héritage ! Elle voyait sa main approcher, mais la honte et la peur bien trop présente en son cœur la pétrifiaient, lui refusant tout mouvement, tout signe qui pourrait davantage l'enfoncer dans les problèmes, pourtant elle voulait, elle voulait dégager son visage afin de s'éloigner des caresses qu'il était en train de lui donner. Si une grande partie d'elle ne voulait qu'une chose, c'était qu'il recule et qu'elle puisse enfin souffler. Une autre part d'elle appréciait le contact délicat du vampire, elle avait envie de pleurer, de pleurer plus fort qu'elle ne l'avait jamais fait, toujours obligé de mordre dans un tissu pour retenir se crient de souffrance lorsqu'elle était en cavale. Curieusement, là, elle ne voulait pas juste hurler aussi fort qu'il lui était possible, ni pleurer et sangloter jusqu'à l'agonie. Non, elle voulait pleurer contre lui, pleurer avec lui, que lui arrivait-elle, Conrad possédait-il un pouvoir qu'elle ignorait ? Un pouvoir éveillé suite à la guerre ? Il était vrai qu'elle n'avait pas eu le temps de voir s'il avait changé durant tout cela, mais elle en doutait. Pourtant, elle avait de plus en plus de mal à se reconnaître, ou était passé sa fierté, elle avait totalement disparu, ou presque. Elle ne bougeait donc pas, supportant ses caresses alors qu'une partie d'elle en appréciait le geste.

Puis il commençait à parler, d'une certaine façon ce qu'il disait avait quelque chose de réconfortant, il ne souhaitait pas revenir sur leur parent, c'était le passé, il utilisait de belles phrases, de jolis mots pour finalement tout gâcher. Elle était son esclave, elle pouvait éviter d'être abîmé si elle demeurait sage et obéissante. Il disait qu'elle était belle et que si elle était une bonne esclave il ne l'abîmerait normalement pas volontairement. S'il voulait la rassurer, c'était totalement raté, si la peur s'en retrouvait renforcée par son destin, sa honte sombra pour laisser revenir sa colère et elle détournait le visage en réponse afin que cette mèche qu'il aimait caresser s'évanouisse comme ses espoirs qu'elle fasse ce qu'il souhaitait. Ses yeux remontèrent sur lui, sans parole, mais tout y était et il était évident que son désir de liberté primait sur tout.

Finalement, il se retirait, ce n'était pas pour déplaire à DV, cela faisait du bien, elle sentait son corps redevenir fort et son amour-propre refaire surface. Elle se rappelait son regard avant de prendre la parole, comment il avait lorgné sur elle, il la voulait et pas uniquement en tant que simple esclave faisait ses quatre volontés, il voulait l'avoir dans son lit, ou ailleurs, qu'importait, il désirait son corps. Elle ne lui laisserait pas sans combattre, il se mettait le doigt dans l'oeil s'il croyait pouvoir la domestiquer avec de belles paroles. Voilà à nouveau un sourire, bien que pour une fois elle ne sente pas vraiment de menace derrière, cela lui changeait, mais ce n'était rien en comparaison de ce qu'il allait dire. Elle devait le reconnaître, elle ne l'avait pas vue venir celui-là et pour le coup, elle se retrouvait démunie devant l'annonce. Cela pouvait peut-être sembler pitoyable, probablement que Conrad ne comprendrait pas pourquoi elle réagissait ainsi à l'annonce du nom qu'il voulait lui donner. Mais il n'avait jamais été qu'un numéro, qu'une succession de chiffre désignant l'âge de leur maître au moment de leur naissance. Tout ce qui faisait d'elle une personne en vie était relié à leur maître d'une façon ou d'une autre, ils ne pouvaient s'appeler sans voir leur maître dans leur parole, il était partout en tout instant. Alors qu'importait la signification du nom, qu'importait qu'elle ignorait pourquoi il avait choisi celui-ci plutôt qu'un autre, c'était un nom, c'était son nom. Elle ne supportait pas l'idée de l'espace d'un instant l'aimer pour ses paroles et de vouloir presque le serrer dans ses bras pour le remercier. Elle allait s'appeler Angélique à partir de maintenant, sans pouvoir se retenir, sans vouloir se retenir, plusieurs larmes coulèrent sur ses joues, des larmes de joie et même de gratitude.

Le vampire se relevait et s'approchait à nouveau d'elle, malgré son approche, ses émotions ne changèrent pas, il venait de briser la chaîne la reliant à son enfoiré de maître. Puis elle sentait une sangle se retirer, de suite elle cherchait à bouger les jambes sans y parvenir, ce n'était qu'une sangle, mais c'était déjà cela. Il la prévenait alors de ses plans, elle savait ce que cela voulait dire et surtout que cela n'allait pas être agréable du tout. Cependant, elle ne lui ferait pas le plaisir de gémir que cela soit de douleur ou autre chose. Pas moyen de lui donner une telle satisfaction, mais il était question là de l'orgueil des Torques. Puis il tirait, il n'avait pas attendu pour le faire, mais c'était peut-être mieux, elle n'avait effectivement pas du tout aimé la sensation que cela lui avait, mais appréciait l'absence de cette sonde. Enfin, cela ne l'avait pas empêché de grimacer sous son geste, le sentir bloquer ses jambes, la toucher, cela non plus elle n'avait pas aimé, elle devait bloquer sa respiration, tout fermer pour retenir des gémissements de douleur. Il se décalait ensuite, puis sa main vint caresser sa joue, elle ne l'avait pas vu venir, trop concentré sur ce qu'elle ressentait et tenter de le cacher pour l'anticiper. Angélique gardait les yeux fermés, surtout lorsque sa main vint contre elle, elle ne se décalait pas, mais se concentrer là-dessus avait le mérite de faire passer le reste sous clef rapidement. Conrad était d'humeur bavarde cette nuit, peut-être l'avait-il toujours un peu été, elle ne le connaissait pas tant que cela dans le fond, mais sa question qui aurait pu en faire hurler d'autres avait au contraire fait naître un petit sourire sur le visage de l'esclave :

- Angélique... Angélique Torque.

Elle regardait le vampire tout en lui donnant son nouveau prénom, mais sa main, sa caresse sur sa joue l'agaçait et elle ne pouvait retenir plus longtemps son dégoût. En bonne dure à cuir qu'elle était, elle lui faisait remarquer de la pire façon qui soit :

- Maintenant dégage t'as foutu main !

Pour accompagner le tout elle tentait de lui mordre la main, elle était proche de ses lèvres, un petit coup de dent rapide pour lui montrer qu'elle n'allait pas pour autant se montrer docile. Une façon de lui faire un doigt d'honneur pour les mots qui avaient précédé l'attribution d'un vrai prénom. Qu'elle parvienne à le mordre ou non, elle enverrait à la suite pour bien qu'il comprenne :

- Tu rêves Conrad, je te remercie pour le prénom, oui, merci, mais je ne te donnerais pas jamais mon corps, ni rien de moi hormis mon dégoût, je ne serais jamais ton esclave et c'est comme ça, que tu le veuilles ou non !

Si jamais elle était parvenue à le mordre, la morsure n'aurait pas été légère, elle avait mordu aussi fort qu'elle le pouvait, de toutes ses forces, mais aurait relâché pour pas se faire mal lorsqu'il bougerait et de toute façon elle l'aurait fait pour parler. Ce n'était pas la première fois qu'elle mordait quelqu'un jusqu'au sang, Conrad en avait vu le résultat, un homme mort la gorge arrachée. Angélique n'était pas un ange, loin de là, très loin de là même et elle ne s'en cachait pas. La fougue à nouveau dans ses yeux, elle le défiait du regard, la domestiquer ne sera pas si simple et s'il croyait pouvoir y parvenir avec des sentiments il se trompait. Elle craignait ce qu'il pouvait lui faire endurer, mais ne pourra pas se laisser faire, comment pouvait-elle accepter cela après tous les sacrifices. Après lui avoir refusé la liberté alors qu'elle était à portée de main, à quelques minutes pour elle et pourtant lui arracher pour l'enfermer à nouveau dans une prison sombre à la merci du démon. Le seigneur vampire était tout proche, elle était à sa merci, elle avait tenté ou réussi de le blesser, certes cela était insignifiant, mais cela ne changeait rien, c'était la première fois qu'elle tentait de blesser un Ortega volontairement, le geste lui avait causé un pincement au cœur. En fond de son cœur, si elle ne voulait pas être esclave, elle ne pouvait empêcher son sang de bouillir pour eux, ils étaient leur maître depuis des temps anciens, les Torques les servaient farouchement et malgré tout ce qu'on lui avait fait subir. Jamais, jamais elle n'avait tenté de les attaquer autrement que cette fameuse nuit où elle avait été violé. Elle avait mal, le détester était plus douloureux qu'elle l'avait imaginé.
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Conrad Ortega
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Mer 26 Déc 2018 - 2:15
Je caresse délicatement ses cheveux. Et elle ne dit rien; elle ne fait rien pour m’en empêcher, alors je continue. Et puisqu’elle me laisse faire sans essayer de m’échapper, je me contente de ses cheveux. je ne vais pas plus loin. Juste ses cheveux alors que je lui parle. Je ne sais pas ce que j’ai dit, mais son aura changé. Si la peur reste présente, la colère revient en force également. Et je le voie dans ses yeux. Mais je n’y prête pas attention et je retourne sur ma chaise pour lui donner son nouveau nom. Une façon de la libérer du passé. De l’attacher a moi aussi, j’en ai conscience. Mais de toute façon je ne me voyait pas l’appeler par un chiffre qui me rappel constamment mon père. Alors peut importe les raison, je lui donne un prénom.  Les larmes coulent sur ses joues alors qu’elle réalise qu’elle à un prénom maintenant. Un vrai prénom. Je ne réagit pas, faisant mine de ne pas avoir vu pour le coup et me rapproche d’elle.

Une sangle saute, puis la sonde. Ce n’est pas agréable, mais c’est necessaire si elle veut pouvoir être détachée et se déplacer. Avec son esprit un brin rebelle, elle ne dit rien, n'émet aucun son, et cela me fait sourire alors qu’elle ne peut voir que mon dos. lorsque je me redresse, mon visage et à nouveau impassible. Le visage à nouveau impassible, je revient vers elle, caresse sa joue et lui pose une simple question. À laquel elle répond avec un sourire. J'acquiesce doucement. Tout juste.

Ou presque. Son esprit rebel revient rapidement au galop alors qu’elle… Me donne un ordre? Je retiens de justesse un éclat de rire. Elle n’a pas froid aux yeux. Ca n’a jamais été le cas je crois bien. Pourtant, bien vite, mon éclat de rire est étouffée alors que je retire de justesse ma main, évitant ainsi la morsure. Je grogne alors que mon regard s'assombrit. Je deviens bien plus sombre que quelques minutes auparavant. Du dégoût hein? On verra bien… Mais là  n’est pas le sujet. Pour le moment.

Mon regard n’est plus du tout gentil ou avenant. Ma présence se fait bien plus lourde, bien plus menaçante alors que je me rapproche d’elle, mon visage venant surplomber le sien. Je l’observe un long moment, en silence, même si tout un tas d'émotion passe dans mes yeux et sur mon visage, puisque je suis incapable de me contrôler correctement. La colère et l’envie se disputent dans mes yeux surtout. Au bout de peut être une minute à la fixer avec ce grognement qui couve au fond de ma gorge, je fini par attraper son menton entre mes doigts et je souffle

J’ai vraiment bien choisi ton prénom… Maintenant… Que les choses soit claires. Chacun de tes actes amène des conséquences. À toi de décider dans quel sens tu veux que ca aille. C’est dommage parce que tu aurais pu passer la journée détachée. Mais tu vois… Je vient de changer d’avis.

Je tiens son menton fortement, l'empêchant de tourner la tête ou même d’ouvrir la bouche. Je la regarde encore un moment puis je me penche sur elle. À peine une fraction de seconde, mes lèvres touchent les siennes. Mais je me contente de ca. Je recule ensuite et la relâche. Sans plus lui jeter un regard, quoi qu’elle dise, quoi qu’elle fasse, je sors de la pièce. Je la laisse là, nue et attachée.

Je me dirige vers mon bureau. Le jour n’est pas très loin, je le sent. D’ici une petite heure je devais rejoindre mon lit. Je règle rapidement quelques affaires. J’envois un message à Heinart pour le remercier. Je lui assure au passage que les champs que je lui ai promis sont en voie de développement. Puis je donne quelques ordres. Angélique ne doit pas être dérangé, sauf pour un repas à midi. Évidemment, elle devra être nourris par celle qui le lui apportera. Aucun hommes n’est autorisé à rentrer dans sa cellule. Elle ne doit pas être détachée. En revanche, un lavage sommaire peut être effectué si et seulement si, elle l’accepte. Je ne veux pas qu’elle soit forcer.

Une fois mes ordres donnés, je ne peux que rejoindre mon lit. Je m’y allonge, toute mes pensées obnubiler par cette petite esclave qui est enfin revenue. Qui à retrouver la place qui est la sienne. Même si elle ne semble pas vraiment voir les choses comme ca. Un soupire m’échappe et je fini par sombrer dans la Torpeur en pensant à elle.

Dans la journée,beaucoup de rumeur commencent à circuler sur la présence d’une esclave dans le sous sol du château. Peu de personnes l’ont vu. En réalité il n’y à que les deux gardes qui se relaient pour surveiller la porte. Et la petite domestique qui, à midi pile, apporte un repas.  Elle entre timidement dans la pièce, après avoir frapper à la porte, ce qui lui vaut un regard étrange des gardes et surtout, ce qui donne à Angélique, si elle ne dort pas, la certitude qu’il ne s’agit pas là du Maître des lieux.

La petite humaine entre dans la pièce et en voyant sa compère, dépose le plateau bien remplis sur la chaise qui est rester la avant de retirer sa veste et de la poser sur son corps nue. Elle se place ensuite face à elle, rabattant ses cheveux blond dans son dos et lui sourit gentiment. Clairement plus petite que la jeune femme attacher, elles sont très différente l’une de l’autre. Et pour cause, dans la château, aucune femme n’a les cheveux foncé. Angélique est la première. Même si elle ne peut pas s’en rendre compte pour le moment.

Bonjour… Je m’appel Rose et le Maître m’a demander de t’amener un repas et de te nourrir. Et aussi… si tu le souhaite, je peux également te laver avec un gant.
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Angelique Torque
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Jeu 27 Déc 2018 - 14:04
Le cœur humain semblait bien difficile à gérer, pourtant, malgré ce qu'il tentait de faire, elle voyait en lui une certaine peine lorsqu'il parlait de son père, signe que même les vampires possédaient un cœur et d'une façon ou d'une autre une âme. Pourtant, elle l'avait tout de même fait, elle repoussait tout ce qu'il représentait, rejeté, presque menacé et même tenté de le blesser, cela lui déchirait le cœur bien plus qu'elle ne l'avait envisagé. Son geste, ce geste qui désignait la haine, la colère, c'était son seul moyen de se défendre, comme cette fameuse nuit où elle avait été agressé par un humain et presque violé. Elle avait défendu son corps et sa pureté avec ses dents, une morsure terrible qui avait tué son assaillant. Cette fameuse nuit où elle avait fui et où Conrad l'avait retrouvé. Il s'était montré si doux, une douceur qu'elle rêvait quelques fois la nuit retrouvée, voir en lui et peut-être même sentir si chaque pulsion allant dans ce sens-là ne lui donnait pas envie de vomir à cause de son père. Elle se surprenait à penser à lui quelques fois, ce vampire aux deux visages qui l'avait trahis et dirigés vers l'enfer qui fût sa vie ensuite.

Elle n'avait pas réussi à le mordre, il était rapide et bien sûr, son visage ne traduisait pas forcément ce qu'il en était réellement. Elle pouvait alors constater qu'il était bien plus sur ses gardes qu'il n'y paraissait et elle devait se l'avouer, cela ne l'étonnait pas vraiment venant du vampire. Il était en colère, très en colère contre elle, certes, mais ce n'était pas tout, il y avait autre chose dans son regard et cette chose lui faisait autant peur qu'elle se sentait ramollir. Il la convoitait, elle ne saurait expliquer pourquoi, ni comment, qu'avait-elle fait pour recevoir un regard plein de tant de convoitise. Il avait envie d'elle, de cela elle en était certaine, elle finirait par le subir, il finirait par prendre ce qu'il désirait par la force, elle pouvait peut-être lui donner et éviter la violence. Mais cela était au-delà de ses forces, elle ne pourrait pas, cette simple pensée suffisait à faire remonter sa haine qui fut de suite calmée par la main qui tenait son menton. Maintenant elle ne pourrait plus mordre et il était proche, de plus il la touchait. Ce contact froid, cette froideur, cette force et cette vitesse. Elle la connaissait, aurait voulu l'ignorer, mais elle savait et cette simple présence suffisait à la pousser à la retenue. Il la touchait, elle ne voulait pas, mais il était tout-puissant, il toucherait s'il le voulait et déciderait de son avenir sans sa permission. Le grognement dans sa gorge, sa respiration s'était légèrement accéléré, son cœur aussi, un frisson glaçant parcourait l'échine et une pensée évidente et idiote parcourait son esprit.

J'ai mis en colère le vampire...

Puis le grognement laissait place à des mots, il était si proche, un murmure et elle l'aurait entendu très clairement. Le souffle de ses mots sur son visage, cette froideur toujours encore, elle lui rappelait à quel point son visage était proche du sien malgré ses yeux qui se fermèrent pour supporter sa proximité. Qui avait-il avec ce prénom, en quoi l'avait-il bien choisi, avait-il une signification particulière ? Probablement que oui, c'était même certain le connaissant, là-dessus, bien que différent de son père, ils étaient pareils et aimait donner des noms à signification bien particulière. Il voulait la faire regretter son geste, soi-disant elle aurait pu passer la journée détachée, elle contrôlait son destin par ses agissements, la docilité lui accorderait des bienfaits, l'hostilité des représailles et en soi c'était plutôt évident. Il voulait la rendre fautive de ses actes, elle s'énerverait contre ses sangles toute la journée à cause de ses réactions, sauf qu'elle ne voyait pas les choses ainsi, elle était sanglée car elle était encore libre dans sa tête. Des chaînes physiques étaient le signe que l'esprit était encore libre, c'était ce qu'elle essayait de se dire lorsqu'elle le sentait se rapprocher davantage. Qu'allait-il faire là ? Elle voulait se décaler, reculer, mordre ! Mais ne pouvait rien faire, encore moins qu'avant, maintenant que ses doigts bloquèrent son menton et il baisa ses lèvres soigneusement. Si le geste en soi était plutôt doux, elle ne le voyait pas ainsi, un petit caprice, un moyen de lui montrer à quel point elle était vulnérable et lui tout-puissant. Il lui tournait ensuite le dos et disparu derrière la porte.

