VAMPIRES' KINGDOM
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Vampires : 24
Esclaves : 21
Résidents : 2
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Becky Dodgson

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Becky Dodgson
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MessageSujet: Becky Dodgson Lun 8 Jan 2018 - 0:57



Becky Dodgson


So much to learn, lucky me I have all eternity to learn everything


Nom : Dodgson
Prénom : Becky
Date de naissance humaine : 17 mars 1998
Date de naissance vampirique : 6 octobre 2027
Age vampirique : 3 mois
Situation familiale : Célibataire
Orientation sexuelle : Lesbienne
Particularités : Une rose noire tatouée à l'intérieur de son avant-bras gauche, une cicatrice à l'épaule gauche
Qualités : Observatrice ○ Maître d'elle-même ○ Digne de confiance
Défauts : Bagarreuse ○ Perdue ○ Rebelle
Groupe : Vampires
Puissance choisie : ○ Protectorat
Avatar : Camille Rowe

Vos pouvoirs

- Le premier pouvoir hérité de son maître lui permet d'utiliser sa voix pour créer ou exacerber des émotions et sentiments chez ceux qui l'entendent. Cela peut aller d'une parole rassurante qui saura remettre le plus déprimé sur pied à donner des pensées impures à une autre. Malheureusement ce pouvoir s'applique à tous ceux qui viennent à l'entendre, difficile donc de l'utiliser dans un lieu trop public. Evidemment il faut que la victime entende la voix de Becks pour que cela fonctionne et si le pouvoir fonctionne parfaitement sur les humains, il est sans effet sur les vampires.
A l'heure actuelle le niveau de maitrise de Becky est très bas et ses dernières tentatives d'utilisation ce sont soldées par de cuisants échecs : elle a provoqué une crise de fou rire chez une esclave qu'elle voulait juste faire sourire, elle a fait d'une pieuse vierge une dévergondée en voulant juste susciter chez elle un léger intérêt pour son maître.

- Si Becky a été victime de ce pouvoir pendant son esclavage, elle ne l'a encore jamais entraîné ou testé. Ce pouvoir lui permet de bâillonner sa victime. Le bâillon n'est pas physique, il s'imprime dans l'esprit de la victime qui est alors persuadée d'être bâillonnée et agit comme si c'était le cas. Le bâillon peut varier selon les désirs de la vampire, que ça soit en taille ou en forme. Ils peuvent donner la sensation de s'enfoncer dans la bouche, d'être un anneau ou une boule plus ou moins épaisse.
Becky devait entrainer ce pouvoir au contact de son maître en revenant de son périple, elle sait ce qu'on ressent quand on en est la victime mais n'a jamais eu l'occasion d'apprendre à l'utiliser ou même de le tester.
Caractère


- Un des talents les plus utiles de Becks dans la police a toujours été d'être observatrice, un talent qui lui permet de remarquer des détails, de faire attention à ce qui l'entoure. Utile pour une policière, de premier usage pour une esclave, indispensable pour une jeune vampire souhaitant faire ses preuves.
- Ses années de formation dans la police puis son entrée dans les forces spéciales lui ont appris à rester maîtresse d'elle-même, à maitriser ses peurs et ses angoisses. Capable de devenir un véritable mur ne laissant filtrer aucune émotion. Elle a encore du mal à ne pas exploser une fois de temps en temps mais rien qu'un peu de yoga et de méditation ne puissent résoudre. Aujourd'hui ce trait de sa personne est plus important encore qu'il lui reste beaucoup à apprendre sur sa nature et pour gérer ses pulsions vampiriques.
- Si vous parvenez à vous en faire une amie, vous découvrirez bien vite que Becks est digne de confiance. Vos secrets seront ses secrets et elle les défendra avec sa vie, elle se livrera à vous en toute confiance et vous protégera avec sa vie. Inutile de vous le cacher, peu de personnes ont eu et auront cet honneur.
- Son côté ambitieux aura bien du mal à vous échapper. Pourtant à l'inverse de ces gens qui veulent toujours et encore plus de suite, Becks se donne les moyens, elle sait patienter, attendre mais surtout mériter d'avoir ce qu'elle a. Motivée à obtenir quelque chose, elle trouve toujours moyen de surmonter les obstacles sur sa route, elle l'a fait pour devenir vampire après tout.
- Extrêmement rigoureuse dans ce qu'elle entreprend, elle ne connait qu'une seule façon de faire ce qu'on lui demande : très bien. Même quand elle n'a pas envie ou qu'elle ne comprend pas pourquoi on lui demande quelque chose, elle le fera comme si elle en avait véritablement envie.
- Becks est une grande protectrice, pendant son esclavage cela lui a souvent valu des problèmes mais elle ne peut s'en empêcher, protéger les autres, les défendre, même quand ils ne le méritent pas. Cette qualité la rend parfois un peu naïve, désireuse de voir le bon même dans les pires êtres.