Du coin des yeux elle avait pu voir au moins un garde, il était loin d'être stupide, des sangles, une geôle, cela ne suffirait pas à la mettre en échec, elle était une torque et voulait lui rappeler cela dans la journée, là où il serait le plus vulnérable. Cependant, la solitude soudaine venait de la frapper, elle était épuisée, la pression du vampire dont elle était habituée avait disparu et se sentir enfin seul fut un soulagement trop énorme pour la laisser consciente. Morphée enroulait ses bras autour d'elle et les songes la garderaient prisonnière un long moment. Elle était épuisée, bien plus qu'elle ne l'avait imaginé, tant d'émotion, d'événement, elle avait besoin de solitude pour parvenir à faire le tri dans tout cela. Finalement, Angélique se réveillait en fin de matinée, elle était un peu perdue, ne sachant plus trop quelle heure il était, mais d'après son horloge interne elle parvenait à se faire une idée. Elle était presque certaine d'être encore le matin, mais aucun moyen de savoir combien de temps se passerait avant qu'elle ne reçoive de la visite. Si elle savait bien que Conrad ne viendrait pas avant le soir, elle devinait aisément qu'il allait faire envoyer quelqu'un pour la nourrir, il était certes un salopard, mais il ferait en sorte qu'elle se porte bien. Elle espérait simplement que cela soit une femme, mais là encore, elle le savait suffisamment jaloux et possessif pour être plutôt rassuré là-dessus. D'un autre côté, cela faisait qu'elle n'aurait pas énormément de moyen de se libérer, mais au moins elle serait à peu près tranquille.

Angélique commençait alors à voir les options dont elle disposait pour se libérer, déjà, elle devait parvenir à se détacher et cela n'était pas une mince affaire. Elle avait l'impression que le lit avait été pris dans un hôpital psychiatrique, car impossible de parvenir à se libérer, elle avait beau tirer, jouer de souplesse, rien à faire avec les sangles actuelles et pendant un instant elle hésitait à se faire saigner pour lubrifier ses poignets. Cependant, même ainsi elle doutait parvenir à libérer ses poignées, elle était vraiment solidement sanglée et au bout d'une bonne heure à se débattre elle abandonna cette stratégie. Si une chose ne fonctionnait pas, il lui fallait passer à une autre et éviter de s'épuiser davantage avec cela pour l'instant. Finalement, ce n'était pas une mauvaise chose qu'elle arrête, quelques minutes plus tard quelqu'un frappait à la porte. Sur le moment Angélique trouvait cela bizarre, mais l'attention dans le fond y était et au moins elle était persuadée qu'il ne s'agissait pas de Conrad. La personne qui pénétrait dans la geôle était une jeune femme, plutôt petite et avec des cheveux blonds. Elle ne voyait absolument rien qui pouvait la refléter en elle et elle ignorait si elle devait y voir une sorte de signe ou non. Cependant, pour l'instant l'odeur du repas réveillait son estomac qui rapidement criait famine.

Elle ignorait quoi penser de cette esclave, une humaine tournant le dos à sa race pour servir le vampire qui était son ennemi naturel et même mortel. Pourtant, d'un autre côté elle ne pouvait que la comprendre, bien qu'elle doute qu'elle ait reçu le même type d'enseignement qu'elle, après tout ce n'était pas forcément très courant. Ce qui faisait qu'elle était une humaine anciennement libre qui avait été réduite en esclavage, elle avait donc connu autre chose que cela dans sa vie et le signe le plus évident fut son geste pour elle. Angélique lui avait alors directement sourit et c'était sincère, en plus de préserver un peu sa pudeur, cela la réchauffait. Le froid n'était pas si gênant, mais sans pouvoir bouger, il devenait rapidement dérangeant et la chaleur avait quelque chose de réconfortant. Cela sans compter l'odeur, la veste portait bien l'odeur d'une femme et cela était qu'un détail supplémentaire qu'elle appréciait. Elle prenait la parole de sa petite voix, elle s'appelait Rose, cela lui faisait froncer les sourcils, elle commençait à se demander pourquoi ce nom, devinant aisément qu'il était aussi attribué par Conrad. Si l'idée d'être nourri lui plaisait beaucoup, l'idée d'être lavé était plus dérangeante, mais d'un autre côté, cela ne lui ferait pas de mal et c'était une femme, elle était moins complexée dans ce sens. La captive se décidait à lui répondre, elle attendait de toute façon qu'elle donne suite et elle n'avait pour l'instant aucune raison de se montrer agressive avec elle:

- Bonjour, enchanté, je m'appelle Angélique et je crois bien que nous n'avons pas vraiment le choix. Je comprends que tu doives me nourrir, mais pour me laver, tu pourrais me détacher s'il te plaît ? Je suis très gênée lorsqu'on me touche et... Je voudrais bien être propre pour lorsque le maître reviendra tu comprends ?

Angélique lui souriait légèrement, elle ne semblait pas hésiter ni mentir, elle avait été entraînée toute sa vie à faire ce genre de choses, si tromper un vampire avec le pouvoir de Conrad relevait presque de l'impossible, c'était une tout autre histoire pour un humain. Mais comme elle s'y était au fond attendu, il n'avait pas envoyé la plus idiote de ses domestiques, elle s'excusait et refusait avec autant de politesse qu'elle l'avait imaginé. L'évidence de sa misérable situation commençait à sérieusement l'embêter et même l'énerver. Malgré sa faim, cette douleur dans l'estomac dû au fait qu'il était vide, elle ne voulait pas être nourrie par elle, une esclave et finalement la première génération d'une longue lignée qui finirait comme elle. Elle avait envie d'être une chieuse, elle s'amusait même à l'idée de l'imaginer se faire punir pour ne pas avoir correctement rempli son devoir. Elle détournait le visage à cet instant, ne la regardant même plus, son sourire disparu aussitôt et envoyait un sale commentaire :

- Tu peux dégager si tu n'as pas l'attention de me détacher, je veux pas de ta nourriture et si tu es puni pour cela sait que j'en serais ravi. Tu peux être fière de toi, il y a plusieurs siècles mes ancêtres on fait la même chose que toi, tu penses peut-être que c'était la meilleure chose à faire, mais tu te trompes. Tu as condamné tes enfants à l'esclavage et le vampire que tu sers abusera de tes enfants sous tes yeux... Crois-moi, je les ai vu faire, alors disparaît de ma vue sale traîtresse.

Angélique préférait regarder le mur, au fond de son cœur, elle le savait, ses mots n'étaient pas pour Rose, ni pour Conrad, ils étaient pour ses ancêtres, elle les maudissait pour ce qu'ils avaient fait. Elle voyait en elle la même faiblesse et suppliait silencieusement le ciel ou toute entité susceptible de l'entendre de ne pas la laisser s'abaisser à son niveau. Elle savait que c'était qu'une question de temps, un jour ou l'autre elle se soumettrait, il trouverait une faille et la briserait. Que cela soit par la force, par la douceur, qu'importait, rien qu'en une petite soirée il était déjà parvenu à faire chavirer son cœur en bien des façons. Mais elle n'était pas comme les autres humains, les autres étaient des êtres qui avaient connu la liberté, elle non et malgré presque une année loin de lui elle ne s'était jamais sentie libre. Sans cesse les chaînes forgées par ses ancêtres la retenaient, l'empêcher de voir au-delà de la servitude, leur premier maître était peut-être mort, mais son fils faisait très bien l'affaire. Tout son être voulait se soumettre à lui, seul demeurait sa haine et son dégoût, mais sinon le reste ne voulait que se prosterner devant lui. À croire que même son sang ne demandait que cela et avait fini soumis à leur volonté. Les heures défilèrent, elle avait alors totalement ignoré l'humaine, lui faisant clairement comprendre qu'elle ne bougerait pas, elle ne pouvait pas faire grand-chose, mais le peu qu'elle pouvait, elle le mettrait en œuvre pour l'empêcher de faire quoi que ce soit. De toute façon, elle avait clairement compris qu'elle n'allait pas la forcer, cela serait la tâche de Conrad, il ferait le travail d'une domestique, c'était son seul réconfort à tout cela.

Lorsqu'il reviendrait, lorsque la nuit sera tombée sur l'Irlande, elle savait qu'il saurait mot pour mot ce qu'elle avait dit, elle se fichait bien qu'elle ait laissé la veste ou non. De toute façon Conrad l'enlèverait ensuite, mais elle lui ferait comprendre qu'elle avait froid et que sans pouvoir bouger pour se réchauffer cela pourrait se retourner autant contre elle que lui. La faim l'avait fait souffrir une bonne partie de la journée et finalement aura disparu, elle savait qu'elle n'était pas loin. Elle serait là, lorsque la porte s'ouvrirait, elle sera à la même place que lorsqu'il était parti, elle sera plus calme, en apparence, mais la journée passée dans cette position l'avait en réalité rendue hystérique. Angélique ne voulait pas demeurer ainsi attachée, elle ne supportait pas cela, chaque fois qu'elle avait fermé l'oeil elle s'était réveillée en hurlant, l'image de ses parents la tenant et de son viol lui revenant à l'esprit. Revoyant la scène dans ses songes, elle s'était surprise à ne pas avoir fait de cauchemars ce matin, mais cela avait été de courte durée et c'était même plus violent que d'ordinaire. La faute en revenait à ses chaînes, à cette vulnérabilité, elle était forte en apparence, mais avait pleuré à chaque fois, les gardes l'auront certainement entendu à chaque réveil et chaque fois qu'elle avait pleuré tant bien que mal en silence. Ses yeux rouges trahissant les événements, elle n'en pouvaient plus de ses sangles et de ses faux moments de repos se transformant à chaque fois en hurlement. Elle voulait le fixer durement lorsqu'il pénétrerait la pièce, mais c'était à peine si elle était parvenue à regarder dans sa direction avant de détourner la tête, honteuse d'être si vulnérable, nue, à sa merci.
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Conrad Ortega
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Mer 2 Jan 2019 - 3:02
Je vais me coucher. Non sans avoir donner des ordres avant. Je sais qu’ils seront respectés. MAis je ne peux pas m'empêcher de penser à elle. Et lorsque je me réveille, cela recommence. Elle m’obsède, je m’en rend bien compte, mais je suis incapable de ne pas faire autrement. Cependant je suis loin de la rejoindre tout de suite. Je me lève et me dirige vers la salle de bain. Sans faire attention à la température de l’eau, je me douche. Puis je m’habille. un jean et un tee shirt piocher au hasard font parfaitement l’affaire. Puis je me dirige vers mon bureau. Je dois gérer le domaine. Entre deux papiers, je fait venir Rose dans le bureau. Elle n’est pas idiote et elle sait pourquoi. Elle vient s’assoir sur mon genoux alors que je continue de signer et lire des papiers. Elle me rapporte ce qui à pu se dire ou se faire. Je caresse légèrement ses cheveux, content d’elle alors qu’elle n’a pas détacher la petite humaine. Je la garde ensuite sur mes genoux le temps de finir se que je fait. Elle sait se faire discrète et j’apprécie d’avoir une présence contre moi. Et puis, elle est différente des autres. Elle, elle est entré à mon service alors qu’elle n’était qu’une enfant. Agée de 14 ans à l’époque, je l’ai sauvé de la maison de passe qui attendait son arrivé. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ca. Après tout, elle n’est qu’une humaine. Mais lorsque je l’ai vu, j’ai voulu l’avoir pour moi. Alors je l’ai recuperer. Ca s'arrête là. Et j’y ai gagner une servante fidèle

Je termine mes papiers. Je passe mes appels aussi. Téléphone, vidéo… Je n'arrête pas pendant une bonne heure. Travailler me permet de rester calme, de ne pas aller abimer Angélique. Puis je ne tient plus et je me lève. J’en ai oublier Rose qui somnoler sur mes genoux. Heureusement pour elle, elle a de bon réflexe, si bien qu’elle atterrit sur ses pieds. Je ne préoccupe pas d’elle alors que je sors du bureau. Je me dirige vers les escaliers et il ne me faut pas longtemps pour arriver devant la porte de la cellule. J’observe les gardes et après une brève conversation, j’apprend qu’elle a eu un sommeil plutôt agité. Je retiens un grognement et entre dans la pièce. Je referme la porte d’un mouvement brusque. Bien que j’ai essayé de me calmer, je n’ai pas réussi.

Adosser à la porte, je la fixe en silence. Son corps est caché par la veste de Rose qui est rester là. Mes lèvres se retroussent en un grognement silencieux et par un réflexe purement primaire, je me rapproche d’elle et arrache la veste de sur son corps. Veste qui vole à travers la cellule et atterrit contre un mur alors que je me met à tourner en rond à côté d’elle. Après quelque tour, je fini par m'arrêter et me tourner vers elle. Les yeux brillant de colère je reste immobile et la fixe. Finalement, c’est un grognement qui m’échappe alors que je l’attrape et la détache. D’une main je la soulève par le bras et la force à se mettre debout. Je ne fait plus attention à elle alors que je vais ouvrir la porte. Je fixe les gardes et demande qu’on aille me chercher une robe. Je referme ensuite la porte, la claquant au passage. J’ai parler assez bas, elle n’a donc pas pu entendre, et l’idée de la faire mijoter encore un peu me plait bien. Ou qu’elle soit dans la pièce, je la fixe, puis, en un souffle, je me rapproche d’elle et la force a reculer jusqu’à ce que son dos viennent buter contre un mur.

Les mains à plat contre le mur de chaque côté de sa tête, je la fixe. Je grogne à nouveau avant de prendre la parole

Tu es vraiment incroyable… On vient t’apporter ton premier repas… Et toi tu refuse…

Je secoue la tête. J’entend des pas dans le couloir et je recule. Je vais ouvrir la porte et attrape la robe que l’on me tend. Je reviens vers l’humaine et sans lui laisser le temps de réagir, je lui enfile la robe. Elle ne porte rien dessous, mais au moin elle à un truc sur le dos.

Sans prévenir, je l’attrape et la sert contre moi, venant l’embrasser pour de bon cette fois. Un vrai baiser. Je ne lui laisse pas le choix et prend possession de ses lèvres. De toute façon, je n’ai pas cacher le fait qu’elle m’attire. Et elle est à moi. Alors pourquoi me priver?  Une main dans son cou, l’autre au creux de ses reins, je fini par reculer, la gardant contre moi. Et parce que je ne veux pas prendre le risque qu’elle essaye de m’échapper, je la soulève et la porte sur mon bras gauche. Ses fesses sur mon bras, je la laisse s’assoir mais je maintient fermement ses jambes pour ne pas qu’elle tente de s’échapper. De toute façon, elle ne pourrait pas aller bien loin, même si elle arrive à échapper à ma prise. Sans lui laisser le choix, je me dirige vers la porte. Je travers des couloirs, sans la lâcher. Si elle fait mine de vouloir s’échapper, la première fois, je resserre simplement ma prise sur ses jambes. La seconde fois, je la jette en travers de mon épaule. Quelque soit la façon dont on fini le trajet, je pousse une porte que je referme d’un coup de pied. Puis je la laisse tomber au sol.

Tu ne le mérite pas vraiment vu ton comportement… Mais cette pièce sera ta chambre….

La pièce n’est pas énorme. Il n’y a la qu’un lit, une table et une chaise. Une armoire dans un coin et une porte donnant sur une petite pièce avec une douche et un WC. Je lui pointe la porte

Je te laisse cinq minutes pour aller te laver. Au delà de ce temps, c’est moi qui viendrais te laver…. C’est clair?
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Jeu 3 Jan 2019 - 6:16
Elle aurait voulu avoir l'air forte, sûre d'elle, mais c'était l'inverse qu'elle devait renvoyer, il venait de rentrer et il était énervé à n'en pas douter. Son regard lui fait baisser les yeux irrémédiablement, un frisson froid la prend, l'enserre et l'emprisonne si bien qu'elle commence à trembler instinctivement. Pourtant, elle sent la veste sur elle, la protégeant, la dissimulant à son regard furieux, mais elle savait qu'il n'était qu'un détail, une chose qui éventuellement pouvait l'agacer encore davantage et donc rien lui apporter de bon. Il ne lui avait fallu qu'un instant, lui qui était d'ordinaire si mesuré, si froid, semblait au contraire en cet instant chaud, brûlant de colère envers elle et elle ne savait plus quoi faire. Le méchant vampire se montrait, le visage derrière le masque qui la terrifiait tant, elle l'avait cherché, provoqué à de nombreuses reprises, ce n'était que justice, il était son châtiment pour sa désinvolture et il n'allait pas être tendre avec elle. Sa veste volait dans les airs en un instant, souvenir fugace d'une protection qui en un éclair avait disparu. Elle ne pensait pas que celui-ci la réchauffait tant que cela, pourtant un nouveau frisson l'avait parcouru et un peu à la façon du vampire, son réflexe primaire à elle fut de serrer les cuisses l'une contre l'autre.

Réflexe inutile, superficiel qui comme la veste n'accordait aucune vraie protection, ce n'était que pour se rassurer, se donner l'impression qu'elle cherchait encore à lui résister alors qu'en réalité elle était terrorisée par le méchant vampire devant elle. Il tournait en rond, elle savait pourquoi, il tentait de se calmer, de faire baisser cette fureur en lui qui ne voulait pas le lâcher et elle savait pertinemment que le masque ne reviendrait pas bien vite. Elle allait subir, bien plus que cela et elle n'aurait pas le choix, sans cela il ne se calmerait pas, elle devait payer. Finalement, sa tentative pour se calmer ne dura pas bien longtemps, rapidement abandonné pour s'abattre sur elle tel un fauve. Elle ne s'était pas attendue à ce qu'il la détache, mais curieusement, elle qui voulait tant être libéré de ses entraves voulait à présent qu'ils restent. Angélique ne comprenait pas pourquoi elle voulait cela, mais même sans comprendre elle ressentait une certaine protection avec ses entraves, elle l'empêchait de faire de trop, d'aller trop brutalement là où elle ne le supporterait pas. Cependant, sa résistance était veine, totalement inutile, elle fut libérée en un éclair, forcé à se lever et elle manqua de tomber lorsqu'il repart vers la porte. Ses jambes ne l'avaient pas porté depuis des lustres, atrophié par le manque d'activité, elle croyait l'espace d'un instant que le sang allait quitter son cerveau et qu'elle tomberait dans l'inconscience. Certains auraient voulu perdre connaissance, mais pas elle, sombrer dans les ténèbres pour se réveiller quelque part sans savoir comment elle était arrivée là ne l'intéressait pas. De plus, la peur, ses tremblements, si tout cela pouvait la faire tomber, cette fois cela lui donnait la foi de tenir debout, mais en vain.