- Tout le monde le dit, les irlandais sont bagarreurs et la jeune femme ne déroge pas à la règle. Oui elle est capable de se maîtriser mais poussez-là trop loin dans vos provocations et vous vous rendrez bien vite compte qu'elle sait faire parler ses poings.
- Sa nature est encore très nouvelle pour elle, elle se sent encore perdue dans cette immortalité qui est la sienne. Ses pouvoirs pas encore sous contrôle, cette soif de sang qui la tiraille, les envies violentes de la bête en elle … Autant de choses qui sont bien présentes à son esprit et la font s'interroger sur elle-même, sur son avenir, sur ce qu'elle pourrait devenir.
- Une bonne flic est une flic qui sait quand elle reçoit un ordre à la con et dans le cas de la blonde ça s'est vérifié par le passé. Montrer les crocs et se faire rebelle face à ses supérieurs est dans ses habitudes. Elle ignore encore comment cela va se passer dans sa nouvelle condition mais nul doute qu'elle ne parviendra pas à rester douce et docile tout le temps.
- Si elle tente de le cacher un maximum, il lui arrive de devenir vulgaire quand elle sait qu'une situation lui échappe. Son langage devient alors particulièrement fleuri, de temps en temps il lui arrive d'être vulgaire sans véritable raison, même si elle n'aime pas ça.
- Ce défaut, la blonde ne l'a jamais considéré comme tel, ne voyant pas en quoi il pourrait s'agir d'un défaut sinon que ça peut mettre les autres mal à l'aise. En effet Becks est impudique, cela peut expliquer son amour de la lingerie fine ou sa passion pour les costumes et tenues érotiques. Quoi qu'il en soit si vous êtes prude, méfiez-vous quand même quand vous passez à l'improviste.
- Jalouse mais elle n'en est pas fière. Elle aimerait pouvoir changer cela dans son caractère encore plus que sa vulgarité mais ça fait parti d'elle. Une relation ayant terminée dans la trahison, ses premières années dans la police à voir des adultères ont encore exacerbé sa façon de ressentir cette émotion.
- Une émotion nouvelle l'habite : le sadisme, un trait de sa personnalité qui s'est développé peu après sa transformation, les premieres fois où sa faim s'exprima. Une envie brûlante de sang précédée par une envie violente de faire peur, de faire mal à l'âme malheureuse qui la laissera s'abreuver. Cette violence nouvelle n'est pas habituelle pour la blonde qui redoute ce qu'il pourrait advenir si elle ne parvenait pas à se contrôler.


Physique


Une taille moyenne d'un mètre soixante-et-onze pour un peu moins de soixante kilos font d'elle une jeune femme au corps finement musclé. Ce corps est le souvenir de son travail au sein de la police pour lequel elle pratiquait pas mal de sports mais aussi qu'elle a continué pour le plaisir de ses maîtres. Son visage est doux, des traits délicats, encadré de cheveux blonds tombant sur ses épaules. Elle met ses lèvres en valeur avec un peu de rouge à lèvres, souvent d'une couleur rose à peine plus sombre que ses lèvres. Ses yeux sont soulignés d'un trait de crayon bleu pour en rappeler la couleur et les mettre en valeur. C'est là le seul maquillage qu'elle s'autorise et jamais quand elle travaille. Becks prend toujours un grand soin à s'entretenir par le sport et un régime alimentaire équilibré, cela pour s'assurer d'être toujours en grande forme pour son travail mais aussi par envie de plaire.

Vestimentairement, elle est assez proche d'un garçon manqué, appréciant les jeans et pantalons bien plus que les robes et jupes qu'elle réservera à des occasions particulières. Les chemisiers et t-shirt ont toujours eu sa préférence, peu souvent sérieux dans le cas des t-shirts. Grande amoureuse de la marque Converse, qu'elle apprécie pour leur légèreté, leur style mais surtout parce qu'elles sont plus pratiques que les escarpins, elle est toutefois à l'aise chaussée de stilettos. Si vous parvenez à la déshabiller, vous découvrirez sa passion pour la lingerie fine qu'elle porte toujours avec un grand plaisir même si ce n'est que pour elle. Sa dernière petite amie avait découvert avec surprise sa collection de lingerie érotique, des tenues archi-sexy à la limite de l'indécence la plus totale. Ne vous arrêtez donc pas à ses airs de garçon et ses tenues discrètes, vous y perdriez.

crackle bones




Derrière l'écran
Pseudo : Mad Blood
Âge : 28 ans
Mots de passe du règlement :
Fréquence de connexion : Assez régulière
Inventé ou scénario : Inventé
Commentaires : Aucun
Voulez-vous être parrainé ? : Non merci
crackle bones


Dernière édition par Becky Dodgson le Mar 9 Jan 2018 - 11:04, édité 4 fois
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Becky Dodgson
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MessageSujet: Re: Becky Dodgson Lun 8 Jan 2018 - 0:58



Histoire




Née dans la belle ville de Manchester et fière mancunière, je suis la fille d'un ouvrier irlandais et d'une policière anglaise. Un mélange de sang dont je ne me suis jamais cachée, d'autant que le hasard a voulu s'amuser à me voir naitre le jour de la Saint-Patrick. Si mon père souhaitait ardemment avoir un fils, la joie de m'avoir moi, son enfant, ne m'a jamais fait sentir comme si j'étais indésirée. Le couple avait traversé bien des épreuves pour parvenir finalement à avoir un enfant, trop pour regretter désormais le sexe de cet enfant. Toute fille que j'étais, je n'allais pas décevoir mes parents en grandissant. Comme mon père le souhaitait j'étais une bonne élève pour ne pas finir un jour à travailler dans une usine comme lui. Il détestait son boulot mais il y était doué et n'aurait su que faire d'autre. Ma mère souhaitait me voir faire quelque chose d'utile de ma vie. Mes résultats scolaires, sans être parfaits, étaient assez bons pour m'ouvrir la voie de longues études si je le souhaitais. Travailleuse assidue mais qui ignorait bien ce qu'elle souhaitait faire quand elle serait grande. J'avais un grand sens de l'amitié, mes amis étaient mes protégés et mon côté irlandais me poussa parfois à défendre, de mes poings, un enfant se faisant chamailler par un plus grand que lui. C'est ainsi que je découvris combien cela me ravissait de défendre les autres, de prendre le parti de quelqu'un qui ne peut se défendre et de l'y aider. C'est ainsi qu'à 15 ans, j'ai su que je voulais être policière. Cela fit le bonheur de mon père mais pas de ma mère qui avait espéré me voir choisir un métier sans risque : « libraire par exemple, tu es toujours rangée et bien organisée, ça t'irait bien ça libraire, c'est sans risque. Et mon père répondait toujours avec ironie quand ma mère tentait de me vendre un métier : « Libraire ! Tu es folle ! C'est extrêmement dangereux, elle pourrait se couper sur les pages des livres ! ». En fin de compte ma mère ne fit jamais pression sur moi et à 18 ans, plutôt que de me lancer dans le longues études, j'intégrais la police.