Le vampire revenait à elle, il s'approchait, encore et encore. Ses mains par réflexe de protection alors qu'elle était restée au centre de la pièce tentèrent de le maintenir le plus loin possible. Ils étaient plaqués contre son torse, cherchaient à le repousser et bien qu'elle savait cela pertinemment inutile elle tentait tout de même sa chance. Puis, avant même de s'en rendre réellement compte, elle se retrouvait dos au mur et lui si proche qu'elle en tremblait comme une enfant. Incapable de lever les yeux sur ses yeux, elle les baissait, honteuse, en petite victime de sa proximité presque suppliante de ne pas lui faire de mal et pourtant pas un mot ne sortait de sa bouche. Un nouveau grognement, ses mains l'enfermant dans cette position qu'elle trouvait bien plus inconfortable que sur le lit et finalement il articulait des mots ayant un sens. Ce qu'il lui disait n'était qu'un détail, une simple annonce de l'une des nombreuses choses qu'elle avait faite, pourtant, elle se sentait d'un coup comme une petite fille engueulée par le papa jamais là et qui était tellement impressionnant qu'il était impossible d'oser lever les yeux sur lui. Angélique avait si honte que ses mains quittèrent le torse du vampire et vinrent se plaquer contre son propre corps, cherchant à se cacher quelque peu, mais c''était en vain, probablement. Cependant, il ne fit rien de plus sur le moment, il la quittait à nouveau pour retourner à la porte et l'ouvrir. Elle ne regardait pas vraiment, ses jambes auraient dû la lâcher, pourtant elles n'en faisaient rien et la gardaient debout. C'était probablement trop dur pour eux, la peur les figeant comme le reste de son corps sous la réaction si méconnue du vampire qu'elle aimait et craignait à la fois.

Elle se sentait d'un coup tiré à lui, manipulé sans ménagement, puis le noir, l'obscurité qui en un instant disparut alors qu'elle sentait son corps se réchauffer de quelques degrés. Des vêtements ? Une robe ? Mais qu'est-ce qu'il avait encore en tête ? Elle ne comprenait pas son geste, ses raisons, son raisonnement qui l'avait amené à décider de faire une telle chose. Surtout venant de lui, il avait arraché la veste avec fureur comme si elle était un affront à Sa Grandeur, alors pourquoi des vêtements ? S'il lui avait laissé quelques instants de plus elle aurait probablement atteint le calme nécessaire pour réfléchir et comprendre son geste. Hors, cela c'était passé bien autrement, totalement différemment de ce qu'elle avait imaginé, bien que ses rêves l'aient fait pour elle. Plaqué contre lui, serré contre lui si fort qu'elle avait du mal à respirer et ses lèvres qui se plaquèrent contre les siennes ne faisaient qu'en rajouter une couche. Le méchant vampire l'embrassait avec fougue, instinctivement elle aurait voulu mordre, mais elle se sentait si faible, tellement à sa merci que ses forces l'abandonnaient et finalement elle y participait malgré elle. Angélique lui avait rendu le baiser, qu'est-ce qu'il ne tournait pas rond dans sa foutue caboche ? Ce n'était pas terminé, il faisait ce qu'il voulait d'elle, elle n'était plus qu'un objet qu'il désirait et bougeait à sa convenance. En un éclair, ne comprenant plus grand-chose à ce qu'il se passait autour d'elle, elle se retrouvait sur son bras, porté par ses soins.

Un souvenir, le jour où elle s'était retrouvé à sa merci et où il l'avait trahi et conduit en enfer. Ce n'était pas si différent, le désir dans son regard, sa façon de la porter, il y avait une ressemblance, même si cela demeurait différent, son corps le percevait ainsi et elle cherchait naturellement à se préserver. Elle tentait de se dégager de lui, une première fois et déjà la prise se resserrait davantage, mais elle n'y pouvait rien, c'était plus fort qu'elle, elle avait peur, ou allait-il l'emmener et qu'allait-il lui faire ? Une frayeur silencieuse la parcourait et elle devint hystérique. Pourtant, c'était inutile, elle le savait, elle le savait parfaitement et pourtant elle le faisait. Elle était bien une humaine, si idiote et esclave de ses émotions qu'elle ne faisait que se mettre dans des positions plus inconfortables à chaque fois sans retenir la leçon. Elle finissait le trajet sur son épaule, bien calé, incapable de faire quoi que ce soit de plus que d'abandonner l'idée de se dégager de lui sans provoquer chez lui une colère encore plus violente. Il la ramène dans une chambre, petite, ce n'était pas celle du vampire, qu'allait-il donc lui faire à la fin ? Les larmes de désespoir la prenaient finalement, incapable de les retenir plus longtemps. Il avait fait ce qu'il voulait d'elle, depuis son arrivée cette nuit il faisait n'importe quoi d'elle sans qu'elle n'ait la moindre chance de résister. Ne pouvant que subir, ses larmes coulèrent et ne se calmèrent pas lorsqu'elle se retrouvait sur le sol dans une lourde chute. Un léger gémissement de douleur lorsqu'elle heurtait le sol, par terre, si inférieur à lui qu'elle en avait des nausées, elle le contemplait depuis le sol, les yeux toujours encore baignés de larmes.

Première annonce, voilà sa nouvelle chambre, c'était une amélioration de ses conditions, elle ne le méritait pas et elle le savait. C'était donc qu'elle allait encore devoir payer pour celle-ci, elle savait pertinemment comment fonctionnaient les vampires, surtout ceux comme lui et donc ne pouvait que deviner la suite. Du doigt il pointe la porte de la salle de bain, se laver, pour faire quoi ensuite . La question serait stupide, totalement, un ordre suivait le geste et la menace dans la foulée. Il lui demandait si c'était clair, mais elle n'allait pas lui répondre, elle allait dire bien autre chose et il ne s'y sera probablement pas attendu :

- Pitié Conrad... Laisse-moi, permets-moi de partir, s'il te plaît me fait pas ça....

Sans même s'en rendre compte, elle s'était retrouvée dans une position de soumission totale, à genoux, les mains étaient tendues vers ses pieds et son front contre le sol. Ses mots avaient ébranlé par ses larmes et ses gémissements qu'elle ne parvenait pas à calmer. Elle était terrifiée de la suite, de ce qu'il allait lui faire une fois laver. Cependant, il était trop tard si elle voulait toucher du doigt son cœur, elle aurait dû le faire la veille et pas à cet instant où il semblait plus du tout décidé à remettre le masque. Sans même avoir l'impression de le perturber, il la relevait et la traînait dans la salle de bain. Elle n'allait pas l'éviter, elle avait eu besoin de quelques secondes pour se décider à se relever et entrer dans la douche. Son corps tremblait malgré elle comme une feuille en pleine tempête, rien à faire, absolument rien du tout et cela ne la perturbait même plus. Toutes ses pensées étaient orientées envers ce qu'il allait lui faire, qu'elle serait la suite des événements et ses cauchemars à l'appui, elle était totalement terrifiée. L'eau coulait sur elle, elle n'y avait pas cru, mais l'eau devint rapidement chaude, cela lui faisait un bien fou et elle s'effondrait dans la douche pour se retrouver recroquevillé sur elle-même. Angélique était resté ainsi durant plusieurs longues minutes avant de trouver la force de se savonner, elle ignorait pourquoi elle le faisait, elle n'avait pas envie d'être attirante pour lui, mais son petit doigt lui murmurait que s'il n'était pas satisfait il la laverait lui-même et sans ménagement. C'était pourquoi elle fit cela bien, méticuleusement, mais alors qu'elle avait fini, que les cinq minutes avaient probablement été dépassées, ses doigts se figèrent alors qu'elle voulait ressortir de la douche. Non, impossible, elle ne pouvait pas revenir d'elle-même à lui, dans ses bras, dans la gueule du loup affamé et salivant devant elle. Un nouveau frisson de terreur dans son dos la refaisait chuter sur le sol de la douche et en boule elle patientait sous la rassurante chaleur de l'eau chaude. Tremblant malgré cela, elle était tout de même bien mieux ainsi que dehors et elle était de toute façon incapable de le rejoindre.

Finalement, la porte s'ouvrait avec fracas, elle sursaute et resserrait ses genoux contre sa poitrine. Son visage se trouvait presque caché derrière ses genoux, protégé comme elle le pouvait et bien entendu en vain. Sa nouvelle protection lui fut arrachée en un instant, à nouveau, elle se retrouvait sur son épaule, à nouveau, jetée, à nouveau et la position prise une fois sur le lit fut la même que celle dans la salle de bain. La serviette se retrouvait sur elle, la cachant un peu, la gardant au chaud, elle s'enroulait dedans bien rapidement et n'osait regarder Conrad que par de brefs coups d'oeil. Il n'avait rien besoin de faire de plus, absolument rien, elle n'en pouvait déjà plus, toute cette impuissance était de trop pour elle, se retrouver sur ces terres malgré les sacrifices effectués pour être libre. Cela en valait pas la peine, à quoi bon la liberté si c'était pour souffrir davantage, de toute façon les humains avaient abandonné et s'il décidait de la laisser partir. Que deviendrait-elle ? Atteindre une seconde fois la frontière relevait de l'impossible et risquer de retomber sur l'autre démon n'était pas une option. Tout comme elle pouvait tomber sur encore un autre, si elle devait choisir un diable, autant prendre celui qu'elle connaissait et qui était peut-être disposé à se montrer compatissant avec elle. Mais parviendrait elle à lui faire entendre encore raison, comment le pourrait-elle ? Il était enragé, ou presque, ne semblait pas disposé à lui pardonner, à lui donner une autre chance, ni même à simplement se calmer. Pourtant, elle n'en savait rien, elle n'avait pas osé regarder son visage depuis son arrivée, la peur la tétanisait et ses larmes brouillaient sa vue.

D'un coup de main elle s'essuyait les yeux et osa, un regard, un vrai pour voir ses yeux à lui. Peut-être y verrait-elle de la pitié, un peu, un soupçon auquel elle pourrait se raccrocher, elle ferait n'importe quoi pour ne pas subir son courroux, elle n'en voulait pas et pire que tout, elle ne voulait pas qu'il aille au bout des choses, pas comme ça, pas emporté par cette colère. Elle ne le supporterait pas, pas à nouveau, pas ainsi, n'importe comment, mais pas dans ces conditions, restreinte, obligé et lui dans la haine. Ses yeux se posèrent sur les siennes et elle vit alors ce qu'elle recherchait ou craignait.

Si elle y voyait une once de compassion, de pitié de la voir si faible, si apeuré par sa présence, elle jetterait la serviette sur le côté et fonderait en larmes à ses pieds. Quittant ainsi le lit d'un bond qu'il aurait pu croire qu'elle allait l'attaquer, mais bien au contraire, elle venait le supplier et faire preuve de soumission. Rien demander d'impossible pour le démon, pas de liberté, rien de tout cela, mais simplement :

- Je t'en conjure Conrad... Pitié, j'ai compris, je suis à toi et personne d'autre, ni même à moi. Mais s'il te plaît, ne devient pas ton père. Ne me fait pas ça, pas comme ça, pas comme lui par pitié je ferais tout ce que tu veux ! Tout... Tout ce que vous voulez maître !

Si au début ses mots étaient mêlés à ses pleurs et ses gémissements. Cela ne dura pas, bien rapidement sa voix portait, devint plus forte, plus profonde, elle pensait ses mots, elle savait que cela serait dur pour elle, tout était mieux que continuer ainsi et provoquer cette fin redoutée. Elle se mettait à sa merci, s'était dénudé pour lui montrer sa détermination, pourtant elle tremblait, tellement, si le geste pouvait sembler anodin, fait sur un coup de tête, il en était en réalité rien du tout. Ce geste était presque tout pour elle, pas de protection, rien du tout, hormis le bon vouloir du démon qu'elle craignait.

Cependant, si elle n'y avait rien vu hormis la haine, si elle comprenait que cela était trop tard, qu'elle n'y échapperait pas, elle prendrait la serviette et irait littéralement se cacher dans un coin derrière le lit. L'endroit le plus éloigné de lui, si c'était la peur qu'il souhaitait voir chez elle, le regret, eh bien c'était réussi, elle était totalement terrorisée et s'accrocherait à tout ce qu'il lui était possible pour tenter de rester là. Elle se débattrait comme une hystérique pour lui résister et cela jusqu'à ce qu'il montre le moindre signe de pitié. Là, elle sauterait sur l'occasion de s'écraser.
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Jeu 3 Jan 2019 - 10:49
Je lui pointe la douche et lui annonce la couleur. Elle à cinq minutes pour se laver. Pourtant, loin d’y aller, elle reste là. Avant de me prendre par surprise en se jetant à mes pieds. Je la regarde, mais la colère domine encore la surprise dans mon regard et sur mon visage. Non pas que sa me déplaise de la voir se soumettre d’elle même. Mais je reste bien trop en colère par tout le reste. Je ne lui répond pas. Hors de question que je la laisse partir de toute façon. Je lui attrape le bras et la relève avant de la déposer dans la salle de bain. Je la fixe une seconde et grogne “ Cinq minutes….

Je sort et referme la porte. Je m'appuie contre le mur et j’attend. Je lui ai promis cinq minutes de tranquillité. Je tiendrais parole. Et puisque, rapidement j’entend l’eau couler et qu’il y a eu ce geste de soumission, je décide de lui laisser un peu plus de temps. Je ferme les yeux et je me met à réfléchir. Je repense à ce qui à pu se passer un peu plus tôt. Un sourire aux lèvres, je me repasse ce moment en boucle. Je l’ai embrasser et elle m’à rendu se baiser. Tout n’est peut être pas perdu dans sa petite tête… Et se geste qu’elle a eu… Je ne suis même pas sur qu’elle a compris ce qu’elle faisait. Mais peu importe. Si son corps agit instinctivement, c’est encore mieux que si elle avait dû réfléchir.

Je reviens à l’instant présent alors que je réalise que dix minutes sont passée et qu’elle n’est toujours pas sorti de la salle de bain. Je laisse échapper un soupire alors que ma colère laisse place à de l'énervement. Mais qu’est ce qu’elle a dans la tête franchement? J’ouvre la porte qui vient rebondir bruyamment contre le mur. Je me fige sur place. À peine un dixième de seconde. Imperceptible pour une humaine. Elle est roulée en boule sous la jet d’eau. Vulnérable. Un flash me passe devant les yeux. Je la revois, enfant, rouler en boule dans le foin, en train de dormir avec un des garçons de l’autre branche. Je m’avance vers elle et l’attrape. Je la hisse sur mon épaule et me dirige vers le lit. Je l’y laisse tomber puis retourne dans la salle de bain. J’attrape une serviette avant de revenir vers elle et de la laisser tomber sur son corps.

Elle ne tarde pas à s’enrouler dedans. Je reste ou je suis et croise les bras. Je l’observe en silence. Petit à petit la peine remplace la colère et l'énervement dans mes yeux. La voir comme ca… Je revois Edward lorsque sa femme est morte… Temps de temps entre les deux et pourtant si semblable… Sans que je sache pourquoi, elle se jette à mes pieds. Alors que je m’attend à se qu’elle me demande de la libérer encore une fois, je tombe de haut alors qu’elle me demande juste de ne pas devenir mon père. Elle en arrive même à me vouvoyer d’elle même. Et m’appeler Maître.

Je comprend alors que ce qui à pu se passer avec mon père l’a marqué à un point inimaginable pour moi. Je comprend que je ne peux pas comprendre. Ce que je comprend par contre, c’est qu’elle est sincère. Je le voie dans son aura. Elle pense vraiment ce qu’elle a pu dire. Elle en ai même venue à se déshabiller, à retirer le seul vêtement, la seule protection qu’elle peut avoir contre moi et mon regard. Cela ne me laisse pas indifférent. Je comprend qu’elle l’a fait exprès. Je la regarde encore un moment, fixant en silence son visage.

Sans un mot, je me détourne d’elle. Je la laisse là et me dirige vers l’armoire. Après ce qu’elle vient de me dire, je vais chamboulé ce que j’avais prévue. Tant pis. Si ca peut m’aider… Ca ne me dérange pas. Dans l’armoire, remplis de vêtements, je fouille un long moment. Lorsque je revient vers elle, je la soulève et lui passe la seule nuisette que j’ai trouvé. Je la soulève ensuite, m'efforçant de ne pas laisser mes mains se balader sur sa peau. Je la dépose sur le lit après avoir tirer la couverture, puis je la borde. Je reste assis au bord du lit et l’observe. Doucement, je viens écarter une mèche de cheveux qui barre son visage. Je ne dit rien, ne sachant pas quoi dire de toute façon. Dans mon pantalon, je fini par attrapper mon telephone. Je rédige un sms rapidement, puis je range mon téléphone. Deux minutes à peine s’écoulent avant qu’on ne frappe à la porte. Je me lève et vais récupérer le plateau que Rose me tend. Je la remercie d’une caresse sur la joue avant de refermer la porte.

Je revient vers le lit et dépose le plateau sur ses genoux si elle est assise ou à côté d’elle si elle est allongé. Dessus, un bouillon avec des pâtes et un grand verre d’eau. Je me recule vers le pied du lit et m’assoit en tailleur en s'adossant au rebord du lit en la regardant. Je ne suis plus en colère, ni énervé.

J’ai conscience que ce n’est pas très consistant, mais vu que tu n’a rien manger de solide depuis plusieurs jours, je pense que ca vaux mieux…

Je continue de la regarder. Je la laisse tranquille le temps de manger. De toute façon si elle ne veut pas c’est moi qui la ferait manger. Je ne veux pas qu’elle tombe dans les pommes maintenant… MAis je doute qu’on en arrive là… Enfin je l'espère.
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Sam 5 Jan 2019 - 3:17
Elle ne saurait expliquer ce qui s'était passé, c'était simplement plus fort qu'elle, la peur, désespoir et elle en était au point de le supplier. Elle avait même tenté de faire appel à l'humain qu'il y avait quelque part en lui, un peu de pitié s'il en existait encore en lui et elle savait que c'était là quelque part, après tout, il avait toujours l'air sincère lorsqu'il agissait avec gentillesse. Cependant, elle avait poussé trop loin, elle avait trop résisté sans rien céder, la pitié n'était plus à l'ordre du jour et elle ne parvint qu'à être traîné de force dans la salle de bain. Lorsqu'elle le regardait, elle ne voyait que colère, mais pourquoi ? La question était peut-être stupide, mais pourquoi être tant en colère après elle, d'après ce qu'il avait dit, cela n'avait rien à voir avec leur parent, c'était son bon vouloir, elle était à lui, enfin, c'était ce qu'il désirait. Ce genre de choses la dépassait, elle en arrivait à se demander si les vampires étaient capables d'aimer, ou si c'était cela leur définition de l'amour, lorsque leur cœur était tenté de battre pour quelqu'un, leur seule façon de l'exprimer était ce besoin inconditionnel de les posséder. Si tel était le cas, elle les plaignait d'une certaine façon, la solitude devait être leur quotidien, mais sa peur lui refusait de prendre en considération ses sentiments, elle aurait peut-être dû le faire plutôt, c'était trop tard à présent.