Je n'arrivais pas la fleur au fusil pour autant, j'avais eu quelques expériences dans ma jeunesse, j'avais également acquis déjà des outils qui me seraient utiles. Mon côté bagarreur avait vu mon père m'emmener avec lui dans sa salle de sport où il pratiquait la boxe. J'ai commencé à 10 ans pour ne plus jamais arrêter ensuite, j'ai toujours été sportive, j'aimais me dépenser que ça soit à la boxe, en courant ou à la natation. A 16 ans, quand j'affirmais définitivement ma décision de devenir policière, ma mère avait décidé de m'aider à me préparer au concours d'entrée et à ce qui me serait utile dans mon futur métier. Elle avait commencé à m'apprendre tout ce qui serait important que je sache, elle le fit avec une grande objectivité, ne m'apprenant pas comment ne pas prendre de risque mais véritablement ce que j'aurai besoin de savoir. C'est aussi ainsi que j'appris à tirer même si elle dut me pousser vraiment pour les premières heures au stand de tir. Ensuite cela me devint plus naturel de m'entrainer à tirer, autant que d'aller nager quelques heures ou de monter sur un ring de boxe. J'arrivais donc avec toutes les armes le jour du concours d'entrée. Ma mère m'avait aidé à comprendre les textes de loi dont j'aurai besoin, à savoir rédiger un rapport, pour la toute première fois de ma vie j'ai brillé, survolé des examens. Et je fus reçue au centre de formation de la police. Une seule question me taraudait vraiment, devais-je parler de ma sexualité ? De toute mon enfance, j'ai toujours eu le soutien de mes parents, avec des hauts et des bas évidemment comme quand j'ai tenté de faire signer un devoir totalement raté à mes parents entre deux autres devoirs réussis. A 17 ans, j'avais organisé un petit dîner, eux, moi et ma petite amie. J'avais dit vouloir leurs présenter quelqu'un, ne sachant comment aborder mon homosexualité. Je trouvais les hommes vaguement intéressant mais ne ressentaient un véritable attrait que pour les femmes, cela depuis mes premiers intérêts amoureux. Cette fois je passais le cap, je leurs laissais savoir, amoureuse d'elle depuis un peu plus d'un an. La nouvelle leurs fit d'abord un choc qui fit planer un froid au début du dîner puis rapidement ma mère s'est détendue, devenue plus chaleureuse. Il fallut à mon père plus d'un dîner pour vraiment accepter l'idée de mon amour des femmes mais il n'a jamais tenté de me faire changer d'une façon ou d'une autre. Il n'acceptait pas mais respectait mon choix, me glissant même un jour sur le ton de l'humour que « C'est ma faute, j'ai toujours voulu un fils et voilà que tu fais de la boxe, tu aimes les armes à feu et les belles filles. ». Au sein de la police, je choisis que ma sexualité n'avait aucun intérêt réel et choisis de le garder pour moi. Cela ne regardait que moi en fin de compte.

Un an de formation plus tard, je sortais seconde de ma promotion, juste derrière Supercop. Surnom pas si affectueux que nous avions donné à un descendant de famille policière traditionnelle. Une vraie histoire à l'américaine, sa famille produisait des policiers depuis neuf générations, il en était diablement fier et devait par conséquent être le meilleur des meilleurs. Il fut donc le haut du panier tout du long même si en fin de compte il était surtout solitaire. Un super-policier, ce que l'académie de police pouvait produire de mieux mais incapable de concession et d'accepter de travailler en binôme s'il n'en était pas l'alpha et l'oméga à la fois. A l'école je l'aurai sans doute appelé un con malgré ses brillants résultats. Pouvant choisir mon affectation en deuxième, je ne manquais pas l'occasion de choisir ma ville natale sans hésiter une seule seconde. Agée de 19 ans dans une grande ville comme Manchester, j'ai commencé par manger mon lot de pain noir. Les carnets de stationnement, les intersections au feu défaillant, les enregistrements de plainte et les radars furent mon quotidien pendant deux années. J'y trouvais une certaine fierté, loin de ce que j'avais imaginé d'arrêter des criminels et autres braqueurs de banque mais enfin, j'ai quand même coursé et arrêté trois tagueurs lors de ma première année. J'ai aussi arrêté un voleur de friandises dans ma seconde année. Ce n'était pas tout à fait ce que j'avais imaginé mais je me savais encore jeune et avec le désir d'évoluer. Après deux années, j'ai finalement commencé à voir d'autres choses, ce n'était que de surveiller des scènes de crime ou de faire de la surveillance de quartier mais je m'y suis sentie de suite plus à l'aise. C'était toujours plus agréable que de devoir expliquer à monsieur Fremdley que le fait de garer sa voiture sur la place interdite, même devant sa maison, est quand même une infraction au code de la route. Commençant à découvrir un peu l'action et le feu du terrain, de tenter d'arrêter un automobiliste ivre ou de surveiller une maison en train d'être cambriolée en attendant l'arrivée des renforts, j'aimais ces moments où l'adrénaline pulsait dans mes veines. Cette chaleur intense de l'action qui se répandait dans mon corps, l'organisation nécessaire pour arrêter ces criminels en travaillant à plusieurs et sans mettre en danger les civils.

A 22 ans, je commençais à étudier de mon côté afin de passer le concours pour devenir détective. Enquêter sur les crimes, rechercher des criminels dangereux, voilà qui semblait intéressant, probablement dangereux aussi, j'y trouvais une forme d'excitation. Malgré mes efforts et toute ma volonté, je ne devins jamais détective. Une année plus tard, je passais pourtant avec brio les examens, j'étais reçue pour devenir détective, je n'avais qu'à choisir mon affectation mais je fus abordée par un homme, celui qui deviendrait mon chef d'unité au sein des Black Rose. Il recherchait une nouvelle recrue pour son unité d'élite. Sans doute avait-il compris que j'aimais l'adrénaline et le danger, que je voulais être sur le terrain, être une vraie force pour la sécurité. Il n'a pas eu besoin de plus qu'une discussion autour d'un café après un match de boxe entre lui et moi dans la salle d'entrainement du commissariat pour me convaincre de le rejoindre. Le lendemain je rejoignais les forces spéciales, je rejoignais les Black Rose. Pendant une année je ne fis que les accompagner, simple observatrice qui regardait comment ils travaillaient, s'entrainait avec eux. Une année entière sans aucune action, sans participer mais à apprendre dans des entrainements difficiles et intenses. Et puis il fut temps de sauter le pas, de passer le baptême du feu. Un braquage de banque devenu prise d'otages. Le soir nous rions autour de la table de l'italien où nous avions l'habitude d''aller manger. Ca avait été une belle réussite, tous les civils avaient été sauvés et en parfait état, aucun accroc dans nos déplacements et notre stratégie, tout s'était déroulé à merveille. Une première fois, une vraie réussite et j'avais été membre active de ce succès. J'avais 24 ans à ce moment-là, j'étais fière d'être de cette unité, j'en étais la plus jeune et je fus d'autant plus fière que plusieurs choses se passèrent ce soir-là. Mon bizutage à grand renfort d'alcool après ma première mission active avec eux, ils y découvrirent ma descente d'alcool infernale. Ils y découvrirent ma sexualité quand ils me mirent au défi d'obtenir un numéro de téléphone et que je revins non seulement avec le numéro de téléphone de la fille la plus sexy du pub où nous avions fini mais aussi avec la marque de son rouge à lèvres sur mes lèvres. Et ce fut le soir où je fis mon tatouage, celui de la rose noire de notre unité.

Les deux années suivantes passèrent bien vite et tout était pour le mieux pour notre unité. Si toutes les missions ne se passèrent pas aussi parfaitement que la première, nous rencontrions toujours du succès dans les missions qui nous étaient confiés. La seule cicatrice que je porte ne m'a même pas été faite pendant une mission mais le lendemain d'une mission. Après notre succès, il y avait eu de l'alcool, beaucoup d'alcool, le lendemain je décidais de venir avec les petits pains. Pas tout à fait réveillée et définitivement pas en état de me battre correctement j'ai quand même arrêté le braqueur au couteau de ma boulangerie habituelle. Cela s'est fait au pris d'un coup de couteau à l'épaule mais sans plus de dommage que ceux causés par sa tête s'écrasant sur la vitre du présentoir à pâtisseries qui explosa sous l'impact. C'était une belle époque, c'était il y a trois ans et cela me semble déjà si loin pourtant. Peu après mes 26 ans, j'allais être enlevée. Quand j'y repense c'est stupide, je risquais ma vie à chaque mission que les Black Rose opéraient mais c'est chez moi, tellement saoule d'une beuverie post-mission que j'allais être enlevée. Bien sûr en policière, j'avais d'abord pensé à une vengeance en raison de mon travail, j'ai pensé à un maniaque voulant simplement s'amuser, j'ai pensé à de nombreuses, très nombreuses hypothèses. A tout sauf à la possibilité que ça soit des vampires. Pour moi le surnaturel s'arrêtait à ce qu'on voyait dans les films : Ghostbusters, Casper le Fantôme, Mortal Kombat à la limite, Buffy contre les Vampires tout au plus. Et pourtant voilà ce que j'étais destinée à devenir, une esclave. Je ne vous cacherai pas avoir espéré prolonger mon séjour sans maître aussi longtemps que possible mais ça ne dura même pas deux heures après mon réveil. Malgré ma terrible gueule de bois, j'ai vite compris que ma présence n'était pas un hasard, je n'avais pas été enlevée sur un coup de tête, non c'était un coup soigneusement préparé. Je quittais bien vite ma solitude pour me retrouver au service d'un couple de vampires.