Elle avait fini recroqueviller au fond de la baignoire, incapable de sortir, de revenir à lui, elle craignait la suite, allait-il s'énerver davantage, elle s'était jetée à ses pieds l'instant d'avant et maintenant voilà qu'elle lui désobéissait déjà. Si elle avait été lui, elle n'aurait elle aussi pas pu ressentir de pitié, enfin, si, elle aurait été incapable de rester indifférente à une personne à ce point plongée dans le désespoir. Lors de son apprentissage durant sa jeunesse, elle avait eu de nombreux cours, certain était assez atypique comme le jour ou sa mère lui montrait comment torturer quelqu'un et le faire regretter ses actes. Elle se rappelait le désespoir, ce moment si important, car c'était à cet instant que tout devait s'arrêter, lorsque la flamme dans ses yeux disparaissait et qu'il voulait la fin, voire plus rien du tout. Ce moment où simplement on lui rendait la vie, le droit de partir, c'était là qu'il était possible d'entendre un merci de la part de l'homme qu'on avait torturé. Il remerciait de la chance, s'excusait pour tout ce qu'il avait fait, la mort qu'il avait acceptée, la résignation, puis l'absolution. C'était peut-être ce qu'il faisait avec elle, mais elle en doutait, sa famille apprenait ce genre de choses car justement ce n'était pas dans les habitudes des maîtres. Lui comme son père, ils étaient des impulsifs et des émotifs. Le monstre qui venait de la jeter sur le lit n'était pas en train de suivre un schéma précis pour atteindre un objectif, rien à voir avec le diable qu'elle avait vu dans une geôle il y a quelque temps. Non, lui était simplement en colère, déçu peut-être aussi, énervé par l'attitude de celle qui devrait s'avilir à suivre le moindre de ses désirs. Mais si elle avait vu juste, alors il ne voudrait pas d'elle en tant que femme brisée, il agissait n'importe comment, tel un enfant disposant d'un empire qu'il ne savait gouverner. Un enfant qui n'avait pas eu de père pour lui apprendre comment faire la cour à une femme, mais elle se faisait un film, cherchait à humaniser le démon pour ne plus avoir peur de lui, hors, c'était inutile.

Terrifier à l'idée de ce qu'il pouvait lui faire, lui faire subir, son père avait presque le même regard que lui, le désir, l'impression d'avoir patienté une éternité et d'enfin pouvoir prendre ce qu'il voulait tant. De plus, si en passant cela pouvait servir à la briser, à la calmer et la rendre docile. Alors, à quoi bon s'en priver, prendre ce qu'il désirait devenait alors une évidence et une nécessité. Elle n'y échapperait pas, elle ne lui échapperait pas, même à des kilomètres de lui elle rêvait de lui, il la dominait, la convoitait et n'aurait de cesse de la faire traquer par-delà le monde. Il était bien possible que la terre qu'elle cherchait à atteindre n'était qu'une imposture, comme tout ce qu'elle croyait, la liberté n'existait plus, son seul choix était la façon qui l'amènerait à se prosterner devant lui. Elle ne voulait pas subir cela, jamais et si pour cela elle devait être son esclave obéissante, elle le ferait. Lorsqu'elle vit dans ses yeux un élan de compassion, elle n'hésitait plus, ce n'était pas le moment d'avoir des doutes, elle espérait juste qu'il lui épargnerait le pire. Elle s'était surprise elle-même, elle suppliait, pleurait, avait fini par le vouvoyer et même par l'appeler maître. La peur parlait, la peur de lui, de ce qu'il pourrait faire et il le savait. Angélique ignorait si elle parviendrait à toucher la corde sensible, elle avait fait tout ce qu'il lui était possible de faire, le vêtement, les mots, elle pensait ce qu'elle avait dit dans les moindres détails. Il ne fait rien, mais il s'était arrêté, c'était déjà cela, un signe d'hésitation, elle n'osait plus rien ajouter, plus rien faire, à part attendre sa pitié, son bon vouloir et finalement il se contentait de se détourner d'elle. Angélique le regardait, mais à peine, le voile sur ses yeux noyés de larmes l'empêchait de le distinguer correctement et l'espace d'un instant elle se disait qu'elle devait avoir l'air tellement misérable. La jeune femme se disait même qu'elle devait être horrible à regarder, tant de larmes avaient coulé, tant de peur sur son visage, elle comprenait qu'il n'avait pas envie de la regarder ainsi, la DV de l'époque aurait honte d'elle-même.

Finalement, il revenait à elle, la soulevant comme si elle n'était qu'un objet, s'il y a quelques heures cela aurait été suffisant pour l'énerver à nouveau, ce n'était plus le cas, elle se laissait faire, nu devant lui, sa honte était toujours encore là, sa gêne aussi, mais elle en faisait abstraction. Avec surprise elle recevait une nuisette pour la couvrir, pourquoi s'intéressait-il à sa pudeur, elle ne le comprendrait décidément jamais. Pourquoi un moment il semblait obnubilé par sa nudité au point de jeter une veste déposée sur son corps avec rage et l'instant d'après l'habiller alors qu'il ne sortait visiblement pas de la pièce. Puis à nouveau, elle était transportée et cette fois posée dans le lit avec douceur. Couché sur un lit, pas si inconfortable par rapport à tout ce qu'elle avait eu comme lit depuis quelque temps, c'était un palace en comparaison. Elle n'osait plus bouger sans son accord, sans son approbation, à moitié assise, le dos allongé contre le coussin repoussé contre la tête du lit. Son visage tourné vers lui, elle baissait les yeux, n'osait le regarder en face, Angélique était terrorisée à l'idée de faire une chose de travers et de revoir cette colère sur lui. Elle ignorait ce qu'elle ferait si cela devait recommencer, elle se jetterait certainement à ses pieds à nouveau pour le supplier de le pardonner, les hommes, les vampires, ils aimaient cela, c'était l'impression qu'elle avait lorsqu'elle y repensait. Honteuse de ses pensées, de sa propre peur, elle ne réalisait même pas que sa main s'était approchée et un léger sursaut la frappa lorsqu'elle sentait sa main décaler une mèche de cheveux. Ses yeux se fermèrent, mais pas un geste de plus, ses doigts serrant le matelas presque au point de le trouer de ses ongles.

Puis il semblait se désintéresser d'elle, pianotant sur son téléphone un instant, elle ignorait ce qu'il avait écrit et s'en fichait pas mal. En réalité, elle savourait presque, mais quelque chose lui manquait, une chose la bloquait, si c'était un soulagement de ne plus ressentir cette colère de sa part, elle ne parvenait pas pour autant à réellement se calmer. Angélique avait totalement craqué et pourtant lorsqu'elle y pensait, il n'avait presque rien fait, même pas une gifle, rien du tout, il n'avait fait que la préparer à son pire cauchemar, en ce le disant ainsi, elle comprenait son geste. Dans son esprit, elle se le répétait, encore et encore.

Tout sauf ça... Tout sauf ça...

Si ses parents l'avaient vu ainsi, ils se seraient pendus pour avoir fait subir une telle chose à leur enfant et donc d'être intervenu finalement trop tard. Leur sacrifice n'avait servi qu'à une chose, mettre fin à une ère, l'ère des Torsques et tout allait peut-être recommencer avec elle. Celle qui avait les bons gènes, mais il ne le savait pas, peut-être devrait-elle lui révéler, c'était une bonne façon de lui montrer sa soumission. Cependant, elle avait peur de ce qu'il ferait en l'apprenant, son père le savait et cela lui avait au final apporté que des ennuis, une mort rapide et définitive aurait été un acte de pitié pour elle à cette époque. Le vampire qui ne savait plus sur quel pied danser se levait pour ouvrir la porte et sans même s'en rendre compte, elle n'osa bouger que maintenant qu'il s'était un peu éloigné et s'était légèrement recroquevillé sur elle-même, se tournant légèrement sur le côté. Lorsqu'il revenait vers elle, il la verrait le regarder du coin des yeux, bas, n'osant plus remonter plus haut que son torse, se protégeant presque naturellement le corps de coup qu'elle pourrait prendre. Il ne l'avait pourtant jamais frappé, elle ignorait pourquoi son corps agissait ainsi, pourquoi il se sentait plus en sécurité ainsi et ne cherchait finalement pas à lui retirer cette légère amélioration de sa situation. Il revint à elle et déposait le plateau devant ses yeux sur le côté, puis il prenait place sur le sol tout en s'adonnant au rebord du lit. Cette vision, lui qui prenait ses distances, pleinement conscient de la peur qu'elle avait à son encontre, finalement, il en était à présent conscient, si elle refusait de lui obéir, ce n'était pas tant la volonté de lui résister, mais simplement qu'elle était terrorisée. Certes, avant c'était bien pour le contrarier, lui résister, chercher la liberté coûte que coûte, maintenant elle voulait simplement être épargnée, car elle savait qu'il ne la tuerait pas, mais lui ferait tout le reste.

Angélique sentait en permanence son regard sur elle, ce regard qui la pétrifiait en véritable statut incapable de bouger lorsqu'elle y était soumise. Puis il prenait enfin la parole, mais aucun rapport avec ce qu'il venait de se produire, elle s'était jetée à ses pieds, pourtant il ne disait rien du tout sur cela, Angélique se surprenait à avoir mal, cela lui faisait mal. Il se contentait de commenter son repas pas très consistant, mais elle comprenait le geste, si elle avait mangé plus solide elle l'aurait probablement vomis dans l'heure. Cependant, ce n'était pas ce qu'elle voulait entendre, ce qu'elle attendait, elle voulait qu'il parle de ce qui l'attendait, qu'allait-il lui faire ? Se rendait-il au moins compte de ce que cela lui faisait ? Non, quelle idiote elle faisait, bien sûr qu'il l'ignorait, il n'avait jamais été dans cette situation, il n'était celui qui imposait, mais jamais celui qui était sur la corde raid. Elle commençait à manger, lentement, la première bouchée lui arrachait une petite larme, c'était bon, pas du grand chef, mais elle n'avait rien mangé depuis... Elle ne saurait même pas le dire, boire lui faisait un bien fou peut être encore pire que manger. Si les premières bouchées avaient été lentes, les suivantes gagnaient toujours en vitesse, mais elle se retint d'un coup, ne voulant manger trop vite et risquer que ça passe mal. Elle laissait un instant passer pour que ça descende et osa un bref regard. Si bref que lorsqu'elle le détourna on aurait dit que lever les yeux sur lui avait été un exploit et que le voir avait été douloureux. Cela n'était pas si loin de la vérité, un léger tremblement, une légère peur grandissante alors qu'elle osait ouvrir la bouche pour faire autre chose que manger :

- Je sais que vous ne me direz rien si je ne demande pas... Maître...

Elle avait dû faire une pause, ses yeux se fermèrent un instant laissant tomber de nouvelles larmes, un déchirement de devoir employer ce mot, elle ne l'avait même pas fait avec le père du méchant vampire, elle ne l'avait simplement jamais fait. Hormis toute petite, après la troisième gifle pour l'avoir appelé par son prénom, incapable d'accepter la soumission, mais là, elle le faisait, sans menace, ou peut-être justement car la menace silencieuse qui pesait sur elle était plus fort que tout. Finalement, plusieurs inspirations plus tard, comme pour se donner du courage et se retenir de pleurer en même temps qu'elle parlait :

- Qu'allez-vous faire de moi à présent ?

Ses jambes se relevèrent légèrement contre elle, ses mollets protégeant naturellement la partie la plus taboue de son anatomie et qui traduisait sa peur :

- Vous n'allez pas me... Pi... S'il vous plaît...

Elle l'aurait suppliée, elle allait le faire à nouveau, mais une nouvelle coulée de larmes l'en empêchait et bientôt une avalanche. Tremblante, la peur ne la quittait plus, l'incertitude, elle croyait les vampires sans pitié et n'avait jamais été contredite. Cette fois c'était à nouveau de trop, elle repoussait le repas, pas au point de le faire tomber, la peur d'agir encore plus mal qu'à cet instant était trop forte, tellement forte que ses tremblements donnaient l'impression qu'elle avait poussé le plateau en plusieurs fois. Elle se recroquevillait à nouveau totalement sur elle-même et n'osait plus le regarder. Pourtant, elle ne voulait pas qu'il parte, non, surtout pas et si c'était ainsi qu'il comprenait sa peur, alors elle se jetterait à nouveau à ses pieds, mais s'y accrocherait. S'il était incapable de comprendre en la regardant, alors elle le ferait en lui faisant sentir. S'il s'était levé pour partir, la laisser dans l'incertitude, alors elle s'accrocherait à sa jambe comme une enfant ne voulant pas laisser son frère partir, tremblante, en pleurs et murmurerait de rester. Malgré l'absence de droit, elle lui demanderait, elle lui dirait....

Reste...

Ce n'était pas sa présence qui lui faisait tant peur, c'était ne rien savoir, elle voulait qu'il parle, qu'il agisse, si esclave elle devait être, elle se sentirait mieux en recevant un ordre, en sachant ce que voulait son maître. La voulait-elle dans son lit, à ses pieds, elle l'ignorait, elle ne savait plus rien et ne pouvait s'accrocher à rien. Sa vie n'avait jamais été celle d'une esclave, car dans son esprit elle avait toujours été libre, mais là, elle l'avait accepté et du coup, ne savait plus quoi faire. Si par contre, il ne disait rien, ne faisait rien, elle resterait ainsi jusqu'à savoir, elle en avait besoin. Puis s'il agissait, s'il lui donnait une réponse, qu'elle soit physique ou verbale, cela n'avait pas d'importance sur le moment. Elle accepterait même son contact et le réclamerait si cela était nécessaire. De plus, si la réponse était celle qu'elle attendait, c'est-à-dire n'importe quoi, mais pas sont pires cauchemars, elle le remercierait, comme elle pourrait. En plongeant sur lui et le serrant contre elle.
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Conrad Ortega
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Dim 13 Jan 2019 - 3:32
Je reste assis ou je suis en silence, le temps qu’elle mange un peu. Mais je la regarde et je ne m’en cache pas spécialement. Je me contente de quelque mot sur le contenue du plateau, sans parler du reste. Pourtant, il y en aurait à dire. Mais… Pas maintenant. Pour le moment, je veux qu’elle mange. Ce qu’elle fait. J’observe son aura, essayant d’y déceler ses émotion, mais elles sont passablement emmêler entre elle. Il y en a beaucoup alors bien vite j'arrête de me concentrer dessus. Elle mange, d’abord doucement, puis de plus en plus vite. Je retient un sourire, amuser. Elle fini par arrêter au milieu de l’assiette. Je fronce les sourcils. J’aurai voulu qu’elle mange un peu plus. Mais je ne vais pas la forcer. Elle a quand même manger un peu et cela serait surement contreproductif sur bien des aspects.

Je la voie lever les yeux vers moi. Un regard. Très bref. Je penche la tête, un peu intriguée de savoir ce qu’elle pense. Elle fini par ouvrir la bouche et prononcer quelques mots, non sans hésiter un peu sur le “Maître” à la fin. Mais je n’y fait pas attention. Au moins elle l’a fait. C’est un progrès et je préfère retenir ca plutôt que l’hésitation qu’elle a eu avant de le prononcer. Je continue de la regarder en silence. Il y a sûrement une suite. Elle a surement une question à poser. Je continue de la regarder en silence, je vois ses larmes couler alors qu’elle semble réaliser quelque chose… ou lutter contre quelque chose. Je ne sais pas. Et puis, cette fameuse question viens. Que vais je faire d’elle?

Je la regarde et attrape de justesse le plateau pour le poser au sol avant qu’il ne soit renversé dans le lit. Elle remonte ses jambes contre elle, comme pour se protéger alors qu’une supplique lui échappe. Dans ma tête, je complète sa phrase par le mot “violer” et intérieurement cela me fait grimacer. Décidément, il y a des choses ou je ne suis vraiment pas en phase avec ce que mon père pouvait faire. Bien que cela reste des humaines… Personnellement ca ne me viendrait pas à l’idée de forcer un passage dans mon lit. Et encore moins en obligeant les parents à tenir leur rejeton parce que ce dernier ne veut pas. Mais je ne vais surement pas m’amuser à dénigrer mon père devant elle. Non surement pas. Alors je me contente de me redresser.

Une fois debout, je prend le plateau et le ramène à la porte. Mais je n’ai pas le temps de bouger, qu’elle se jette littéralement à mes pieds. Je la regarde et, délicatement, je la soulève pour la remettre sur le lit, murmurant simplement un “Je ne pars pas” avant de prendre le plateau et de le ramener à la porte. Je le pose dans le couloir, sachant que la prochaine personne qui passera le ramènera en cuisine. Je préfère l'éloigner et en redemander un si il y a besoin, que de le laisser refroidir ici et risquer un accident. Je reviens ensuite vers elle. Je sais qu’elle n’aime pas cela, mais je ne lui laisse pas le choix: je l’attrape et la porte contre moi. En princesse. Comme cette fois là, ou je l’ai récupéré après son presque viol. Je n’ai pas oublié ce jour là, même si je n’en parle pas. Je la garde contre moi le temps de faire quelque pas vers l’armoir. J’ouvre la porte de droite, dévoilant un grand miroire. Bien sur, je n’y ai aucun reflet. Il n’y a que elle, qui flotte en l’air, jusqu’à ce que je la repose au sol, l’obligeant à faire face à son reflet. Le reflet d’une jeune femme amaigri. Si la nuisette et la majorité des vêtements de l’armoire je les ai acheter, pour la taille je me suis baser sur les quelques vêtements à elle que j’ai pu trouver chez ses parents. La taille dont elle avait besoin avant sa fuite. À l’heure actuel, il lui faudra prendre quelques kilos pour les plier correctement. Des bleus parcourt son corps et la blessure à la jambe me fait froncer les sourcils. Bien qu’elle ai surement été soigner, il faudra la garder à l’oeil, et je me promet de le faire.

Face au miroire, je lui laisse sa nuisette. Je ne la touche pas, mais je suis proche d’elle, derrière elle. Elle ne peut pas me voir sans tourner la tête, mais je ne doute pas, vu son entrainement, qu’elle sente parfaitement ma présence. Je lui laisse quelques secondes pour se stabiliser sur ses jambes, pret à la rattraper si elle montre le moindre signe de faiblesse. Mais elle reste debout. Je reste cependant pret à la rattraper au besoin. Ma main droite passe par dessus son épaule et du doigt je lui pointe son reflet dans le miroire, tout en soufflant à son oreille

Dit moi… Que vois tu?