Officiellement j'étais la propriété de monsieur qui m'avait trouvée belle un soir dans un pub, je lui plaisais, il a soumis l'idée à sa dame qui a approuvé son choix et voilà comment je me retrouvais jouet de deux vampires. Si mon maître fut toujours le seul à s'abreuver de mon sang, les ordres venaient de lui comme d'elle et les punitions étaient distribués sans distinction par les deux. J'ai voulu croire au début que la vampire serait la pire des deux, par jalousie notamment, mais lui a toujours su être bien plus douloureux, violent et humiliant qu'elle. Je ne mentirai pas en disant qu'elle était une sainte, elle était juste moins cruelle que lui sans aller jusqu'à avancer qu'elle fut un jour gentille ou douce. Mes premiers mois furent difficiles, il n'y avait pas un jour où mon visage n'était pas tuméfié, pas une semaine sans que je prenne des coups, j'ai découvert le fouet mais aussi la cravache, les fers et les bâillons, j'ai découvert la soumission poussée à l'extrême de l'humiliation et de la douleur. J'ai tout enduré avec fierté, avec bravoure, avec une profonde stupidité. Pour chaque coup je serrai les dents et attendais le prochain la tête haute. C'est en apprenant d'un autre esclave, au sourire bienheureux qui me donnait envie de lui faire avaler ses dents, qu'il allait devenir dévot. C'est comme ça que j'ai compris. Jamais je ne m'en sortirai de ma façon, je devais être plus maline, plus rusée, je devais gagner la confiance de mes maîtres, leurs montrer que je suis digne de leurs attentes et m'élever. Devenir vampire ne me disait pas grand chose mais rester esclave était pire encore et puis sincèrement qui aimerait rester esclave le reste de ses jours ou jusqu'à avoir trop lassé son maître ? Non, je voulais évoluer, qu'importe le temps que ça prendrait, je deviendrai vampire à mon tour.

Il me fallut plus d'un an et demi pour rattraper les dommages faits lors de mes quatre premiers mois d'esclavage. Je ne pouvais pas montrer patte blanche du jour au lendemain alors j'ai fait ce que je devais faire. Petit  à petit, comme résignée à lutter je me suis « éteinte », je me suis enfoncée dans l'esclavage face à mes maîtres. Finalement je suis devenue la parfaite esclave, un rôle que je me suis même surprise à embrasser avec plaisir de temps à autre. Plus de coups, de très rares mais appréciables marques de douceur, il m'arrivait de me demander si évoluer serait une si bonne idée en fin de compte. Le tombeur au sourire devenu dévot était mort, j'avais appris qu'il n'avait pas été la hauteur des exigences de son maître, qu'il l'avait déçu. Je ne voulais pas laisser la peur diriger mes pensées mais je n'avais aucune idée de ce que cela impliquait d'être dévot, jusqu'à ce que mon maître me l'explique. Si j'avais du mal à digérer les attentes qu'il pourrait avoir de moi, je ne pouvais le montrer et c'est enthousiaste que j'acceptais cette offre généreuse pour laquelle je le gratifiais d'un sourire innocent en m'agenouillant aussi bas que possible à ses pieds. Commença alors le douloureux rituel de transformation. J'avais connu des souffrances dans ma vie, d'un cœur violemment brisé par la trahison d'une petite amie aux plaisirs électriques de torture de mon maître, mais rien ne comparait à ce que je ressentis pendant cette semaine de rituel. Plusieurs fois je crus mourir, plusieurs fois je me suis demandée si me laisser partir ne serait pas mieux, s'échapper de la douleur. Mais j'ai tenu bon, jusqu'au bout, jusqu'à la fin du rituel et la libération soudaine en me réveillant subitement liée à mon maître. Il ne m'avait jamais parlé de lui mais j'en avais vu tellement sur lui, sur sa vie passée, avant de devenir vampire, sur sa vie de vampire, sur les années de sa vie, sur sa compagne, jusqu'à me voir moi dans le bar, le soir où il a décidé que je serrai sienne. Tous ces souvenirs qui n'étaient pas les miens avaient rajouté à la douleur physique quand ils s'étaient imprimés dans mon esprit.

Ma vie était différente désormais, je n'étais plus juste là pour lui obéir et le servir, pour avoir confiance en lui pour ne pas trancher ma gorge. Non, maintenant je devais accomplir sa volonté, me montrer digne du cadeau qu'il m'avait accordé. Je m'en accoutumais parfaitement, c'était d'autant plus facile que j'ignorais combien mon caractère s'accorderait à celui de mon Sire. Je pouvais ressentir ses émotions mais aussi sa façon de penser, je su avant qu'il ne me le demande ce qu'il attendait de moi. Il avait des doutes sur sa femme, non sur sa fidélité mais sur ses intentions le concernant. Il la soupçonnait de souhaiter l'éliminer pour s'approprier sa fortune mais également ses propriétés, de nombreux pubs en Angleterre. J'acceptais cette mission dans l'instant, devenant alors le gardien de son sommeil, veillant sur lui tandis qu'il dormait. J'enquêtais sur son épouse, sur ses allers et venus dans la plus grande discrétion et le plus grand silence. Cela aurait dû me faire étrange après les avoir vu apparemment bien ensemble, je n'oserai risquer le terme amoureux mais semblant pourtant proche et toujours tout partager. Elle était bien plus jeune que lui, de deux ou trois siècles, mais je retrouvais de ma propre ambition en elle. Lentement mais sûrement les pièces s'assemblèrent, me prouvant que mon maître avait vu juste, qu'il avait toute raison de s'inquiéter d'elle. Elle se rendait dans ses bars pour connaître l'avis des gérants sur leur employeur, pour leurs parler d'un futur changement de gérance et s'assurer que cela ne leurs posait pas de problèmes. A ceux qui résistaient elle faisait du charme, à moins qu'ils ne disparaissent dans de tristes accidents. L'un s'est brisé la nuque dans les escaliers donnant vers la cave sur une marche en bois trop fragile, un autre dans un malheureux accident de la route.