J’observe son visage dans le miroire. Et surtout, je ne lui laisse pas le temps de me répondre. Mon bras tendu retombe et je cale ma main dans ma poche alors que je reprend la parole

Je vais te dire se que moi je vois… Je vois une femme… une humaine… blesser… amaigri… Surement affaiblie, même si par fierté elle le cache… Je vois une femme qui à perdu du poids.. Une femme qui à besoin de manger pour pouvoir à nouveau remplir ses vêtements correctement…

Je viens poser ma main droite sur son épaule pour la faire se tourner vers moi. Ma main gauche vient se poser sur son menton pour ne pas qu’elle détourne le regard. JE plonge mes yeux dans les siens et l’observe un moment avant de secouer la tête

Je t’en veux… Mais je te l’ai dit. Je préfère que le passé reste derrière nous. La maintenant… Je t’en veux pour avoir cru que je te forcerais à avoir un rapport avec moi… JE ne cacherai pas mon désir pour toi… Tu l’as déjà remarqué je le sais… Mais… Je ne suis pas de ceux qui force, même un humain… Alors non, je ne vais pas te violé… MAis n’oublie pas non plus que ma patience à des limites et si j’arrive à me contrôler pour le moment, ca ne sera peut être pas le cas demain ou la semaine prochaine… Je t’ai trop attendu pour attendre encore longtemps…

Tout en parlant, ma main sur son épaule à glisser, caressant son bras jusqu’à arriver à sa taille. Je l’ai enlacé et rapprocher de moi. Coller à moi. J’ai conscience que ce que je peux dire et contradictoire. Que je ne la forcerait pas, mais que je risque de pas avoir beaucoup de patience… Mais… Comment lui expliquer autrement? Déjà que je lui explique alors que c’est elle l’humaine… Mais j’ai l’impression qu’elle a besoin de savoir. Un pseudo contrôle ou un contrôle tout court sur ce qui va se passer. Je retiens un soupire et je décide de changer de sujet. Ma main sur son menton vient envelopper sa joue et mon pouce caresse sa peau doucement. Je me force alors à prononcer des mots qui sont très rare pour moi

Angelique… Je voudrais… J'apprécierais… Que tu t’excuse auprés de Rose pour se que tu lui à dit. Tu ne connais pas son histoire, donc tu ne pouvais pas savoir… Et bien qu’elle ne m’en ai rien dit… Je pense que tu lui a fait beaucoup de mal...

Je ne dit rien de plus. Demander poliement n’est pas quelque chose que j’ai l’habitude faire. MAis pour cette fois je le fait. Tout comme je m'apprête à faire quelque chose que je n’ai encore jamais fait non plus.

Et aussi… sache que… Je t’ai toujours trouvé intéressante… depuis que tu es petite… Et… Si j’avais pu… Si j’avais osé te garder avec moi au lieu de te ramener ce jour là, je l’aurai fait. Mais il était mon père et je lui devais ma loyauté…

Je n’en ajoute pas plus. C’est ma façon à moi de m’excuser pour l’avoir ramené chez mon père et lui avoir fait vivre un enfer. J’ai choisi ce jour là de lui être loyale. Mais depuis je me dit que, pour une fois, j’aurai peut être dût lui désobéir, le devoir… Rien qu’une fois… Mais cela aurait peut être éviter bien des problèmes par la suite. Cela dit, les choses sont faites. Je ne pourrais pas revenir dessus. Alors… à ma façon, je m’excuse. Je fini par la relâcher. Je m’éloigne d’elle et je retourne m’assoir sur le lit

Choisi des vêtements… J’ai du travail au bureau qui m’attend et je voudrais que tu viennes avec moi

Pour le coup, je ne lui laisse pas le choix. Je tiens à la garder avec moi. Je n’oublie pas qu’elle pourrait très bien essayer de s’enfuire à nouveau. Alors je reste là et j’attend qu’elle se change. Si elle le fait dans la chambre même, je m’efforce de ne pas la regarder directement. Puis, lorsqu’elle est prête, je la fait passer devant moi après avoir ouvert la porte. Je lui indique le chemin au besoin à chaque embranchement, puis on arrive devant la porte. JE la laisse entrer et découvrir le bureau. Une grande pièce ronde, aux murs recouvert de livres. Un bureau et des siege. Un canapé face a la cheminée. Je me tourne vers elle

Installe toi ou tu veux et fais ce que tu veux. Tu peux prendre un livre pour lire… La seule chose que tu n’as pas le droit de faire, c’est sortir de la pièce. Si tu as besoin de quelque chose, utilise le téléphone sur mon bureau pour commander

Je la regarde, puis je vais m’installer derrière mon bureau. Je garde un oeil et une oreille sur elle. Mais hormis sortir, je ne lui interdit rien. Je suis même prêt à la laisser venir sur mes genoux si elle le veux. Mais pour aujourd’hui, je ne la forcerais pas.
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Angelique Torque
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Lun 14 Jan 2019 - 2:54
La peur, le désespoir, c'était ce qui chamboulait son cœur et se voyait dans son aura lorsqu'elle attendait sa réponse, une réaction, qu'importe du moment que cela permettait de savoir si son pire cauchemar allait se réaliser avec lui. Elle avait craqué, elle se pensait plus forte que cela, mais son regard, ses désirs, elle les connaissait parfaitement et savait qu'un vampire ne se refuserait pas ce qu'il voulait pour ses beaux yeux. Elle était à sa merci, n'avait rien à lui offrir vu que par définition, elle lui appartenait déjà et cette conclusion sur sa situation ne faisait que renforcer sa déchéance. Son corps agit au-delà de sa volonté, elle fait tomber le plateau, mais il le rattrape je justesse, attentionné comme il était cela ne l'étonnait pas. Pourtant, rien de tout cela n'avait d'importance à ses yeux actuellement, la seule chose qu'elle souhaitait, c'était connaître son avenir, ce qu'il allait lui faire afin de savoir si elle raison de supplier la faucheuse de la prendre. Angélique en vient à le supplier, elle devait savoir, avait besoin de savoir et malgré cela rien. Il ne disait toujours rien, pas même une réaction sur son visage, même si elle savait que cela voulait dire que ses paroles avaient percuté dans son esprit, il n'en montrait rien et ne laissait donc aucune réponse filtrée. Simplement le silence, puis il se redressait et ce fut de trop. Son seul besoin, la seule chose pouvant encore sauver son âme et son esprit étaient la possibilité d'un avenir où son corps ne serait pas l'outil d'une union diabolique. La belle femme impuissante ne pouvait que s'accrocher à lui, il pouvait la baffer, l'engueuler, mais cela aurait été quelque chose, une réaction, n'importe quoi sur lequel elle pourrait se baser.

Il s'arrêtait dans son geste et la regardait. Il ne la repoussait pas, ni la dévisageait pendant de longues minutes comme il lui arrivait de le faire, il se baissait rapidement pour la soulever et la reposer sur le lit. Un murmure, c'était quelque chose, une information, il ne partait pas, ses doigts qui s'étaient naturellement accrochés aux vêtements de Conrad acceptèrent de le relâcher et le laisser faire ce qu'il souhaitait faire. Elle le regardait, sans le quitter des yeux, l'observait comme pour s'assurer que ce n'était pas un mensonge et le poursuivre si doute il y avait eu. Il avait disparu quelques instants, mais cela ne dura pas et il revint à elle. Il agissait de plus en plus comme si elle n'était qu'un objet, elle se retrouvait contre lui, porté comme si elle n'avait pas de jambes pour finalement se retrouver devant un miroir qui ne renvoyait pas une belle image d'elle-même. Sans parler du fait de voler dans les airs, elle ne s'était pas vue depuis longtemps et elle-même n'était pas très contente de ce qu'elle voyait. Heureusement qu'elle avait pris une douche, elle n'osait imaginer son allure avant celle-ci et sans vraiment le réaliser elle se retrouvait sur ses pieds à se regarder. Elle avait l'air incrédule, comme si elle redécouvrait son corps, ses mains passèrent sur ses bleus, son visage, remarquant à quel point elle avait l'air affaiblie. Angélique commençait alors à sourire légèrement, pas amusé du tout, mais plutôt moqueuse et ce n'était pas du vampire qu'elle se moquait, mais de l'humaine qui se regardait dans le miroir. Comment voulait-elle se donner des airs de femme forte dans cet état, elle faisait pitié à voir et finalement son sourire disparu aussi vite qu'il était venu pour détourner les yeux. Elle ne voulait pas voir cette femme, ce qu'elle était devenue, cette chose si pitoyable que ses parents ont tentée de sauver en vain.

Le vampire passait sa main par-dessus son épaule pour pointer du doigt son reflet, elle le savait là depuis le début, n'avait même jamais perdu sa position exacte et elle savait aussi parfaitement ce qu'il voulait dire. Il prenait la parole, lui demandait ce qu'elle voyait, mais elle savait et ne voulait pas qu'il la décrive.

N'enfonce pas le clou.

Sa main repart, elle l'écoutait, une nouvelle larme coulait sur ses joues et elle baissait la tête. Elle savait ce qu'il dirait, savait qu'il avait raison et maudissait le monde pour cela. Son regard remonte sur la fin de son discours pour croiser son propre regard, elle avait horreur de ce qu'elle voyait, elle détestait cette image qu'elle renvoyait et sa colère prenait alors le dessus. Elle en avait besoin, s'était contenu trop longtemps, était resté immobile trop longtemps, ce n'était pas sa faute, son choix, c'était les vampires qui l'avaient mise dans cet état et maintenant voilà à quoi elle ressemblait ! La colère dépassée, c'était la rage qui s'exprimait, Conrad l'aura sûrement vu venir, le changement d'aura était très rapide, montrant à quel point elle pouvait être explosif niveau caractère et humeur. Son poing percutait son reflet en plein visage, brisant le miroir au niveau de l'impact et ensuite un murmure, comme si elle se savait en tort :

- Je le sais très bien... Pas besoin de détruire les dernières traces d'estimes qu'il me reste. Désolé... Maître, pour le miroir.

Elle se mordilla la lèvre, s'agaçant de son hésitation devant le mot qu'elle ne supportait pas et aussi en signe de culpabilité. Il voulait dire bien des choses chez elle et souvent était synonyme de gêne. Angélique se faisait ensuite petite, mais visiblement son geste bien que cela l'ait un peu surpris, il ne semblait pas le prendre trop mal et cela l'intriguait, mais elle était soulagée qu'il ne la punisse pas. Le sang des Torsque était réellement fort, une servilité naturelle qui ne faisait que gagner du terrain à mesure qu'elle acceptait cette soumission. Elle sentait la main glacée du vampire se poser sur son épaule et la faire pivoter pour se retrouver face à lui. Elle se sentait si petite, pourtant pour une femme elle était loin d'être petite, mais le vampire était grand et tant de choses le rendaient supérieur à elle frêle humaine qu'elle était. Elle allait détourner le regard, le baisser, regarder ailleurs, n'importe quoi plutôt que le fixer dans les yeux, mais trop tard, son menton déjà prisonnier de ses doigts, elle était de nouveau manipulée à sa convenance. Finalement, après un petit moment à la fixer comme il aimait le faire, il brise le silence qu'elle n'avait pas osé troubler elle-même.

Angélique écoutait ses paroles, s'était ce qu'elle avait attendu depuis tout ce temps, une réponse, des réponses, claires et précises. Il lui en voulait, elle le savait, mais préférait laisser tout cela au passé et elle ne pouvait qu'être d'accord avec lui car au final cela lui sauvait en partie la mise. La suite cependant, celle-ci était différente, il insinuait d'abord qu'il n'abuserait pas d'elle, puis lui parlait de son désir pour elle et effectivement elle était au courant depuis longtemps. C'était même, enfin en partie, la raison de sa si longue fuite, son sang la poussait à rester, à revenir dans ce lieu maudit, mais elle connaissait ses émotions et surtout, ses désirs pour elle. Certes, il la voulait, mais il n'abuserait pas d'elle, il ne forcerait jamais une humaine à cela, sans comprendre pourquoi, elle voulait y croire, croire ses mots alors qu'elle était la première à se méfier. Mais Conrad n'était pas de ceux qui mentaient, il était plutôt l'inverse, il était trop franc et il ne tardait pas à lui donner raison. Il la prévenait, s'il l'épargnait de sa cruauté, elle n'était pas pour autant sorti d'affaire, il la voulait, la désirait et comme elle l'avait elle-même reconnu, un vampire ne retient pas ses pulsions. Elle était déjà étonnée qu'il les refrénait pour elle, pour sa sauvegarde, mais ce n'était qu'une question de temps, elle devrait donner de sa personne et un jour...

Le vampire me prendra tout et sera en moi.

Elle avait essayé de ne pas y penser, hors c'était un échec, oui, bien entendu qu'il allait finir par prendre ce qu'il voulait. La seule option entre les mains d'Angélique, était finalement d'y aller progressivement, ou de tenter le diable en patientant le plus longtemps possible et espérer que lorsqu'il ne tiendrait plus il ne serait pas trop violent. Cette dernière possibilité ne lui plaisait pas du tout, mais alors carrément pas, c'était pour cela qu'elle n'avait pas rejeté sa main qui glissait sur son bras pour finalement l'enlacer par la taille. Le frisson avait été terrible, elle l'avait senti traverser son corps de part en part et elle se sentait étrangement molle, comme s'il avait absorbé ses forces, hors elle ne sentait pas l'influence vampirique la submerger. Elle ne comprenait pas vraiment les réactions de son corps, mais elle ne cherchait pas à se décoller de Conrad et même sa main sur sa joue ne la dérangeait pas. Elle aurait pu se sentir mal, même lorsque son pouce la caressait légèrement, cela la gênait, mais ne la dégouttait pas autant que d'ordinaire. Puis sans comprendre pourquoi, il commençait à parler de Rose, la domestique de jour qui avait voulu la nettoyer et lui donner à manger. Il parlait de son histoire, hors, elle ne comprenait pas comment il pouvait lui dire ça à elle, aucune histoire n'y changerait rien, ce qu'elle avait dit était mérité et elle ne changerait pas d'avis là-dessus. Elle ne voulait pas lui résister, mais il ne changerait pas sa vision du monde, s'il la voulait, il la voulait, mais ne voulait pas simplement son corps, ce qu'il y avait à l'intérieur, DV, il aimait aussi cela et DV détestait cette esclave et pensait chacun de ses mots. Elle allait prendre la parole, lui dire ce qu'elle pensait sur ce qu'il demandait, mais n'en faisait rien lorsqu'il recommençait à parler.

Elle écoutait attentivement, décidément, il se comportait réellement bizarrement en ce moment, il confirmait ce qu'elle pensait, ce qu'elle croyait, c'était au-delà du physique, déjà toute petite il y avait quelque chose. Il n'avait pas oublié la petite fille qui fuyait le château des femmes pour rejoindre celui des hommes, dormir contre un garçon, sentir sa protection sur elle et y penser lui rappelait une époque plus simple. Mais ce n'était pas tout, ce qu'elle entendait s'approchait à s'y méprendre à des excuses et s'en était probablement. Il reconnaissait en quelque sorte sa cruauté, il ne pouvait pas forcément savoir tout ce qu'elle allait endurer suite à son geste, mais maintenant qu'il savait, il semblait imaginer et concevoir ce qu'elle avait dû ressentir. D'une manière ou d'une autre, il comprenait sa haine et comme il disait, il était son père. S'il y avait bien une chose qu'elle pouvait comprendre, c'était cela, la loyauté envers sa famille, elle baissait les yeux et comme un murmure :

- Merci méchant vampire...

C'était à peine perceptible, même pour un vampire et c'était le but, suffisamment pour qu'il comprenne que c'était voulu. Comme un secret, elle nierait l'avoir remercié, avoir compris que c'était des excuses, ainsi elle préservait l'image du méchant vampire que Conrad voulait se donner, elle était persuadée que si ses mots n'étaient pas suffisants pour qu'il en comprenne le sens, son aura qu'il pouvait voir le ferait. Le pardon, c'était aussi simple que cela, elle avait souffert, mais lui pardonnait son geste, il ne pouvait pas savoir et lui aussi était soumis à la volonté du monstre. Puis le vampire la libérait de son contact, un soulagement, tout comme un vide, c'était vraiment bizarre et Angélique avait vraiment du mal à comprendre ses sensations qui ne cessaient de se présenter à elle. Il était retourné s'asseoir et lui ordonnait de s'habiller, précisant ensuite où ils allaient se rendre. Elle avait remarqué l'absence de détail sur les vêtements à choisir et où elle devait se changer. Elle en concluait que c'était à sa guise, Angélique se tournait alors vers l'armoire et examinait un peu ce qu'il y avait. Ce n'était pas vraiment son genre, il y avait de belles choses, là n'était pas la question, mais ce n'était pas vraiment son genre, après, elle voyait mal une esclave avoir le droit de s'habiller comme elle le faisait d'ordinaire. Déjà à l'époque, elle s'habillait ainsi dans un signe de rébellion et finalement elle avait fini par aimer cela. Elle optait pour du simple, mais séduisant, mélangeant aussi confort et suffisamment large pour cacher son allure amincie. Une belle robe bleue, presque transparente par endroits, mais renforcé juste suffisamment à certains endroits pour dissimuler ce qui devait l'être. Ses bras seraient libres, ses jambes n'auront aucune contrainte, c'était ce dont elle avait besoin maintenant qu'elle pouvait bouger. Pas de soutien gorge, cela n'allait pas vraiment avec la robe, mais elle prenait tout de même un simple bas noir et s'en allait dans la salle de bain.

Elle s'était pourtant montré un moment nu à lui volontairement, mais c'était pour le supplier, par désespoir de cause, maintenant elle n'était plus au bout du rouleau et ne se sentait pas assez à l'aise pour le faire devant lui. De plus, elle ne se sentait pas belle, si elle le faisait, si elle faisait quoi que ce soit qui irait dans ce sens, cela attendrait qu'elle reprenne des forces, l'idée d'être qu'à moitié elle pour supporter cela lui était inconcevable. L'avantage de cette robe était qu'elle serait habillée en un rien de temps, elle entrait dans la salle de bain, fit sauter sa nuisette, enfilait la culotte noire et faisait ensuite passer sa robe par le dessus. C'était bon, un passage devant le miroir de la salle de bain pour se recoiffer et elle quittait la pièce. Dans son esprit elle se félicitait de ne pas avoir cassé le miroir de la salle de bain en se coiffant, elle s'arrêtait en face de Conrad qu'elle ne regardait pas dans les yeux, c'était la base de la soumission qu'on lui avait enseignée, enfin, qu'on avait tenté de lui apprendre sans succès. Pourtant, c'était ce qu'elle faisait là, elle baissait les yeux ou regardait ailleurs. Le vampire se relevait et lui faisait signe de passer devant, chose qu'elle fit de suite. Elle se retrouvait devant la porte, dans le couloir à regarder autour d'elle et commençait à marcher lorsqu'il donnait la direction. Ce château n'avait pas tant changé que cela, elle ne le connaissait pas par cœur, mais s'en souvenait plutôt bien et une certaine nostalgie lui revenait à l'esprit.

Finalement, elle arrivait face à une porte en s'étonnant de la distance à parcourir et elle ouvrait la porte pour découvrir le fameux bureau. Une grande pièce ronde, typique de l'architecture Irlandaise, elle se rappelait que Conrad en contrôlait la totalité du territoire à présent, l'Irlande unifié autour du méchant vampire, réduit à l'esclavage comme le reste du monde et servant de lieu d'agriculture pour nourrir ceux qui en avaient encore besoin à travers le royaume et au-delà. Une attitude noble lorsqu'on y pensait ainsi, sauf que cet endroit servait aussi de lieu de reproduction, la vie était entièrement contrôlée, les familles créées par le maître, les enfants éduqués pour être servile, même si ce n'était pas pareil, elle y voyait une ressemblance avec les Torques. Puis elle revenait à la réalité, réalisant qu'elle s'était perdue un instant dans ses songes et poursuivait son exploration. Beaucoup de livre, un canapé face à une cheminée inutile, signe qu'il aimait avoir une humaine à ses pieds dans ce bureau et bien entendu un bureau avec des sièges. Angélique se tournait vers son maître en retenant la grimace que ses songes lui avaient imposée. Ne souriant pas pour autant, elle était assez neutre, même si marcher sur ses pieds lui avait fait du bien et changeait de cette impression d'être devenu un objet à porter pour un oui ou un non. Cependant, le tout avait été gâché par cette nouvelle impression, droite, gauche, tout droit, un animal auquel on donnait la direction à suivre, un animal qui devait écouter le moindre petit ordre venant du maître, la soumission était bien une chose qui la faisait vomir. Elle préférait cela à sa situation précédente, mais n'était pas comme cette Rose, elle ne serait pas soumise et aimante. Oubliant ses origines, qui elle était, sa personnalité et ce qu'elle désirait. Si certaine chose n'était plus une option pour le moment, elle se disait qu'elle pouvait peut-être parvenir à un certain équilibre entre la soumission et la confrontation. Tout cela lui rappelait cette domestique et les excuses qu'il avait demandé qu'elle fasse à cette dernière.

Conrad prenait la parole, elle écoutait et enregistrait. Elle pouvait vaquer à ses occupations, lire, marcher, commander au téléphone ce qu'elle voulait, mais en aucun cas quitter la pièce. Elle était l'animal de compagnie du maître, bien, si c'était ce qu'il désirait, mais elle ne serait pas pour autant à ses pieds en brave esclave soumise et fière de l'être. Encore moins sur ses genoux en train de rechercher du contact pour se sentir moins seule dans son malheur comme devait probablement le faire l'autre pétasse. Cette réflexion l'avait cette fois fait grimacer, mais le vampire en n'avait rien vu, il était déjà en train de se diriger vers son bureau. Elle le regardait s'installer et elle approchait pour se placer face au bureau. Angélique resterait DV, même si elle était ici, même si elle était à lui, même en ayant la peur au ventre, même en se souvenant que la chambre du seigneur était celle en face de la sienne, tout cela n'y changerait rien, elle était qui elle était et c'était probablement l'une des choses qu'il devait aimer chez elle. Ses yeux le regardèrent, le fixèrent, point de défis, simplement de la conviction et à nouveau une certaine force maintenant que la peur du viol avait disparu :

- Je vais être sincère avec...

Elle soupirait, voulant cette fois marquer le coup, si elle devait se soumettre, cette hésitation avant de dire le fameux mot commençait à l'énerver et cela malgré sa volonté de ne pas lui être totalement soumise :

- Je vais être sincère avec vous maître, que vous l'apprécierez ou non je ne vais pas m'excuser auprès de cette esclave, qu'importe son histoire, ce qu'elle est en train de devenir est exactement ce qu'on fait mes ancêtres. Elle condamne sa lignée à l'esclavage, j'ai entendu parler de vous quand j'étais en fuite, certain dise que vous êtes gentil, qu'ici les gens possèdent une certaine liberté, hors nous savons tous les deux que ce n'est pas le cas. Je me suis informée, leurs vies sont contrôlées, leur famille construite, les enfants arrachés passé un certain âge, forcé au travail en fonction de leur capacité et talent. C'est comme Armand, sauf à plus grande échelle et vous ne cherchez pas la perfection ou la pureté du sang. Rose représente tout ce que je déteste le plus en vous, ce que votre père vous à léguer lors de votre transformation... J'ai appris les liens unissant Sire et infant, Armand nous les apprenait, donc vous n'y êtes pour rien, c'est pour ça que je ne jugerais pas, j'en ai pas le droit de toute façon. Par contre, je peux détester ou aimer une personne, j'essaierai de le garder pour moi, mais je ne lui mentirais pas en lui faisant des excuses et je maudis ses choix qu'importent ses raisons.

Elle baisserait ensuite la tête, ses yeux quitteront ceux du maître suivant le mouvement et elle patientera ainsi quelques secondes. Le temps de laisser à Conrad le temps de réagir, d'agir, s'il voulait l'engueuler, la punir, elle était prête, mais elle n'avait fait que dire la vérité. Le souci, c'est qu'elle savait que la vérité chez les vampires et les maîtres était une chose relative. Ils disaient tous la chercher, plus ou moins, mais n'appréciaient en général pas de l'entendre et punissaient bien souvent pour cela. Même les pensées n'étaient pas libres chez un esclave, rien ne l'était. Lorsqu'il aurait fini, que cela soit la punir où lui répondre, elle reculerait et ferait un premier tour des livres que possédait cette pièce. Elle prenait son temps, regardait, lisait les noms et remarquait rapidement que des livres provenant de chez Armand avait été emmené ici. Elle souriait secrètement, elle avait fait comme lui, elle avait placé subtilement dans son discours qu'elle lui pardonnait. Elle avait mentionné ce qui découlait de son lien envers son Sire, son père et disait détester cela en lui. C'était vrai, mais elle avait aussi dit qu'il n'y était pour rien, elle parlait bien sûr de la transmission de volonté et cela pouvait concerner bien des choses et dans ce cas précis, cela concernait sa loyauté naturelle envers son père, même si elle n'en avait pas parlé, elle n'en pensait pas moins. Repensant ensuite à son physique actuel, elle se retournait pour retourner au bureau et prendre le téléphone. Elle l'avait fait lentement, comme pour laisser le temps à Conrad de bloquer son geste, gardant un regard en coin vers lui pour voir ses réactions, les réapprendre. Elle demandait à ce qu'on lui apporte au bureau des protéines en poudre déjà mélangée à de l'eau et précisait de le mettre dans une grande gourde. Elle raccrochait ensuite, loin d'être avenante, gentille, que cela avait été Rose où une autre elle n'était pas vraiment d'humeur bienveillante.

Angélique était consciente qu'elle finirait détestée par les esclaves, mais en avait littéralement rien à faire et de toute façon elle savait que cela finirait par arriver. Elle n'était pas comme eux, elle n'était même pas réellement humaine, un humain descend d'une lignée qui se liait aux autres, l'amour, le hasard, plein de choses entraient à leur contact et jouaient sur la naissance de la progéniture. DV n'était pas ainsi conçu, elle était génétiquement sélectionnée, perfectionnée depuis des générations, cherchant simplement à égaler la vision de la perfection qu'avait un vieux vampire. Elle avait en plus l'attention du maître, elles avaient dû remarquer des signes, des choses qui montraient que ses pensées étaient tournées vers une fugitive et cela malgré leur présence à ses côtés. La jalousie entre esclaves pouvait être violente, elle n'avait rien d'autre à part l'attention que voulait bien leur donner leur maître et une esclave se devait de la rechercher comme le faisait cette Rose. Pourtant, Angélique le rejetait, mais avait tout de même son attention, suffisait que l'une d'elles parlent comme elle rien qu'une fois et se faisait punir. Dès lors, les esclaves la détesteront si ce n'était pas déjà le cas, alors à quoi bon faire du faux-semblant avec celles qui de toute façon ne voulaient pas d'elle et qui étaient de parfaite petite esclave obéissante. Ce n'était pas pour elle, elle retournait voir les livres, Angélique était à peu près certaine que Conrad n'aurait rien contre sa commande, il avait lui-même soulevé le fait qu'elle avait maigri et était affaiblie, en voilà une bonne façon de reprendre du poids et des forces. S'il ne l'empêchait pas de faire un peu de sport durant le jour, elle reprendrait sa forme physique en quelques jours seulement et son physique en une petite semaine à tout casser. C'était après tout l'avantage de descendre d'une lignée d'athlètes à la silhouette de rêve et au corps robuste.

Angélique ne faisait pas attention au temps qui passait, le faire reviendrait à s'ennuyer, hors elle n'avait rien contre de lire un bon bouquin et se prenait le temps de faire connaissance les ouvrages que possédait le vampire. Mais l'espace d'un instant ses forces faiblir violemment, son cœur avait presque dû manquer un battement sur le coup et même sa vision avait faibli pour devenir floue. Cela n'avait duré qu'un instant, mais n'avait pas grand-chose à voir avec le fait d'enfin être debout et bouger, bien qu'elle se doutât que sans cela elle aurait mieux réagi. Angélique venait de croiser un livre qu'elle connaissait bien, celui qui parlait en partie des projets qu'avaient Armand pour son domaine et entre autres des Torques. Heureusement, le nom n'était pas du tout évocateur et il avait dû passer entre les doigts de Conrad sans qu'il ne le remarque. Puis on frappait à la porte, elle soupirait légèrement et allait ouvrir sachant bien que c'était probablement sa commande. Puis de toute façon, elle n'était pas idiote au point de croire que le vampire le ferait lui-même. Elle ouvrait la porte, attrapait la gourde et sans même faire attention à qui s'était elle la refermait aussi sec. L'absence de gémissement montrait qu'elle avait eu la présence d'esprit de reculer, au moins elle avait de bons réflexes et cela lui évitait de se faire casser le nez par la rudesse d'Angélique. D'une certaine façon, elle était presque contente de pouvoir montrer à quelqu'un sa colère, cela la défoulait, lui faisait du bien, lui rappelait qu'elle était encore vivante et en revenant à la bibliothèque elle souriait à son maître. Elle était clairement consciente que son geste ne passerait pas inaperçu et espérait que ce petit sourire vers lui serait suffisant pour lui montrer qu'elle était tout à fait d'accord avec lui.

Oui je sais, c'est pas bien, mais je les déteste.

Elle retournait l'air de rien lire le livre, heureusement pour elle, sa faiblesse physique avait dû faire penser au vampire que c'était simplement une petite faiblesse et non un choc en découvrant un livre qui ne devrait pas être ici. Elle le prenait et s'installait sur le canapé tout en prenant des gorgées dans la gourde. Elle avait bien sûr reniflé le contenu pour s'assurer qu'il n'y avait pas de mauvaise surprise, un petit sale coup venant d'une esclave trop idiote pour songer aux conséquences. Angélique ouvrait ensuite le livre et rapidement trouvait le passage qui l'avait faite frémir. La particularité génétique tant recherchée, les yeux marron qu'elle possédait et non pas vert comme les autres membres de sa lignée. Détail génétique qui selon Armand était celle que possédait le dévot si fort qu'avait un jour compté sa lignée, elle devait dévoiler le pouvoir qu'allait obtenir celui-ci s'il était transformé en dévot ou en dévote dans son cas à elle. C'était la couleur de ses yeux qui l'avaient gardé en vie, le livre était là, Conrad ne l'avait pas encore lu, mais elle était certaine que ce n'était qu'une question de temps, le côté rêveur de son maître faisait qu'il aimait la lecture. Angélique savait donc que cela finirait par le savoir et que là il comprendrait qu'elle n'avait volontairement rien dit. Si jusque-là elle avait évité sa cruauté, elle savait qu'il ne la manquerait pas cette fois et cela pourrait très bien déborder vers une autre activité sous le coup des émotions. La colère n'était pas vraiment une bonne émotion qui allait dans le sens de la patience et risquait surtout de la lui faire perdre. De plus, c'était là l'œuvre de son père, ce qu'il avait cherché si longtemps à obtenir, ceux pourquoi sa lignée avait souffert, au moins en partie. Lui cacher revenait non seulement à la mettre en danger, mais aussi à insulter ses aînés, ses parents, tout ce qui avait été créé pour les Torques. Effectivement, Conrad ne lui pardonnerait pas facilement ce secret et elle avait déjà failli lui révéler. Il devait déjà être conscient d'un lourd secret qu'elle gardait pour elle et devait certainement attendre le bon moment pour lui poser la question. Dès lors, elle ne pourrait plus lui cacher et il comprendrait qu'elle avait cherché à lui dissimuler, là encore cela se retournerait contre elle simplement car elle voulait gagner du temps.

Angélique soupirait à nouveau, buvait plusieurs gorgées et se levait pour rejoindre le bureau de Conrad. Si elle lui révélait, au moins s'il la punissait elle serait un peu plus épargnée et il ne pourrait lui reprocher que le temps qu'elle avait pris pour lui dire. Elle déposait le livre sur le bureau, tournée vers le vampire, sous son nez et carrément sur les papiers qu'il devait certainement lire. Le livre était ouvert à la bonne page, elle n'avait rien dit et se contentait d'aller s'asseoir sur le canapé à nouveau. Elle attendrait, savait bien qu'il lirait pour savoir pourquoi elle avait cela, il comprendrait le lien avec elle vue comme il la regardait souvent. Ce détail, ses yeux qui n'avaient pas la même couleur que les autres membres de sa lignée, cela n'avait pas dû lui échapper et elle se demandait comment il allait prendre tout cela. Elle ne lisait plus rien, attendait simplement qu'il comprenne et risquait de se faire très très petite lorsque cela serait le cas.
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Conrad Ortega
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Sam 19 Jan 2019 - 12:28
Dans le miroire, je la regarde. Je lui souffle a l’oreille ce que je perçoit d’elle. Pas pour me moquer. Ou la rabaisser. MAis pour lui montrer que je la sais affaiblis. ET que je ne veux pas la blesser plus. Sans que je sache pourquoi, je la sent qui s'énerve et je ne cherche pas à la retenir lorsque son poing par fracasser le miroire. Qui explose sous l’impact. Je ne dit rien. À quoi bon? Elle ne s’en est prise a personne et elle n’est pas blesser puisque aucune odeur de sang ne monte à mon nez. De plus, elle c’est excuser d’elle même. Je me contente de hausser les épaules en répondant que je le ferais remplacer plus tard. Pour le moment je la laisse aller se changer. Ce qu’elle fait en se réfugiant dans la salle de bain. Cela me fait sourire alors que je vais l’attendre prêt de la porte. Elle n’est pas très longue à revenir et mon sourire amusé se transforme en sourire de plaisir. La robe qu’elle a choisi cache à peine sa silhouette et me donne de quoi rêver. Elle est peut être bien encore plus belle comme ca que nue.

Je ne cache pas mon admiration alors que je la fait passer devant moi dans les couloirs. Et c’est machinalement que je lui indique la direction à suivre alors que mon regard se perds sur sa silhouette alors que mon esprit repense à ce qu’elle a dit plus tôt après mes excuse. Un murmure ressemblant à un remerciement, à peine perceptible, même pour moi. Et cela me faire sourire de plus belle.

On finit par arriver au bureau. Je lui donne quelques instructions de base avant de la laisser se débrouiller. Je doit absolument travailler. Mon ordinateur s’allume en quelques secondes et je commence par mes mails. Je n’ai pas le temps d’en lire un seul que sa silhouette se dessine dans mon champs de vision. Je relève la tête et la fixe en silence. Elle a clairement quelque chose à me dire, alors j’attend qu’elle me le dise.

Je hausse un sourcil au fur et à mesure de ses paroles. Je doit avouer que les seules choses que j’en retiens c’est qu’elle à vraiment du caractère. Et un corps… bon sang, je reste un homme quand même. Mais pour le moment je me contrôle. Et puis, comme moi, à sa façon, elle me pardonne. Elle ne le dit pas clairement. Mais je comprend que c’est le cas. Je me contente de courber la tête légèrement pour la remercier mais je n’en fait pas plus, revenant à ce qu’elle a pu dire sur Rose. Je la fixe un moment, me laissant aller au fond de mon siège, coude sur les accoudoire et doigts croisés.

Pour ce qui est des autres… Très honnêtement, je m’en contrefiche. Peu m’importe ce que tu penses d’eux. Mais pour Rose… Je ne t’en empêcherais pas non plus… Sache une chose cependant… Lorsqu’elle est née, comme toi, sa vie été déjà toute tracée. Mais j’ai changer cela. Elle est entrée librement à mon service. Elle est devenue une domestique du château. Pas une esclave. Elle a choisi cela car j’ai empêcher qu’elle atterrisse dans une maison close… Il y a deux ans, elle n’avait que quinze ans et un homme venait de la charcuter, la rendant stérile à vie pour qu’elle puisse “travailler” sans soucis… Pourquoi je l’ai sauver? Je ne sais pas moi même. Mais c’est comme ca et elle est là. Elle est à mon service personnel alors tu la croiseras souvent… À défaut de l'apprécier, je voudrais que tu donne au moins le change, surtout si il y a du monde autour… S’il te plait…

Je ne le lui ordonne pas… Je lui demande… Gentillement. Je ne me suis pas énervée. Je me suis contenter de lui expliquer et de lui demander. Qu’elle ne le cache pas face à moi est une chose. Mais Je voudrait qu’elle donne le change à partir du moment où quelqu’un est là, peu importe qui. JE lève les yeux au ciel et ajoute

Et avant que tu ne te pose la question, non je ne l’ai jamais mise dans mon lit. Elle est d’ailleur encore vierge si cela t'intéresse tant…

J’agite vaguement la main, la renvoyant dans le bureau et replonge dans mes mails en silence. J’en ai un bon nombre à traiter, n’ayant pas mis le nez dedans depuis deux ou trois jours maintenant. Je la laisse faire ce qu’elle veut, même si je ne la perd jamais vraiment, grâce aux différents sons. Je la laisse faire ce qu’elle veut lorsqu’elle va pour prendre le téléphone. Je ne réagis même pas, occuper un rédiger un mail. Elle se dirige ensuite vers les livres, explorant la partie de la bibliothèque ou son ranger les livres ramener de chez mon père et qu’elle doit sûrement connaître et reconnaître. Je la laisse faire sans rien dire. Je ne la regarde même pas, occupé à répondre à un mail me disant qu’une famille à tenter de cacher son enfant. Il va falloir que je marque le coup pour qu’ils comprennent que faire se genre ne leur apportera rien de bon.

Alors que je suis occupé à réfléchir à ce problème, le rythme cardiaque de ma petite fleur à un raté. Inquiet, je relève la tête et l’observe, prêt à bondir pour la rejoindre. Elle est suffisamment blesser comme ça, je ne veux pas en rajouter. Mais elle est encore debout, face aux livres. Et puisqu’elle ne semble pas s’effondrer sur place, j’en conclu qu’elle a eu un moment de fatigue… Surement… Je replonge dans mes mails, et mon soucis actuel. MAis je n’ai pas le temps de réfléchir plus que quelqu’un frappe à la porte. Je relève la tête, prêt à renvoyer celui ou celle qui vient me déranger. Mais c’est sans compter sur elle. Elle ouvre la porte, récupère ce qu’elle à du commander plus tôt et la referme aussi sec avant de m’offrir un grand sourire. Je fronce les sourcils, persuadé qu’elle l’a fait exprès. Mais je ne dit rien et retourne à mon problème.