Ma vie changea brusquement le 4 octobre 2027, il y a deux mois de ça quand la vampire décida de mettre son plan à exécution, persuadée que son amant n'entendait rien à ses plans. J'avais agis la journée dans le plus grand silence et dans la plus grande discrétion pour ne pas qu'elle se doute de quoi que ce soit de l'enquête que je menais. Elle avait mis son temps pour préparer, une année de préparatifs pour être sûre de ne pas échouer. Il n'y avait qu'une donnée qu'elle n'avait pas pris en compte, l'humaine endormie sur une chaise aux côtés de son bien-aimé. J'étais au programme de ses éliminations et je le savais, je devais être l'alibi de celle qui me faisait encore l'appeler Maîtresse alors que j'appelais mon véritable Maître « Sire » ou même « Monsieur. Elle comptait me faire porter le chapeau pour la mort de mon maître, un plan presque parfait, elle me tue, le tue lui, fait croire que j'ai agi. Elle a voulu agir dans la journée du 4 au 5 octobre pendant le sommeil de mon Sire que j'avais prévenu. Il avait voulu une approche directe et brutale mais je l'en avais dissuadée, faire tuer son amante était une mauvaise idée, mieux valait la laisser attaquer la première et se mettre en situation de légitime défense. Il hocha la tête, en confiance avec moi. Quand la vampire entra dans la chambre de mon maître en silence, j'étais assise sur une chaise, la tête en avant, comme endormie. Elle s'approcha d'abord de moi pour vérifier si je dormais effectivement. Le rythme lent et calme de mon cœur, entrainé quand j'avais appris à tirer, la dupèrent. Elle me tourna le dos, s'intéressant à mon maître. Elle s'arma d'un pieu, sans doute pour éviter qu'il ne se lève si elle devait le rater du premier coup. Elle n'a jamais eu le temps de s'approcher assez près. Je vis son expression horrifiée quand elle se retourna pour voir le pieu que je tenais s'enfoncer dans sa poitrine. Elle tomba lourdement au sol inerte, le bruit réveilla mon maître. Quelques heures plus tard son destin était scellé par sa décapitation que mon maître me laissa l'honneur de pratiquer. C'était la nuit du 5 novembre, je venais de sortir d'une douche après l'exécution de l'amante de mon Sire et il m'attendait dans le salon. Je l'écoutais avec attention, chaque mot me faisant écarquiller les yeux un peu plus quand je compris que mon temps était venu de devenir vampire. J'écoutais ses explications sur ce qui allait arriver, ce qui allait m'arriver et comment cela serait fait.

Comme il l'avait promis, il y eut d'abord ma mort alors qu'il but mon sang et je buvais le sien. L'apogée de la douleur fut de me sentir lentement mourir. Ce n'était pas tant l'intensité horrible de sentir chacun de mes organes mourir, non c'était l'affreuse lenteur qui prolongeait la douleur qui rendit ce moment terrible. Boire le sang de mon Sire était plus difficile à chaque seconde comme la douleur me donnait envie de hurler. Je tins bon, jusqu'à la dernière goutte de sang, jusqu'au moment où mes yeux se fermèrent. Des ténèbres glaciales et intenses me prirent, me plongeant dans le sommeil le plus profond que j'ai jamais connu, un sommeil dont j'ai cru que je ne me réveillerai pas. Pourtant je m'en suis réveillée. C'est la faim qui me réveilla, une faim d'une violence sans pareille, jamais, de ma vie entière, je n'avais eu aussi faim. C'était une faim différente, je ne voulais pas de viande ou de légumes, je n'avais pas envie d'un burger, non j'avais envie de sang, j'avais envie de sentir le goût chaud et métallique du précieux liquide. Une furie enragée et enchainée, voilà à quoi j'en étais réduite, jusqu'à ce que mon Sire abreuve ma soif. Aucune boisson ne fut jamais aussi délectable que ce liquide chaud qu'il faisait couler dans ma bouche depuis une coupe qu'il remplissait d'une humaine sagement assise à donner son sang de la plus bénévole des façons. Et finalement il me libéra. A ma surprise je me sentis plus vivante que jamais, comme si je m'étais accomplie. Le chemin sera encore long, me dit-il. Je lui souris, j'étais prête à apprendre les voies des vampires.

Mon maître commença alors à m'apprendre ce que je devais savoir, ce que cela impliquait d'être une vampire. Il m'avait déjà entretenu des lois et règles qu'il me faudrait suivre, il m'enseigna à me nourrir sans mettre la vie de l'humain en péril. Il m'apprit à maitriser mes nouvelles aptitudes, les pouvoirs qu'il partageait avec moi. L'un je connaissais déjà, celui qu'il m'avait donné pendant que j'étais sa dévote. Je devais découvrir le second à présent. Je me fie une bonne élève, apprenant aussi vite et bien que je le pouvais. Je me faisais lentement à ma nouvelle nature mais il y avait encore des choses qui me donnaient du mal et tout notamment l'esclavage. Mon maître trouvait cela naturel et moi-même je ne voyais pas tant que ça en quoi c'était mal. Après tout, les temps avaient changé, les vampires étaient désormais connus des humains, ces derniers savaient qu'ils devaient fuir ou se cacher s'ils souhaitaient rester libres et vivants. Cela leurs laissait une chance de survivre et d'échapper à l'esclavage. En plus, les humains sont faibles, je le sais, je l'étais il n'y a pas si longtemps, je suis devenue si puissante, si forte, n'est-il pas normal qu'ils soient à genoux devant moi ? Devant les plus âgés de ma race ? Etait-ce une subsistance de ma vie humaine de trouver parfois étrange d'aimer l'esclavage ? Je ne savais pas trop mais aux côtés de mon maître je trouvais plaisant de torturer des humains et de m'abreuver de leur sang, j'y trouvais un plaisir comme je n'en avais jamais connu. Sadique, voilà ce que j'étais devenue.

Alors que se passa-t-il deux semaines plus tôt ? Mon maître avait décidé de me donner la plus importante leçon, c'est ainsi qu'il la nommait. Selon son ordre je suis restée enfermer dans la pièce la plus lugubre de ses appartements, une pièce avec une seule porte particulièrement épaisse, là où je m'étais réveillée après ma transformation, là où il prenait plaisir à torturer. Plusieurs jours durant je suis demeurée dans cette pièce sans pouvoir m'abreuver. Je ne saurai dire combien de temps, assez pour devenir une lionne furieuse et assoiffée, un monstre brutalisant vainement la lourde porte métallique. Et puis quand la faim qui me dévorait semblait prête à me faire m'effondrer, la porte s'est ouverte. Avant que je ne puisse me ruer pour chercher mon prochain repas une humaine tomba dans la pièce, la porte se referma derrière elle, la laissant en ma compagnie affamée. Mon souvenir suivant est celui de mon maître, une main sur mon épaule, me promettant que « Tout va bien, ne t'en fais pas. N'oublie jamais cette leçon, si tu ne te nourris pas, tu seras dangereuse, hors de contrôle mais surtout tu seras une proie facile. » L'humaine vivait toujours, attachée dans la pièce, un bâillon dans la bouche, elle hurlait se débattait et moi j'avais toujours autant besoin de me nourrir. « Ton repas est servi » dit mon maître avant de retirer le pieu que l'humaine avait planté dans mon cœur quand je lui avais sauté dessus comme une idiote sans réflexion. Sans plus de cérémonie je me suis jetée sur l'humaine, m'abreuvant avec fièvre, quand j'en eus fini, elle était toujours vivante, aux portes de la mort mais toujours bien vivante. Elle portait la marque de mes ongles partout sur sa peau nue, en regardant sa peau je vis que je l'avais mordu plusieurs fois et avec une rage violente, j'avais déchiré sa peau en de multiples endroits, laissant de profondes plaies. Elle finit par mourir quelques minutes après mon repas à cause de ces blessures. « Voilà une autre raison de ne pas t'affamer. Maintenant dispose du corps et nettoie cette pièce. »

Le lendemain il m'envoyait dans un périple à travers l'Europe. Il voulait que j'aille visiter chaque pays du Royaume de Bretagne et que dans chacun je m'abreuve du sang d'un humain. Comment je m'y prendrai ne concernait que moi mais je ne devais pas tuer, je devais le faire avec discernement, pas de scène violente, comme si les vampires étaient encore tenus de vivre dans le secret. Il voulait que j'apprenne ainsi à me nourrir proprement et quand ce serait fait je devais lui revenir avec une photo de chaque humain dont j'aurai bu le sang. C'était sa façon de m'apprendre à respecter le sang et les humains qui nous donnent ce précieux nectar mais aussi à me respecter moi lors de mes repas. Il ignorait combien son expérience affreuse de m'affamer m'avait marquée. Ce n'était pas la rage que j'avais eu à me repaître qui m'avait marquée mais l'humiliation d'avoir été piégée par une humaine. Je m'étais faite avoir comme une novice, j'avais foncé droit sur le pieu sans réfléchir et pour me le rappeler il m'avait donnée une peinture de l'humaine, se tenant au-dessus de moi, figée sous son corps. Combien de temps avait-il mis pour peindre cette petite carte postale ? Cela ne faisait qu'accentuer la honte de ma faiblesse et la position de cette humaine n'aidait pas, son pied posé sur ma poitrine comme le signe d'une victoire. Je gardais cette image humiliante avec moi, pour me rappeler de manger, me souvenir de ne pas me faire avoir aussi bêtement une autre fois.

Cela nous amène deux semaines plus tard aux frontières du Protectorat. Je ne suis pas seule, j'ai avec moi quatre humains rencontrés au cours de mon voyage. Lorsque j'avais attrapé le premier, en France, j'étais prête à me nourrir de son sang mais je n'ai pas réussi à m'y résoudre. Le souvenir de la jeune femme dans la chambre de torture, si humiliant fut ce souvenir, me rappelait ce que j'avais fait, comment je l'avais tuée, même involontairement. Je ne voulais plus ça, je ne voulais plus recommencer. Me nourrir était inévitable et nécessaire, j'avais une peinture, douloureux souvenir, pour le prouver mais cet humain, il était terrorisé sur sa chaise, il criait de peur, suppliait. Il devait demeurer une part de celle que je fus en moi. Je le libérais finalement, lui disant que je l'emmènerai en lieu sûr, jusqu'au Protectorat. En chemin nous rencontrâmes une espagnole qui traversait l'Allemagne, désireuse de se rendre elle aussi jusqu'en Russie pour y trouver protection et refuge. Quand nous la rencontrâmes cela faisait quatre jours depuis mon dernier repas et je tremblais de faim ce qu'elle comprit rapidement. Je crus d'abord qu'elle allait vouloir me tuer mais ce ne fut pas le cas. Elle avait rencontré un vampire qui l'avait aidée à arriver jusqu'à la frontière allemande en traversant la France. Ils avaient parlé, il lui avait expliqué la faim qui le tiraillait et avait disparu pour ne pas la mettre en danger. Volontairement elle se livra à moi, se laissant mordre pour apaiser ma soif. Pendant le reste de notre voyageur qui nous fit rencontrer un frère et une sœur en Pologne, elle fut ma nourriture, pour ainsi dire. Je ne m'abreuvais que quand le besoin se faisait vraiment pressant et que je le sentais indispensable. Je vivais parfois avec la faim au ventre mais j'y résistais, pour ne pas l'affaiblir, pour ne pas lui faire de mal. Elle n'a jamais rien vu et les autres humains avaient trop peur de moi ou peu confiance pour se risquer à vouloir savoir comment je vais. Je feignais que tout allait bien, que je gérais, pour eux je n'étais pas une novice inexpérimentée, ils n'avaient pas demandé, je n'avais rien dit. Voilà comment nous arrivâmes à Moscou pour tenter de trouver un membre du Protectorat pour guider les humains vers un lieu sûr et pour me présenter. J'ignore quel accueil me sera réservé, j'espère que quatre humains en bonne santé joueront en ma faveur. Je m'inquiète plus d'être confrontée à un paire qui ne pourra pas passer à côté des signes évidents de ma faim. Le tremblement léger de mes mains et mes regards prolongés sur les lignes sanguines des humains. J'ai pu jouer la comédie avec les humains mais mon dernier remonte à trois jours, avant que nous ne passions la frontière. Je ne sais pas comment les vampires ici se nourrissent et l'idée de mordre l'espagnole, pourtant consentante, me fige de terreur. Et si cela me valait de mourir ? J'ai tout fait pour rester vivante quand j'étais esclave, ce n'est pas pour mourir. Pourtant je le sens en moi, j'ai besoin de me nourrir, l'envie grandit de plus en plus, craquer maintenant serait le pire mais je suis en terre dont j'ignore les coutumes, je ne peux me permettre même une goutte du sang de l'espagnole, si cela est un affront ça serait mon dernier.