Je cherche à le solutionner. Finalement j’opte pour une séparation de la famille. Le père va se retrouver au nord du pays. La mère au sud. Et les enfants sont répartie entre les différentes institutions. Les plus vieux en internat. Et ceux qui ont moins de six ans dans des familles volontaires, qui voient ainsi leurs avantages augmenter tant que les enfants sont là, comme s'il s'agissait des leurs. Puis j’enchaîne sur d’autres messages, plus ou moins banale, me racontant les différents événement. Une grossesse par là. Une naissance par ici… Un nouveau couple là bas…

Je pars ensuite sur de la comptabilité. Pour créer les serre pour mon projet de fleur, j’ai besoin d’argent. Et ça ne se trouve pas comme ca. Heureusement, je ne suis pas en manque. Je pourrais lancer la construction dès que les étables pour les vaches seront fini. Il faut d’ailleur que j’aille voir ou ca en ai… On verra ca dans la nuit si j’ai du temps.

Alors que je réfléchis à l’emplacement des futures serres, un livre, ouvert, se pose sur mes plans. Je grogne un peu et m'apprête à envoyer bouler Angélique, lorsque mes yeux accrochent une phrase qui attire mon attention. J’attrape aussitôt le livre et observe sa couverture. Je remarque aussitôt qu’il s’agit d’un livre de mon père que je n’ai pas eu le temps de lire. Je fronce les sourcils et le feuillette rapidement avant de revenir à la page qu’elle m’a donné, non sans lui avoir jeté un coup d’oeil à la fois intrigué par le livre et pas vraiment ravis d’être interrompu dans mon travail pour la énième fois.

Je commence à lire les premières lignes. Mais rapidement je comprend qu’il va me falloir un moment. Je repose donc le livre, en prenant soin de marquer la page. Je range mes papiers et ferme mon ordinateur avant de reprendre le livre. Je me lève et je vais m’assoir dans le canapé. Je me met à observer attentivement la première de couverture ayant du mal à croire que mon père tenait un livre semblable à un journal intime quelque part. Je la regarde alors qu’elle est toujours debout et j’agite un peu la main

Allume un feu veux tu? Et vient t’assoir ensuite

Puis sans plus vraiment faire attention à elle, je commence à lire. Je lis en diagonale les première pages, me promettant d’y revenir. Jusqu’à arriver à la page qui m'intéresse. Celle qu’elle m’a donné. Je lis attentivement ce qu’il s’y trouve alors que le crépitement de la cheminée se met à retentir dans la pièce. Je relis plusieurs fois la double page. Sur le coup, j’ai un peu de mal à tout comprendre. Les yeux dans le vague, un souvenir me revient.

Ce jour là, j’ai trouver la petite dernière de la famille Torque endormis dans une botte de foin sur mon domaine. Avec un de ses cousins. Je me suis contenter de la réveiller et de la renvoyer. Une heure plus tard, je suis sur le domaine de mon père. Je veux être sur qu’elle est bien rentrée. Et en profiter pour voir mon père aussi.

Je la vois de loin dans la cours. Puis je rejoint mon père. On discute devant un bon feu de cheminée et, sans que je sache comment, il en est venue à se plaindre de la petite. DV… Il m’en parle souvent et je ne comprend pas pourquoi elle peut tant l'intéressé alors que ce n'est qu’une enfant encore… Et à chaque fois qu’il en parle, c’est pour se plaindre. Pour ma part je n’y vois pas de vrai bêtise. Seulement les facétie d’une enfant. Alors je fini par lâcher quelque chose qui me trotte en tête depuis un moment

Si elle te pose tant de problème, je peux t’en débarrasser et la prendre à mon service…
Quoi??!! C’est absolument hors de question ! Elle reste ici, avec sa famille! Elle est bien trop importante !
Mais enfin père… Elle n’a rien d’important. Ce n’est qu’une enfant et elle est loin d’être unique… Elle a… quoi ? sept soeurs?
Non neuf… En tout elles sont dix… Mais ca ne change rien, elle reste ici! Elle est trop précieuse! Et je ne veux plus t’entendre dire de pareille chose, c’est compris??!!

Je ne vais pas vraiment chercher plus loin. Même si je ne comprend pas pourquoi elle est si importante. Il semble comprendre que j’abandonne l’idée et finit par se calmer

Dit moi.. Pourquoi voudrais tu t'encombrer d’une gamine pareille? Pourquoi me proposer cela?

Je hausse les épaules et vide ma coupe de sang, faisant signe à la servante qui est la de la remplir à nouveau. Je la regarde faire en silence, avant de lever les yeux vers mon père. Je le fixe un moment et je fini par souffler, la voix presque éteinte

Elle ressemble tellement à Edward… Les mêmes mimiques… Les mêmes yeux… Et pourtant il y à tellement d’années entre les deux…

Mon père semble tiqué en entendant cela. Avant de secouer la main

Je n’ai jamais compris ton attachement pour cet humain.. Au début, pourquoi pas… MAis maintenant… Après autant de temps? C’est absurde… Ce n’était qu’un humain après tout…

Je hausse les épaules. Cette fois je ne lui répond pas. Je ne suis pas d’accord avec lui et je ne veux pas me disputer avec lui. Je ne veux plus. Une fois suffit. Je fini ma coupe puis me lève pour prendre congé.


Figer dans mon souvenir, je n’ai pas bougé d’un pouce. Pas même pour respirer. Mais je fini par relève la tête. Je regarde le feu sans vraiment le voir alors qu’un murmure m’échappe sans que j’y prenne garde

Cela explique beaucoup de chose….

Je reste silencieux encore quelques longues secondes. Et je fini par tourner la tête. Je la regarde alors qu’elle s'est assise à l’autre bout du canapé en train de fixer le sol. Visiblement elle est mal à l’aise. JE dois avouer que mon premier réflexe et de m'énerver. Mon aura se développe autour de moi, assez noir. Sur le coup je n’arrive pas à me contrôler. Mais… Même si elle ne peut pas le savoir, ce n’est pas contre elle. Mais plutôt contre mon père. Et contre moi. Pourquoi je n’ai pas compris avant? Pourquoi je n’ai pas réalisé que quand il parlait de quelque chose de spéciale, il ne disait pas ca juste pour m'empêcher de la réclamer? Il savait que je ferait tout pour la récupérer tant elle me fait penser à Edward. Mais en me disant ca, il me couper. Jamais je n’aurai essayer de lui enlever si il y tenait autant qu’il en avait l’air. Et pourtant… Pourtant… Pour moi ce ne sont que des affabulations…

Que les choses soient claire, je ne dit pas qu’il a tord… Mais si elle était si précieuse à ses yeux, pourquoi l’avoir traité comme il l'a fait? pourquoi l’avoir violée? Pourquoi avoir obligé ses parents à la tenir? Si elle est si précieuse, pourquoi avoir fait ca? Pourquoi l’avoir brisé comme cela? Je ne comprend pas et cela me met en rage. Je laisse tomber le livre au sol et me lève. Je me met à tourner en rond dans le bureau. Je suis incapable de me retenir. J’enrage. Contre mon père. Et c’est la première fois que je suis autant en colère contre lui. Une colère que je n’arrive pas à contenir. Ce qui me fait enrager encore plus… Un véritable cercle vicieux… Il faut que je me calme. JE n’arrive plus à réfléchir et je pourrais faire quelque chose que je vais regretter ensuite…

Brusquement, mon poing s’abat sur le bureau. Un bureau en chêne massif. Qui pourtant se fracasse en deux sous l’impact, envoyant au sol tout mes papiers et mon ordinateur qui explose au passage également. En une seconde, je suis devant la porte du bureau. Un coup de poing et elle explose elle aussi au milieu du couloir. Je reste là. Légèrement plus calme. Il ne faut que quelques secondes pour que les domestiques arrivent à cause du bruit qui à dû retentir dans tout le château. Je n’ai pas besoin de parler. D’un regard, ils comprennent et se mettent aussitôt à nettoyer les dégât autant que possible. Mais… Il y a trop de monde pour moi maintenant.

Je reviens vers le canapé. Je récupère le livre et regarde Angélique. Quelque soit la réaction qu’elle a pu avoir suite à mon accès de colère, je me rapproche d’elle. Je lui met le livre entre les mains. Je ne lui laisse pas le choix. Tout comme je ne lui laisse pas le choix lorsque je tend les mains vers elle. Une main se glisse dans son dos et l’autre sous ses genoux. Je la soulève tout en douceur, comme si j’avais peur de l'abîmer. Cela contraste avec la violence dont j’ai pu faire preuve quelques minutes avant. Mais peu m’importe. Je la sers contre moi et me dirige vers les chambre. J’hésite une seconde entre les mienne et la sienne, mais je fini par pousser la porte de sa propre chambre du bout du pied. Je la dépose sur le lit et je reste à genoux à côté d’elle. Je fini par me réveiller de cette torpeur qui m’a envahis. JE me redresse. JE me penche au dessus d’elle et sans lui demander, je viens l’embrasser. Tout en douceur cette fois. Je demande la permission d'accéder à sa bouche. Si elle me l’accorde, je ne me fait pas prier pour aller plus loin. Sinon, le baiser reste assez chaste avant que je ne me redresse. Je recule ensuite de quelques pas, ignorant le livre qui a atterri je ne sais pas trop ou.

S’il te plait… Change toi… on va sortir à cheval…

Comme la fois précédente, je reste dans la pièce. Mais je ne l'empêche pas de se changer dans la salle de bain si elle le souhaite. Je la laisse entièrement libre de choisir sa tenue. Puis lorsqu’elle est prête, je la guide vers l'extérieur du château. Je demande à ce qu’on me selle deux montures. J’attend dans la cours en silence. Il ne faut pas longtemps pour que les deux chevaux nous soit présenté. J’attrape les rênes de la petite juments pour la laisser monter en toute tranquillité avant de me hisser sur le dos de mon étalon. Deux montures à la robe argenté, l’un plus costaud que l’autre.

Je le talonne et c’est au trot que je sort de la cours du château. Je ne doute pas qu’elle me suive. Et si elle tente de partir, je pourrais facilement la rattrapé. Ou épuiser son cheval de façon à ce qu’il s’effondre sous son poids. Mais je n’escompte pas en arriver là. On avance sur les sentier. Je veux rejoindre le lac qui est sur mon domaine. Une petite demis heure à cheval et nous voilà arriver. Je descend de ma monture. Bien dresser, je me contente de faire passer les rênes par dessus son encolure. JE sais qu’il ne bougera pas. Je fait signe à Angélique de me suivre, et je m'assois au bord du lac. Je profite du silence, ayant besoin de calme. Je tapote le sol à côté de moi pour lui demander de venir ici elle aussi. Mais cela ne me convient pas, alors je fini par l’enlacer et la ramener sur mes genoux, Je niche mon visage dans ses cheveux et un murmure m’échappe

Pardon

Je n’ajoute rien de plus. Je ne précise rien. Je me contente de la serrer contre moi, voulant sentir son corps contre le mien et de respirer son odeur. Cela m'apaise et, encore crisper quelques minutes auparavant, je me détend petit à petit.
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Angelique Torque
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MessageSujet: Re: Retour à la maison [PV Angélique; Conrad] Hier à 6:07
Le méchant vampire s'était montré plutôt sage depuis un moment, même s'il lui parlait comme si elle n'était qu'un animal à promener, lui donnant des directions à suivre sagement alors qu'il pourrait très bien se placer à côté d'elle et lui montrer le chemin. Mais non, les choses ne pouvaient être simples lorsqu'il était question de vampire et ce n'était que davantage le cas lorsque Conrad était dans l'équation. Quelques angles plus tard elle se retrouvait dans son bureau, quelques indications plus tard comme on le ferait avec une enfant, elle était libre d'agir du moment qu'elle demeurait dans le bureau et se faisait assez discrète. Bien entendu, Angélique avait alors décidé de faire tout le contraire, elle se retrouvait devant le bureau, faisant remarquer sa présence pour finalement prendre la parole et répondre à sa demande donnée un peu plus tôt.

Angélique pensait avoir raison sur toute la ligne, pensait qu'il n'y avait aucune excuse pouvant expliquer, autoriser et qu'importait la situation elle était maudite pour avoir décidé de devenir une esclave de cette façon. Pourtant, elle n'avait pas prévu cela, lorsqu'elle répondait à la courbette de Conrad par un léger sourire, elle le perdait aussitôt lorsqu'il lui révélait son histoire, enfin, une partie. Elle baissait un peu les yeux, pour le coup elle culpabilisait tout de même un peu, elle avait été un peu dure avec elle et elle le réalisait encore davantage lorsqu'il lui révélait qu'elle était stérile. Elle ne pouvait donc condamner aucune descendance à l'esclavage, elle avait tort sur toute la ligne la concernant, les autres oui, mais pas elle et cela la chagrinait, pauvre petite se disait-elle, même si dans ce monde cela était peut-être une bonne chose. Angélique écoutait avec les yeux baissés, se mordillant la lèvre pour dissimuler la gêne et ne la relevait que lorsqu'elle l'entendait dire le mot magique. Sur le moment, elle n'en croyait pas ses oreilles, il en arrivait à dire une telle chose pour une esclave, il y avait bien des fois où Conrad agissait d'une façon si bizarre, comme si ses émotions agissaient sur lui d'une façon bien plus importante que chez les autres vampires. Le fait de presque élever cette petite, qu'elle lui soit fidèle et entièrement dévouée. Cela était suffisant pour éveiller chez lui cet instinct protecteur qu'il savait avoir par moments. Elle le regardait à nouveau lorsqu'il leva les yeux au ciel, sur le moment elle ne comprenait pas pourquoi, puis il ajoutait qu'il ne l'avait jamais mise dans son lit et qu'elle était vierge. Il insinuait même que cela importait quelque chose à Angélique, hors, elle se fichait pas mal de cela, en fait, elle découvrait que c'était justement tout l'inverse. S'il le précisait, c'était pour lui, comme le ferait un couple, l'homme rassurant sa femme qu'il ne la trompait, ou lui-même qui était amoureux, assurant à celle qu'il aimait, alors qu'elle était censée tout ignorer, qu'il ne voyait personne.

Cette dernière phrase avait le mérite de confirmer ce qu'elle croyait, Conrad était vraiment coincé lorsqu'il était question de ses sentiments, incapable de réguler correctement, cherchant une chose qu'il ne pouvait obtenir pour la simple raison qu'on lui avait appris qu'une telle chose ne s'obtenait pas d'une esclave. Cette fois, elle ne pouvait donner tort à Armand, s'il cherchait de l'amour ce n'était pas avec une esclave qui la trouverait, enfin, c'était un coup à finir brisé et vu l'éternité qui se trouvait devant lui cela pouvait rapidement devenir horrible. De la main il la renvoyait et elle ne se faisait pas prier. Du coin des yeux elle faisait comme Conrad, elle observait ce qu'il faisait et à première vue il semblait bien concentré dans son travail, toujours aussi sérieux d'après ce qu'elle voyait. Lorsqu'elle avait manqué un battement, elle remarquait de suite que le vampire était près d'intervenir, si attentionné à sa manière, si seulement il était capable de s'oublier lui et de lui donner ce qu'elle désirait, la liberté. Elle savait que cela lui serait impossible, il ne voulait pas la perdre, l'avoir loin de lui, maintenant Angélique en était certaine et elle comprenait que ses chaînes ne disparaîtraient jamais. Elles changeraient de forme, de longueur, mais au final elles seraient toujours présentes et à jamais. Angélique tentait d'agir normalement ensuite malgré le choc de découvrir ce livre ici et le vampire ne voyait que du feu visiblement. Elle ne récoltait qu'un froncement de sourcils lorsqu'elle claquait la porte au nez de la domestique qui n'était pas Rose.

Après un interminable débat interne, Angélique prenait son courage à deux mains, elle avait peur, mais savait qu'au final c'était là la meilleure chose à faire et qu'avec un peu de chance il ne s'énerverait pas de trop. Elle revint au bureau une nouvelle fois pour déposer le livre ouvert sous les yeux du vampire en plein travail, un grognement en réponse et alors qu'il s'apprêtait à la renvoyer il s'arrêtait dans son geste. Il attrape le livre et commence à l'examiner, voilà, le processus était lancé. Elle ne pourrait dès lors plus l'arrêter, changer d'avis, cela lui était impossible, elle retournait s'asseoir sur le canapé, les yeux baissés elle n'osait croiser son regard de peur d'y lire la colère. Finalement, sa tentative de mettre de la distance entre eux n'avait pas été un franc succès, elle avait été rejointe par le vampire, celui-ci prenait place sur le même canapé qu'elle avant de lui demander d'allumer un feu et de le rejoindre ensuite. Sans un mot, oubliant la formulation plutôt douce qu'il avait eue malgré des gestes de la main insultants, elle se relevait et allumait un feu. Ce n'était pas bien compliqué, elle utilisait la tige de métal prévu à cet effet, déplaçait un peu les braises et le bois avant de rajouter quelques bûches. Un peu de combustible pour aider à prendre, puis une allumette lancée à l'intérieur. Les flammes grandissaient rapidement, mais ne prenaient pas trop d'ampleur, elle n'allait pas s'en plaindre, la chaleur lui était agréable et la rassurait un peu.

Angélique prenait ensuite place au côté de Conrad, naturellement elle avait choisi de prendre la place la plus éloignée de lui, totalement à l'autre bout du canapé. Elle baissait les yeux, se faisait littéralement toute petite, ne voulant pas être la cible de sa colère grandissante. Elle pouvait la percevoir, puis finalement il redressait la tête après une période qu'il lui semblait être une éternité. Angélique était incapable de penser, elle se l'interdisait même, dans cette situation elle savait qu'elle ne verrait que du noir, enfonçant alors la détresse dans laquelle elle avait déjà un pied. Fixant les flammes, Conrad murmurait quelques mots qui montraient qu'il avait compris, qu'il comprenait à présent plein de choses et elle savait exactement de quoi il parlait. Pourquoi son père ne s'était jamais décidé à agir comme il l'aurait fait avec une autre la concernant. Pourquoi elle avait toujours été particulière, pourquoi n'était plus le mot du jour, enfin il comprenait et les conséquences n'avaient pas pris longtemps pour se manifester. Malgré le feu, elle ne sentait pas tant sa chaleur, un frisson dans le dos, une tension impossible à expliquer. Elle savait ce que tout cela signifiait, rien de réellement perceptible pour un humain, mais on lui avait appris à être sensible à ses choses-là et naturellement ses mains s'accrochèrent à ses coudes pour se réchauffer, pour se protéger. Le livre tomba sur le sol alors qu'il se relevait, elle sursautait légèrement, son corps s'était habitué à l'absence de mouvement de la part du vampire et elle voyait à quel point il était énervé.