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Dernière édition par Becky Dodgson le Mar 9 Jan 2018 - 10:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Becky Dodgson Mar 9 Jan 2018 - 8:34

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MessageSujet: Re: Becky Dodgson Mar 9 Jan 2018 - 8:48
Bonjour

La première partie de ta fiche est très bien. Il faut juste que tu cherches un dernier mot de passe dans le règlement Smile.

J'attaque la lecture de l'histoire.

Edit : je viens de finir ton histoire, forte intéressante.

Un point à voir concernant la photo, ici :

"Je m'étais faite avoir comme une novice, j'avais foncé droit sur le pieu sans réfléchir et pour me le rappeler il m'avait donnée une photo de l'humaine, se tenant au-dessus de moi, figée sous son corps. Son pied sur ma poitrine comme le signe d'une victoire. Je gardais cette photo humiliante avec moi, pour me rappeler de manger, me souvenir de ne pas me faire avoir encore."

Et un peu plus loin tu en parles aussi.

Les vampires ne s'impriment pas sur aucun support photographique, film ou miroir. Donc si ta vampire est prise en photo, il serait bien de signaler que l'on ne peut pas voir ton visage. Ou alors, il faut que ce soit un dessin ou une peinture qui ensuite serait pris en photo.

Je te laisse voir comment expliquer ça et dis moi une fois les corrections apportées.

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MessageSujet: Re: Becky Dodgson Mar 9 Jan 2018 - 11:06
- Mot de passe trouvé ! En même temps j'avais les trois dans ma première fiche où elle devait être esclave mais je n'en ai copié que deux de l'une à l'autre #boulette
- Pour l'histoire ... comment dire ... A la première écriture que j'ai fait, au lieu de la photo, Becks voyait son reflet dans un miroir et puis je me suis "Mais ... non, un vampire n'a pas de reflet" suite à quoi la photo était logique #stupididiot. Du coup c'est édité avec une peinture faite par son Sire (et plus humiliant encore parce qu'une peinture prend plus de temps à faire qu'une photo Very Happy )

Voilà, s'il y a encore quelque chose à changer, n'hésite pas à me le faire savoir Wink
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MessageSujet: Re: Becky Dodgson Mar 9 Jan 2018 - 13:41



Tu es validée !

Bienvenue parmi nous !

Merci pour les corrections, c'est parfait. Te voilà donc validée.

Ta fiche de personnage se trouve désormais dans la section des validés ICI. Tu pourras poster ta fiche de liens et de suivis à la suite. Si tu n'as pas d'idées sur comment faire une fiche de liens ou/et de RPs, tu trouveras des modèles ICI et . En cas de soucis avec le codage, n'hésites pas à contacter un membre du staff qui t'aidera Smile

Tu peux faire une demande de RP dans ce coin.

Le forum c'est du RP mais aussi de la détente, la zone de flood est pour ça. N'hésites pas à venir faire des jeux et flooder de tout et de rien avec les autres VKiens. La CB est aussi là pour se détendre, n'hésites pas aller te connecter à l'occasion.

En cas de soucis, n'hésites pas à contacter le staff ou à poser tes questions dans la FAQ.


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Félicitations pour ta validation et bienvenue parmi nous Becky ! Razz
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MessageSujet: Re: Becky Dodgson Mar 9 Jan 2018 - 15:19
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MessageSujet: Re: Becky Dodgson Mar 9 Jan 2018 - 15:57
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MessageSujet: Re: Becky Dodgson Mar 9 Jan 2018 - 16:10
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MessageSujet: Re: Becky Dodgson Mar 9 Jan 2018 - 18:24
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MessageSujet: Re: Becky Dodgson Mar 9 Jan 2018 - 18:43
Merci Monsieur ^^
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MessageSujet: Re: Becky Dodgson Mar 9 Jan 2018 - 19:59
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MessageSujet: Re: Becky Dodgson Mar 9 Jan 2018 - 20:01
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Bienvenue en retard ! Toutes mes excuses ! Recherches-tu une esclave ? Je te contacte en mp Smile
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MessageSujet: Re: Becky Dodgson Sam 20 Jan 2018 - 17:06
Pas de soucis, ne t'en fais pas ^^

Je t'ai répondu par MP Very Happy
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