Pourtant, elle s'y était attendu, savait ce qu'il allait arriver, pourquoi être surprise dans ce cas ? Peut-être, parce que Conrad ne s'énervait jamais ainsi, pas aussi ouvertement, cela se voyait dans ses yeux, s'entendait dans ses grognements, mais il n'était pas physiquement actif comme actuellement. Il bouillonnait et elle le voyait, allant à son bureau, elle ne savait pas pourquoi, sur le moment sa seule théorie était qu'il voulait mettre de la distance avec elle. Possible qu'il ne voulait pas agir sous l'effet de la colère contre elle, mais cela voulait aussi dire qu'il était énervé contre elle et si au début elle pouvait rester sagement assise à paniquer lentement. Lorsqu'il explosait son bureau s'était là largement au-dessus de ses limites et elle se relevait pour prendre encore plus de distance. Elle savait que cela était inutile, lui montrer de la peur n'était pas la solution, un prédateur voit sa rage nourrie par la peur de son gibier. Rapidement il se retrouvait devant la porte et la faisait exploser à son tour. Angélique quittait le coin de pièce et se rendait au milieu du bureau, debout, mains jointes devant elle et visage baissé. Peur elle avait, elle l'étouffait autant qu'il était possible de le faire, si la peur d'être touché, violé, pouvait la paralyser et la pousser à pleurer comme une enfant sans défense. C'était bien différent lorsqu'il n'était pas question de cela, des colères de vampire elles en avaient vu plein et peut-être trop souvent dirigé vers elle. Combien de fois Armand était-il devenu fou de rage devant elle, l'avait frappé, tabassé ? Elle ne les comptait même plus, toute sa vie en fait, elle n'avait jamais arrêté de s'opposer à lui et n'avait cessé d'être puni. Un jour il avait simplement brisé toutes les limites de moralité.

Angélique était consciente qu'il n'allait pas tarder à se tourner vers elle, il s'était figé devant la porte après l'avoir détruite et finalement il se retournait. Les esclaves s'activaient à ranger le bazar qu'il avait causé et elle savait déjà que le nombre était trop important pour lui. La colère donnait un coup de sang au vampire, le poussant à devenir plus bestial qu'humain et la soif de sang avec tant de monde autour d'eux ne rendait pas du tout la tâche facile. L'instant de préservation de Conrad prenait le dessus, mais il était plus vampire qu'il ne l'était d'ordinaire et moins humain. Il approchait, collait le livre dans ses mains et l'emportait. Étrangement, elle s'attendait à plus de violence, mais cette douceur excessive  traduisait que sa colère était loin d'être dissipé, il avait peur de la briser, c'était qu'il se sentait encore explosif. Collé contre lui, contre la froideur de son corps, cette froideur qu'elle ne ressentait pourtant pas dans ses mains délicates, elle n'était pas à l'aise, toute cette colère et cette proximité. Angélique aurait pu commencer à trembler, si elle pouvait supporter la colère, elle ne pouvait la supporter avec une telle proximité, pourtant elle parvint à retenir ses tremblements. Finalement, elle se retrouvait sur son lit, enfin, le lit dans la chambre qu'on lui avait attribuée, si d'ordinaire se retrouver dans sa chambre personnelle pouvait rassurer, c'était tout l'inverse pour elle et même très inquiétant. Sa respiration s'était accéléré une fois dans le lit, à sa merci, à la merci de sa colère et de ses désirs. Il s'était pourtant figé ensuite, à genoux à côté d'elle son corps ne faisait plus un mouvement, mais cela ne la rassurait pas, au contraire, elle ignorait ce qui allait se passer et elle voulait clairement quitter ce lit de malheur.

Cependant, à peine avait-elle amorcé un mouvement pour quitter son confort qu'elle se retrouvait avec le vampire presque sur elle, là elle paniquait et ses lèvres venant aux contacts des siennes n'arrangèrent rien. Elle avait peur, c'était plus fort qu'elle, pas avec cette colère, pas dans cette position, pas dans cet état, dans d'autre circonstances elle aurait peut-être pu se faire violence pour l'accepter, mais là, impossible. Elle se débattait, malgré la douceur de son geste, c'était trop pour elle, elle refusa clairement qu'il aille plus loin et il se redressait puis remit de la distance entre eux. Angélique respirait très fort, son cœur battait à tout rompre et ses yeux étaient envahis de larmes sans pour autant couler. Virant légèrement aux rouges, pourtant elle ne se laissait pas aller au point de leur accorder le droit de couler et elle faisait son possible pour se focaliser sur ses mots. Il voulait qu'elle se change et lui précisait qu'ils allaient sortir à cheval. C'était radical, la respiration se calmait d'un coup, son cœur reprit un rythme normal et le changement avait été si flagrant qu'il était évident qu'un entraînement poussé était derrière cela. Cependant, cela montrait aussi à quel point il venait de jouer avec sa phobie, sa terreur, le simple fait d'être certain qu'il n'allait pas abuser d'elle avait suffi  à dissiper toute la peur.

Angélique ne le faisait pas attendre, elle se redressait, rejoignait l'armoire pour en sortir des vêtements comme si elle connaissait déjà exactement tous les choix qu'elle avait en sa disposition. Un coup d'œil lui avait été suffisant et elle l'avait déjà fait avant de monter dans le bureau. Des collants noirs, une robe courte plutôt serrée sur la taille et qui montait par-dessus sa poitrine, mais s'arrêtait là. Des brassards noirs transparent par endroits montant jusqu'à son coude et le tour étaient joués. Cette fois elle ne voulait pas faire attendre le vampire et se changeait dans la chambre, mais dos à lui. Ayant déjà une culotte cela lui semblait de toute manière moins gênant  et vu les vêtements choisis elle en avait terminé rapidement. De plus, elle ne savait pas comment elle réagirait si elle s'isolait dans la salle de bain, elle risquait de laisser le faux sentiment de sécurité la rassurer et l'empêcher de ressortir. Préférant alors éviter de prendre un risque stupide, elle se changeait à côté de lui et ensuite enfilait des bottines pratiques pour l'équitation. Le tout ayant un air de déjà vu, si elle oubliait la colère qui semblait toujours encore l'habiter, elle suivait ses instructions, se laissant diriger sans le moindre commentaire quoiqu'elle déteste cela et en un éclair ils se retrouvèrent dans la cour. Le vampire faisait ce qu'il avait à faire, demandant qu'on apporte deux montures, elle demeurait silencieuse, les yeux baissés, elle ne savait pas quoi penser, ni à quoi s'attendre, ce sentiment de crainte l'habitant en permanence depuis sa montée de colère. Qu'allait-il faire une fois loin des yeux, voulait-il peut-être simplement garder son image de gentil vampire devant les domestiques et la violenter à l'extérieur ? Non, elle secouait la tête pour rejeter cette pensée, il ne lui ferait pas cela, pas ainsi, s'il le faisait c'était sur un coup de tête, une explosion de colère, sous l'effet de ses émotions qu'il ne contrôlait pas. Il ne pourrait planifier ainsi d'abuser d'elle, pas lui, pas après lui avoir promis que non.

Elle se surprenait à lui trouver des qualités, à se forcer à croire en la bonté du vampire qui pouvait en un éclair lui infliger mille tourments. Se rendait-il seulement compte de ce qu'il lui faisait endurer, là et en permanence. De la pression constante sur ses épaules, de la peur viscérale qui lui broyait l'estomac et lui donnait envie de courir à vive allure alors qu'elle savait mieux que personne à quel point elle serait rattrapée rapidement. Impossible qu'il le réalise, il ne pouvait que le voir à travers son pouvoir, le voir, mais pas le comprendre, ni réaliser réellement l'impact que cela avait sur elle. Il était le maître, il n'y avait que lui qui comptait, ou mieux dit, il ne devrait y avoir que lui, pourtant il essayait de lui donner une place quelque part dans ce grand édifice incompréhensible même pour son hôte. Les cheveux arrivèrent, il lui tenait les rênes, geste simple montrant son amour, mais qui pourtant avait un goût amer à cause de la rage dans ses yeux. Elle grimpait sans donner suite, sans un mot, dans le silence à défaut d'être calme et sereine. Il démarre au trot, elle en avait pas fait depuis quelque temps, en fait, cela remontait à un an, entre le moment où elle avait perdu le droit de quitter la demeure et celui ou elle était en fuite. Monter à cheval était devenu un lointain souvenir, hors, ses choses-là ne se perdaient pas, à peine était-elle dessus que les automatismes étaient revenus. Un murmure a l'oreille du cheval, une caresse, les bons gestes pour le diriger à la bonne vitesse, son cheval suivant presque naturellement le plus âgé  des deux qui talonnaient devant eux.

Fuir à vive allure sur les chantiers d'Irlande, un domaine immense à l'air pur, la nature débordante, tranchante avec celle qu'elle avait dû subir pendant des mois. C'était... Bon de revenir chez soi, c'était ce qu'elle se disait, peut-être pour la première fois depuis son départ, depuis même bien avant son départ, elle souriait largement, était contente, joyeuse en réalité. Angélique avait monté le cheval à l'amazone, en dame autrement dit et même si ce n'était pas sa position favorite, avec ses vêtements elle était la plus sûre. Elle regardait ensuite le dos du vampire, il fonçait, cherchait à rejoindre un  lieu, elle en était certaine, mais lequel, cela elle l'ignorait. Sa colère encore très présente, elle le savait sans pouvoir l'expliquer, il ne la regardait même plus, d'ordinaire régulièrement elle sentait son regard sur elle. Il l'observait si souvent, l'examinait du regard, elle pourrait même aller jusqu'à insinuer qu'il la contemplait, mais cela serait du fantasme et elle préférait ne pas aller plus en avant. Elle avait envisagé d'en profiter, tourner à une embouchure et filer à vive allure. Cependant, elle était loin d'être idiote, s'il ne la regardait pas, il savait qu'elle était là et où elle était. De plus, à quoi bon fuir, il lui suffirait de mettre pieds à terre pour la rattraper sans transpirer et elle ne donnerait pas cher de sa peau ensuite. L'idée traverse son esprit et le quittait comme il était entré, après tout, c'était inenvisageable. De plus, où voudrait-elle aller, fuir à nouveau vers le Protectorat avait été un échec et elle ne survivrait pas à nouveau à une longue traque, son corps la trahirait. Actuellement, la seule option viable qu'elle avait, était simplement d'accepter et de servir, qui pouvait savoir de quoi l'avenir était fait.

Angélique n'avait pas vu le temps passer, plongé dans la contemplation de ce paysage qu'elle croyait ne jamais revoir, perdu dans ses pensées tumultueuses qui lui montraient de vieille scène de tendresse affective avec son cousin, rien de charnel, uniquement de la tendresse l'un envers l'autre. Ils arrivèrent à un lac, elle savait bien qu'il était par ici et finalement reconnu bien l'endroit. Il s'arrêtait et mis pied-à-terre. Elle le suivait dans la foulée, monter à cheval était plaisant, mais à bonne allure pendant aussi longtemps cela devenait assez rude pour le corps et elle était loin d'être au sommet de sa forme. Cependant, l'air frais lui faisait un bien fou, elle allait repartir dans ses pensées lorsqu'elle vit Conrad tapoter la place à côté de lui et elle préférait ne pas le faire attendre. S'installant à côté de lui, ni trop loin, ni trop près, tout juste suffisamment pour qu'il puisse la toucher et il ne perdait pas de temps pour cela. En un instant elle se retrouvait attirée contre lui, elle ignorait comment réagir, ce qu'il attendait d'elle, ni même le vrai but de son geste. Angélique avait fini sur ses genoux, elle se sentait devenir une enfant dans cette position, mais cela ne dura pas longtemps, l'impression disparaissait en même temps qu'elle sentait son visage se nicher contre ses cheveux. D'abord un peu crispé, elle entendait le murmure et ne pouvait que légèrement sourire.

Si nerveuse elle l'avait été, elle ne l'était plus dès à présent, il s'excusait, pourquoi elle l'ignorait, cela pouvait être pour la rage qu'elle avait dû voir, pour ses réactions, ce qu'il lui avait fait auparavant, il y avait bien des choses pouvant être visé. Pourtant, en réalité, elle en avait rien à faire du pourquoi, sans comprendre pourquoi une telle détresse semblait l'accabler, elle décidait de pour une fois lui être agréable. L'étreinte était forte, il n'était pas décidé à la relâcher, comme s'il croyait qu'elle allait s'enfuir dès lors qu'il relâcherait sa garde. Elle décidait alors de tenter de se tourner, si elle ne pouvait pas le faire lâcher pour prendre une position plus adaptée, alors le ferait simplement détendre ses bras, juste ce qu'il fallait pour pivoter. Angélique faisait presque un tour complet et se retrouvait face à Conrad. Elle ne le repoussait nullement, au contraire, ses bras passèrent par-dessus les épaules du vampire, sa main passait dans ses cheveux et attirait son visage contre sa poitrine. La Torque consolait le vampire, Angélique consolait le méchant vampire, cherchant peut-être à retrouver le gentil, lui montrer ce qu'elle avait attendu de lui à l'époque et cela sans lui faire le reproche. Oui, c'était tout ce qu'elle avait désiré de lui, après avoir eu la peur de sa vie, après avoir tué, il l'avait trouvé, l'avait emporté et elle n'attendait de lui que la douceur d'un homme. Aucune passion, aucune colère, aucun acte demandant un effort incommensurable. Rien de tout cela, simplement une étreinte douce et pleine de compassion.

Tu vois, ce n'était pas si dur que ça et cela aurait changé ma vie à jamais.

Une esclave n'aurait pas osé faire cela, pas dans ce royaume, mais elle n'était pas une esclave, elle ne le serait jamais, si elle devait le devenir, elle ne serait plus DV et elle ne réapparaîtrait plus jamais. Pourtant, là c'était elle, cela ne pouvait n'être qu'elle, une étreinte douce, une caresse dans ses cheveux succédant à la précédente et ainsi de suite.

Pourquoi je l'aide ?

Il était si méchant par moments, lui parlait comme si elle n'était qu'un animal à qui on donne la route à suivre, un geste de la main pour la faire partir, venir, c'était ce qu'il venait de faire en plus, tapoter la place à côté de lui comme elle l'aurait fait pour appeler son chien et elle pouvait continuer longtemps ainsi. Sa détresse ? Et elle ? Il ne souffrait pas à côté d'elle, mais qu'en savait-elle ? Elle croyait savoir pour Rose, pourtant avait tort, alors qu'en était-il de lui, de Conrad, souffrait-il ? À sa façon sûrement, peut-être qu'elle était cette souffrance, un désir impossible, une envie inconnue et savoir qu'il avait jeté celle qu'il aimait dans les bras de son violeur. Son geste l'avait entraîné dans son enfer, l'avait enfermé dans une vie de peur au vu du destin qui serait le sien. Oui, il avait de bonnes raisons de souffrir et elle de le détester. Pourtant, elle le serrait à présent contre elle, Angélique ne voulait même plus le laissé partir, mais elle ignorait pourquoi, pourquoi ne plus le lâcher, le garder encore et encore ainsi. Elle qui ne voulait pas qu'on la touche, qu'il s'approche de trop, à présent interdisait, imposait son désir qu'il reste blotti contre elle.

Pourquoi je l'aide ? Pourquoi je ne lâche pas ? Pourquoi je le garde ? Pourquoi je pleure ?

Elle versait les larmes qu'elle avait gardées avant, qu'elle avait retenues contre vent et marrées dans la chambre. Mais elle faisait quoi là ? Dans cet endroit loin de tout, seul avec le vampire qui la hantait durant des mois et toujours encore.

Il n'est pas le vampire qui me hante la nuit, il n'est que celui qui me protège et qui... M'aime.

Aimer, en fin de compte, c'était peut-être tout ce qu'elle avait toujours voulu, de l'amour. Ses parents ne pouvaient en donner, ce n'était pas dans leur droit, ils ne pouvaient qu'en donner de petits signes en faisant attention que personne ne les voie faire. Alors de qui cherchait-elle de l'amour, dans le fond, c'était évident, elle voulait l'amour d'Armand, qu'il la voit enfin pour ce qu'elle était et non pour ce qu'il voulait qu'elle devienne. Dès qu'il avait vu ses yeux, plus d'amour, plus rien, uniquement la possession et la réduction à un simple sors. Une destinée, rien d'autre, elle deviendrait une dévote, mais elle n'était plus rien d'autre, dévote, dévote, dévote et c'était tout ce qui la définissait. C'était pour cela qu'elle s'était tournée vers lui, vers Conrad, il était devenu le gentil vampire, parce que lui ne savait pas, il ignorait tout cela et lorsqu'il la regardait, il ne voyait pas un avenir, mais un passé. Elle ressemblait à son ami mort y a des siècles, elle ne voyait pas en cela la volonté de le retrouver, non, ce n'était pas cela et maintenant elle comprenait. Il était seul, c'était peut-être le destin de bien des vampires qui vivaient comme lui isolé. Angélique essuyait ses larmes, se calmant lentement de toutes ses émotions qui venaient de la traverser, pour le pouvoir de Conrad cela avait dû être un véritable festival de lumière.

Pourquoi je l'aide ? Parce que je le veux.

Un large sourire courbait ses lèvres closes, son cœur battant fort, mais sans être particulièrement rapide, sa respiration calme, apaisé, c'était comme si elle cherchait à lui transmettre tout cela. Il ne lui avait pas donné la parole, mais elle en avait que faire, il ne lui avait après tout pas autorisé non plus à l'enlacer et pourtant c'était déjà ce qu'elle faisait :

- T'en fais pas, c'est oublié... Je suis désolée  de ne pas te l'avoir dit plus tôt.

Si elle sentait qu'il allait mieux, l'élan qui lui avait donné le courage d'agir ainsi disparaîtrait et elle cherchera à remettre de la distance entre eux. Angélique reculerait lentement, échangeant la panique avec le calme et cherchant à se relever sur ses jambes pour faire face au lac. Beaucoup de choses venaient de se produire et elle ignorait toujours encore ce qu'il comptait faire d'elle maintenant qu'il savait. Si elle parvenait à se lever, elle croiserait les bras debout face au lac, sinon, elle essaierait au moins de se mettre de nouveau dos à lui, mais ne serait clairement pas à l'aise. Oublier sa peur un instant était une chose, dans le feu de l'action elle en avait été capable, mais c'était trop lui demander de poursuivre sur cette voie aussi vite. Elle ne posait pas la question, elle savait qu'il reconnaîtrait son état, l'ignorance était une chose qui la bouleversait facilement et qu'elle n'attendait que des réponses, toujours la même....

Quel sera mon avenir ?
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Retour à la maison [PV Angélique; Conrad]

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